Voici les 10 races de chiens les plus intelligentes de tous

De nombreux médias relaient l’idée reçue selon laquelle certaines races de chien sont dotées d’une plus grande intelligence que d’autres. Cette croyance est-elle exacte ?

Sur une simple indication vocale, le border collie est capable de rassembler des bêtes éparpillées et de les conduire dans un enclos. Le golden retriever assimile en à peine deux ans d’éducation plus de 50 « ordres » de base pour faciliter le quotidien d’un déficient visuel ou d’un handicapé. Le malinois et le berger allemand sont plus performants que bien des machines pour détecter des produits explosifs, retrouver des personnes disparues ou neutraliser un agresseur à la demande. Ces races, largement recrutées dans des activités de service, sont-elles plus intelligentes que le bichon qui vous tient compagnie ou le bouledogue français qui ronfle à vos pieds ?

La question de l’intelligence des animaux a pendant très longtemps défié les chercheurs en éthologie qui ont essayé de la mesurer en la comparant à l’intelligence humaine, celle qu’ils connaissent le mieux. Encore aujourd’hui, ils ont recours aux protocoles permettant d’évaluer les aptitudes des enfants humains à comprendre ou à faire telle ou telle chose (comprendre qu’un objet que l’on cache derrière un écran continue d’exister même s’il n’est plus visible) pour explorer ces mêmes capacités chez le chien, le chat ou tout autre animal. Pourtant, ces méthodes ne sont pas toujours adaptées à l’espèce étudiée et les conclusions tirées de ces expériences sont généralement hâtives et erronées. Elles se résument souvent en un « Il n’y parvient pas, il n’est pas doué pour cette compétence, donc il est moins intelligent qu’un enfant humain qui, lui, y parvient ». Alors que la raison pourrait juste être que le mode d’évaluation n’est pas adapté à cette espèce.

Soit parce que celle-ci ne s’y intéresse pas, même si le sujet soumis à l’expérience l’a comprise, soit parce que l’aptitude testée ne lui est pas utile. Doit-on pour autant en déduire que l’animal n’est pas intelligent ?

Les chiens sont d’excellents compagnons pour les humains car ils sont fidèles, affectueux et obéissants. Certains font preuve d’extraordinaires capacités d’apprentissage, voici un classement que nous avons retrouvés sur plusieurs sites qui est sujet à débat, il classe les races les plus intelligentes.

  1. Le border Collie

Un homme jour avec son chien

Un homme jour avec son chien – Source : spm

Selon le Dr. Le Corena, le border Collie est la race la plus intelligente connue de l’homme. Un chien nommé Chaser, qui vit en Caroline du Sud, aux États-Unis peut reconnaître jusqu’à 1 000 mots. Les maîtres chiens de cette race devraient lui fournir beaucoup de stimulation physique et mentale.

  1. Le berger allemand

Les bergers allemands se caractérisent par un haut niveau de concentration, la capacité et la volonté d’obéir et un instinct protecteur. C’est pour cette raison qu’ils sont dans des équipes de recherche et de sauvetage et auprès de personnes handicapées. Et pour cause, ils ont la capacité d’évaluer les situations difficiles et de bien décider.

  1. Le caniche

Un caniche assis

Un caniche assis – Source : spm

Bien que les caniches soient assez discrets, ils se distinguent par une remarquable intelligence émotionnelle et cognitive. Ils sont également faciles à dresser. Ils aiment les défis difficiles. Fait intéressant: pendant la guerre, ils ravitaillaient les soldats sur le champ de bataille.

  1. Le berger australien

Ces chiens sont très motivés et ont besoin d’une stimulation constante. C’est pour cette raison qu’il est toujours bon de les occuper.

  1. Le rottweiler

Ces chiens sont très vifs d’esprit, alertes et d’une loyauté inébranlable. Ils n’ont pas peur de défendre leur famille. Ils agissent souvent comme chiens de police, de recherche et de garde.

  1. L’épagneul nain continental papillon

C’est la race de taille la plus petite de chiens qui se distinguent par leur intelligence. Ils se caractérisent par une attitude joyeuse ainsi que par la capacité d’apprendre rapidement.

  1. Le labrador retriever

Un labrador dans le jardin

Un labrador dans le jardin – Source : spm

Les chiens de cette race sont principalement connus pour leur auto-discipline. Ils sont curieux d’apprendre des gens en les observant et les imitant. Pour ne rien gâcher, ils ont un excellent odorat.

  1. Le berger des Shetland

Ils peuvent apprendre une nouvelle habitude après seulement quelques répétitions. Ils ont la capacité de prévenir le danger, c’est pourquoi ils sont de parfaits chiens de garde.

  1. Le dobermann

Les dobermann sont des chiens très robustes. En raison de leur vigilance, ils sont des chiens de garde idéaux.

  1. Le golden retriever

Les chiens de cette race ont été élevés comme compagnons de chasse. Ils ont un véritable désir de plaire aux gens, alors ils suivent volontiers leurs ordres. Ils apprennent rapidement. Ce sont de parfaits assistants pour les personnes handicapées.

De nombreuses définitions

On a souvent coutume de dire que l’intelligence du chien est équivalente peu ou prou à celle d’un enfant de deux ans, en ne prenant en compte qu’une facette de cette intelligence. Si cette comparaison était basée, par exemple, sur la capacité des chiens à sentir les odeurs, ils surpasseraient de loin l’être humain, même adulte. Devrions-nous en conclure alors que nous sommes moins intelligents que les chiens ? Bien sûr que non. Les définitions de l’intelligence sont en réalité très nombreuses et varient selon qu’on s’intéresse aux capacités perceptives, aux capacités physiques ou aux capacités sociales d’une espèce.

