Les scientifiques ont découvert une protéine capable de stopper la métastase du cancer du sein

Selon les chiffres officiels de la ligue contre le cancer, chaque année, environ 54 062 nouvelles personnes sont touchées par le cancer du sein, qui est le plus répandu des cancers féminins, et au cours de sa vie, près d’une femme sur neuf sera touchée par la maladie. Il existe plusieurs facteurs qui contribuent au risque de contracter ce cancer : antécédents familiaux, âge, hygiène de vie…Mais il faut savoir qu’un dépistage précoce favorise la guérison complète. Car le temps nécessaire à la propagation du cancer du sein varie selon les patientes, et nous savons encore peu de chose sur les mécanismes qui la contrôlent. Néanmoins, des scientifiques espagnols ont découvert des gènes qui maintiennent les cellules cancéreuses du sein en état de veille, ce qui permettrait de contrôler la propagation de la maladie, comme le relaye le site Sciencedaily.

Des chercheurs de l’institut de recherche en biomédecine de Barcelone, en Espagne, ont étudié les tumeurs à œstrogènes positifs, qui représentent 80% de tous les cas de cancer du sein, afin d’identifier les gènes impliqués dans le contrôle de la propagation de la maladie. L’étude, publiée dans Nature Cell Biology, a révélé qu’une protéine appelée MSK1 maintenait les cellules tumorales en état de veille, offrant ainsi un nouvel essor au traitement et au contrôle de la propagation du cancer du sein.

Avec plus de 4600 nouveaux cas par jour, le cancer du sein est de loin le cancer le plus répandu chez les femmes. La maladie a tendance à se développer dans les cellules qui tapissent les canaux lactifères, et le cancer se propage s’il pénètre dans le système lymphatique par les ganglions lymphatiques situés dans le sein. Comme c’est le cas pour tous les cancers, un diagnostic précoce augmente considérablement les chances de guérison et pour une prévention optimale, un examen clinique des seins par un professionnel de santé est recommandé tous les ans dès l’âge de 25 ans. A savoir que les cinq premières années du cancer, les chances de survies se situent entre 65 et 99%, mais elles chutent à 15% une fois que la maladie a atteint le stade 4.

La MSK1 est une protéine kinase qui s’est révélée responsable de la veille des cellules tumorales. Les chercheurs ont découvert que les échantillons des cellules cancéreuses exprimant peu ou pas de MSK1 étaient associés à un risque plus élevé de rechute précoce. Ces résultats pourraient ainsi avoir deux avantages majeurs pour les patientes atteintes du cancer.

Dans un premier temps, les personnes présentant un risque élevé de rechute imminente pourraient être identifiées et leur traitement ajusté. Ensuite, des efforts pourraient être déployés pour mettre au point un traitement imitant la protéine MSK1, ce qui maintiendrait le cancer en état de veille aussi longtemps que possible.

Le marché du cancer du sein atteindra 23 milliards d’euros d’ici 2024. L’an dernier, le traitement du laboratoire Norvatis, Kisqali, a reçu l’approbation de la FDA. L’inhibiteur de la kinase AXG de BerGenBio est entré en phase 2  et l’approche cellulaire de Genenta a permis d’obtenir des résultats prometteurs. Parallèlement, Inbiomotion est entré en phase 3 et Oxford BioDynamics a mis au point une biopsie sanguine permettant d’identifier les différents stades du cancer du sein.

Cela semble donc être une période particulièrement prometteuse dans le domaine du cancer du sein, avec le développement de traitements et l’amélioration de nouveaux outils de diagnostics.

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