Les personnes qui font la sieste chaque jour ont un risque plus élevé d’avoir la maladie d’Alzheimer

Les personnes qui font la sieste chaque jour ont un risque plus élevé d’avoir la maladie d’Alzheimer


Les personnes qui font la sieste chaque jour ont un risque plus élevé d’avoir la maladie d’Alzheimer

Un bon sommeil favorise une bonne santé et un bien-être quotidien mais peu de gens s’attellent à bien dormir la nuit. Certes, la sieste peut être bénéfique pour se revigorer, mais à condition qu’elle ne soit pas excessive. En effet, Des chercheurs rapportent que les personnes qui font trop de siestes, pourraient développer la maladie d’Alzheimer. Relayée par nos confrères du Daily Mail, cette étude explique l’impact de la somnolence diurne sur l’apparition des troubles neurologiques.

Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer ?

La maladie d’Alzheimer est un trouble neurologique qui entraine la destruction des cellules cérébrales. Il en résulte ainsi, un déclin des capacités de réflexion, du comportement et de la mémoire. 

Les symptômes de la maladie sont comme suit :

  • La perte de la mémoire qui est un signe précoce se traduisant par une difficulté à se souvenir de discussions ou d’événements récents, qui devient persistante et s’aggrave avec le temps. Ainsi des questions peuvent être répétées, des objets peuvent être déplacés dans des endroits insolites, des noms des membres de la famille sont oubliés ou encore les mots sont oubliés pour exprimer une pensée.
  • La difficulté de penser et de raisonner et se concentrer sur les nombres, ainsi que la difficulté de s’occuper des tâches quotidiennes, comme payer des factures ou remplir des chèques. 
  • L’incapacité de prendre des décisions et de rendre des jugements ou encore de faire des choix vestimentaires ou de cuisiner.
  • Le changement de personnalité et d’humeur et qui peuvent se traduire entre autres, par la dépression, la méfiance vis-à-vis des autres, l’errance, les délires ou encore l’irritabilité et l’agressivité.

Les facteurs de risque

Selon la fondation recherche médicale FRM, les facteurs de risque de la maladie d’Alzheimer sont :

  • L’âge croissant qui est un premier facteur de risque de cette maladie et qui touche les sujets à partir de 60 ans.
  • La génétique qui joue un rôle dans l’apparition de la maladie même si de rares cas héréditaires ont été diagnostiqués.
  • Le risque cardiovasculaire et pour cela il est important de surveiller, entre autres, l’hypertension, les troubles lipidiques, le diabète le surpoids ainsi que le manque de sommeil.

Une nouvelle étude suggère que la somnolence diurne est un risque de démence

La cause de la démence n’est pas vraiment connue mais une nouvelle étude a une toute nouvelle suggestion. Ainsi, selon des recherches publiées dans JAMA Neurology, les personnes âgées qui souffrent de somnolence diurne excessive sont plus susceptibles d’accumuler la protéine bêta-amyloïde. Cette protéine Tau forme des enchevêtrements dans le cerveau, en ouvrant la voie à un risque de démence. A cet effet, une analyse prospective a inclus des participants de 70 ans et plus non atteints de démence, afin de répondre à un sondage permettant de réaliser l’impact de la somnolence diurne sur le risque d’un trouble neurologique.

Ce groupe de participants a rapporté que la somnolence diurne peut être un indicateur de la maladie d’Alzheimer, notamment chez les personnes qui souffrent de troubles du sommeil. En effet, et d’après des études biologiques, lorsque le cerveau dort, il éradique les dépôts d’amyloïde responsables de la mort des cellules nerveuses et un manque de sommeil profond nourrit ces protéines  et détruit les neurones. Cependant, durant cette étude, il n’a pas été démontré si le dépôt des plaques amyloïde entrainait un sommeil perturbé.

Aussi, la qualité du sommeil est à surveiller, d’autant plus que le sommeil diminue chez l’homme à partir de 30 ans et chez la femme à partir de 50 ans. Et d’après le Professeur Brendan Lucey, Directeur du Centre de médecine du sommeil de l’Université de Washington à St Louis, le plus important ce n’est pas la quantité totale de sommeil qui est liée à la protéine destructrice, c’est le sommeil à ondes lentes qui reflète la qualité du sommeil. La réduction de l’activité des ondes lentes pourrait être un marqueur de la transition entre les états normal et négatif.

On pourrait ainsi identifier les patients devant passer des tests supplémentaires, simplement en leur posant la question suivante : « Combien de siestes faites-vous pendant la journée ? ».

Ainsi, en mesurant le sommeil de ces personnes on pourrait faire un dépistage précoce de la maladie d’Alzheimer, avant que ne soient développés les problèmes de mémoire et de pensée, qui peuvent s’aggraver avec le temps, car la maladie commence lentement et silencieusement.

Ainsi, la surveillance du sommeil serait d’après les chercheurs, un moyen facile de dépister la maladie et de permettre aux médecins d’examiner de plus près ce qu’il pourrait se produire dans le cerveau.


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