Prenons l’exemple de l’illustre Chaser. Cette chienne border collie a été qualifiée de « chien le plus intelligent du monde » parce qu’elle connaissait 1022 noms de jouets qu’elle était capable de distinguer et de rapporter sur commande. Elle différenciait les catégories d’objets, comme celle des « peluches » qui regroupait plusieurs objets, et retenait le nom attribué à chacun d’eux (comme Teddy l’ourson, Babe le cochon, etc.). Elle connaissait aussi des adjectifs lui permettant de rapporter la « petite » balle ou le « gros » ours. Chaser était même capable d’assimiler de nouveaux mots, par simple déduction. Ainsi, lorsqu’on lui demandait de rapporter un nouvel objet dont elle ignorait le nom parmi son « troupeau » de jouets familiers, elle parvenait par élimination à rapporter l’objet en question (l’inconnu donc) et ajoutait le nouvel objet à son répertoire. Enfin, Chaser savait combiner des noms avec des verbes : « Pose la patte sur Teddy l’ourson », « Prends dans la gueule Chouchou le train » ou encore « Pose Blue (la balle) à côté du frisbee rouge »…

Chaser était-elle unique en son genre ? Oui et non. Chaser était un border collie. Une race vouée à la conduite de troupeaux et sélectionnée depuis des centaines d’années pour ses aptitudes à être à l’écoute de l’humain et à suivre ses commandes vocales. On attend d’eux qu’ils soient « éveillés » en permanence, réactifs. John Pilley, le propriétaire de Chaser, a exploité un potentiel déjà existant. Ce qui est remarquable dans cet exemple, outre les capacités évidentes de Chaser, c’est la rigueur, l’implication et la patience dont a fait preuve John Pilley au cours des trois années d’entraînement intensif (cinq heures par jour !) combinées à la bienveillance et au respect qu’il témoignait à Chaser.

Apprendre par envie

La clé de leur succès reposait sur le jeu. John Pilley ne forçait jamais Chaser. Elle participait et réussissait les exercices non par contrainte, mais par envie. Les gens associent très souvent, à tort, l’intelligence du chien à son degré d’obéissance. L’objectif pour ce professeur de psychologie à la retraite n’était pas d’en faire un chien obéissant ou bien éduqué (d’ailleurs elle ne l’était pas, d’après la fille de John Pilley), mais d’explorer l’étendue de ses compétences tout en passant du temps à interagir avec elle. Chaser était aussi « renforcée positivement » au cours de l’entraînement par les encouragements constants de son maître et le plaisir sincère qu’il manifestait lorsqu’elle réussiss a it, c’est ce qu’on appelle la « contagion émotionnelle ».

Au sein de la population des chiens dits « de compagnie », de nombreuses races ont été soumises depuis des centaines de générations à une pression de sélection artificielle par l’humain pour des fonctions bien particulières comme la chasse, la garde, la conduite de troupeau, la compagnie… Chacune a donc développé des aptitudes spé cifiques, plus ou moins prononcées selon les individus, renforcées ou non par l’environ nement et par l’entraînement. C’est pourquoi il est absurde de hiérarchiser les races à partir d’une mesure globale et unique de l’intelligence.

Certes, tous les chiens ne sont pas capables des prouesses de Chaser car ils n’ont ni la même génétique, ni un entraîneur aussi confirmé que John Pilley. Pour autant, ils ne sont pas moins intelligents. Comme les humains, chaque chien a des capacités propres dans un domaine, qu’il s’agit de déterminer. Pour reprendre les propos d’Albert Einstein : « Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre, il passera toute sa vie à croire qu’il est stupide. » Le point foncontagion émotionnelle ». croire qu’il est stupide. » Le point fondamental est le plaisir partagé dans l’activité réalisée : c’est ce qui développe la motivation, qui est l’une des clés de la performance.

CHAQUE CHIEN A DES CAPACITÉS SPÉCIFIQUES DANS UN DOMAINE, QU’IL S’AGIT DE DÉTERMINER

L’essentiel est la faculté d’adaptation

Il n’est pas pertinent de prendre l’intelligence humaine comme référence : si une espèce ne présente pas une capacité cognitive particulière, c’est peut-être qu’elle n’en a pas besoin. Par exemple, les espèces solitaires ont moins de capacités empathiques que les espèces sociales, qui ont besoin de créer du lien pour favoriser la cohésion entre les membres du groupe.

Pour Emmanuelle Pouydebat, chercheuse en biologie de l’évolution et directrice de recherche au CNRS et au Muséum national d’histoire naturelle, « tous les animaux sont dotés d’intelligence avec plus ou moins de variabilité, de diversité, de succès par rapport à leurs objectifs et à la résolution de problèmes. Il y a une telle diversité dans ces capacités que cela n’a pas de sens de comparer ou de hiérarchiser […] L’intelligence est une fonction adaptative partagée par tous les animaux. Elle permet de répondre le mieux possible aux contraintes du contexte ». Alors ne vous inquiétez pas : votre bichon ou votre bouledogue français ont parfaitement compris que vous ne leur demandiez pas plus que de vous tenir compagnie…

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