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“J’ai failli mourir du syndrome de choc toxique et cela n’avait rien à voir avec le tampon hygiénique”

Aussi connu sous le nom de “maladie du tampon”, le syndrome du choc toxique est une maladie infectieuse sévère causée par le staphylocoque doré. Ce dernier représente une bactérie qui fabrique une toxine réputée dangereuse pour le corps. En effet, elle entre dans l’organisme via la circulation sanguine et peut atteindre un ou plusieurs organes. Dans un récit saisissant publié par Womens Health Mag, on découvre qu’une femme a failli mourir à cause du syndrome du choc toxique, et ce trouble n’était pas lié à l’utilisation d’un tampon. 

En tant qu’ancienne infirmière,  la femme, qui se prénomme “Kidney Kandy” sur Instagram, avait déjà vu des cas de syndrome de choc toxique lié à l’utilisation de tampon. Mais elle était loin de s’imaginer qu’elle allait un jour endurer cette infection d’une extrême violence, confie-t-elle à Womens Health Mag.

Une infection douteuse

L’histoire a commencé quand la femme s’est rendue dans un salon de beauté pour réaliser une pédicure et se détendre. Celle qui devait lui faire les ongles l’a malencontreusement blessée avec la lime, provoquant une coupure sur le gros orteil du pied gauche. Kidney, qui vit avec un diabète de type 1, sait que ses blessures prennent du temps à cicatriser.

Mais elle n’était pas pour autant inquiète et a fini sa pédicure avant de rentrer chez elle. Cependant, son orteil s’est mis à enfler, avant de doubler de volume le lendemain. La femme s’est alors rendue à l’hôpital et a réalisé un test sanguin avant de recevoir un traitement intraveineux et un antibiotique.

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Elle souffrait d’une infection suspecte. Source : Womens Health Mag

Elle souffrait d’une infection et les médecins lui ont recommandé de revenir si jamais son orteil devenait noir. Le soir même, c’est arrivé. En sus, sa température est montée en flèche, ses dents claquaient et elle avait un brouillard cérébral insupportable.

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Ses symptômes étaient pénibles à supporter. Source : Womens Health Mag

Le lendemain, un médecin lui a indiqué que l’infection avait atteint l’os, et qu’il fallait lui amputer l’orteil.

Des symptômes qui s’aggravent

Parce que le corps envoie des signes pour prévenir d’une maladie, la femme a ressenti des symptômes pénibles alors même pendant qu’elle se rétablissait suite à la chirurgie.

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Son fils la soutient à l’hôpital. Source : Womens Health Mag

Elle avait une rétention d’eau et n’arrivait plus à uriner. Finalement, elle est repartie chez un médecin qui a décidé de lui faire un examen complet pour comprendre l’origine de cette infection. Après avoir découvert que sa peau pelait au niveau des oreilles et du nombril, et qu’elle avait des éruptions cutanées sur le corps, le spécialiste a fait le diagnostic : elle souffrait d’un syndrome de choc toxique.

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Elle souffrait d’un syndrome de choc toxique. Source : Womens Health Mag

En réalité, la coupure qu’elle avait subie à l’orteil a entraîné la libération d’une toxine dangereuse qui a pénétré sa circulation sanguine. De là, elle s’est propagée vers ses organes, provoquant une défaillance rénale qui l’empêchait d’uriner. Ainsi, elle a découvert que le syndrome de choc toxique n’était pas toujours dû à une mauvaise utilisation des coupes menstruelles ou des tampons, mais pouvait survenir à cause d’une plaie. Ainsi, la femme a été mise sous dyalise trois fois par semaine et s’est inscrite sur une liste pour bénéficier d’une transplantation rénale.

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Son fils dans la salle d’attente à l’hôpital. Source : Womens Health Mag

En partageant cette expérience, elle espère inciter les gens à prêter attention aux signaux que leur envoie leur corps pour prendre en charge certaines maladies à un stade précoce.

Qu’est-ce que le syndrome de choc toxique ?

La maladie, qui porte également le nom de syndrome de choc septique, est une infection bactérienne très sévère causée par une bactérie : le staphylocoque doré.  Selon Le Figaro Santé, en 2017, 23 femmes ont été atteintes de cette maladie infectieuse en France. En réalité, le staphylocoque doré se trouve dans le corps d’environ 30 à 40% de la population et reste généralement sans danger. Mais dans des cas rares, la bactérie peut s’avérer dangereuse lorsqu’elle se trouve dans le vagin d’une femme et qu’elle produit une toxine appelée TSST-1. Cela peut se produire quand la femme qui abrite la bactérie a ses règles et qu’elle garde sa coupe menstruelle ou son tampon pendant longtemps. D’après le Dr Gérald Lina, biologiste au centre national de référence des staphylocoques, la maladie peut entraîner plusieurs symptômes comprenant fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, ou encore diarrhées et vomissement. Si une femme ressent ces signes pendant qu’elle porte une protection hygiénique intra-vaginale, elle doit immédiatement la retirer et se rendre chez un médecin. En effet, la maladie peut conduire à l’amputation de certaines parties du corps, voire à la mort.

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