Cette maman refuse d’avorter son bébé né avec 2 % de son cerveau – Regardez de quoi il est capable aujourd’hui

Les premières semaines de la grossesse sont toujours délicates, car le fœtus peut connaître un trouble du développement qui entraîne une malformation congénitale. Quand la malformation est grave, les médecins peuvent conseiller aux parents d’interrompre la grossesse. Mais certains couples refusent, animés par l'espoir qu'ils trouveront sûrement une issue à leur épreuve. Cela a d'ailleurs été le cas de Shelly et Rob Wall. Découvrez l'histoire de ce couple anglais qui a défié les médecins en refusant d'avorter leur bébé atteint de spina bifida.

Relayée par nos confrères du New York Post, l’histoire de Noah Wall, surnommé également l’enfant miracle, a surpris plus d’un. Ce bébé né avec une malformation et un cerveau endommagé qui ne fonctionne qu’à 2% a pu défier les prédictions et le pessimisme des médecins.

Une malformation congénitale insoupçonnée

C’est en 2011 que Shelly et Rob Wall ont appris avec joie qu’ils attendaient un deuxième enfant. Mais ce moment de pur bonheur a été de courte durée. Leur joie s’est vite dissipée, et les sourires ont laissé place aux larmes.
A 12 semaines d’aménorhée, Shelly et son époux Rob ont pu voir que quelque chose n’allait pas chez leur bébé. Bien que son cœur battait normalement, ils ont été envoyés à l’hôpital RVI de Newcastle et c’est là où le verdict est tombé, aussi assommant que accablant. Leur bébé souffre d’une spina bifida, une malformation congénitale qui touche la colonne vertébrale. Mais ce n’est pas tout, le bébé souffre aussi d’une hydrocéphalie, c’est-à-dire que l’eau s’est accumulée dans son cerveau et par conséquent, un quart de la partie arrière de son cerveau a été détruite. 3 semaines plus tard, l’autre côté du cerveau a également été endommagé. Devant une telle situation, les médecins n’ont pu que conseiller à la maman d’interrompre sa grossesse, car ils étaient persuadés que Noah avait de faibles chances de survivre, et s’il survit à la naissance, il ne sera pas capable de parler, de voir, d’entendre ou même de manger.

Cette demande a été réitérée à plusieurs reprises, mais les parents ont maintenu fermement leur décision de ne pas avorter. La nouvelle les a certes anéantis, mais elle ne leur a pas ôté leur espoir et leur optimisme. Ces parents ne sont pas les seuls d’ailleurs à avoir refusé d’interrompre une grossesse. On peut se souvenir de l’histoire de ce couple qui a refusé d’avorter leur bébé atteint d’une malformation.

Une naissance miraculeuse

La naissance de Noah a été un miracle. Contre toute attente, il a pu pousser son premier cri. Il était certes paralysé, de la poitrine jusqu’aux membres inférieurs, mais il était quand même vivant, et il respirait ! Sa naissance a été donc un soulagement pour les parents. À l’âge de 6 semaines, les médecins ont pu confirmer que Noah était né avec seulement 2% de son cerveau.

La naissance de Noah a marqué le début du combat de ses parents. Les premières années du bébé n’ont pas été de tout repos, aussi bien pour lui que pour ses parents. Les allers-retours à l’hôpital se faisaient tellement fréquents, au point que cet endroit était devenu une seconde maison. Mais le couple vaillant est resté persuadé qu’il verra bientôt le bout du tunnel.

Après la pluie, le beau temps

À l’âge de 3 ans, Noah s’est rendu à l’hôpital pour subir une nouvelle intervention chirurgicale, afin de corriger le mauvais alignement de ses pieds. Pendant qu’il était sous anesthésie, le médecin a décidé de lui faire passer une IRM pour voir comment son cerveau se développait. Contre toute attente, l’IRM a montré que le cerveau de Noah est passé de 2% à 80% ! Une nouvelle qui a pris tout le monde au dépourvu, car personne ne s’attendait à un tel progrès.  En effet, même les médecins n’ont pas compris ce qui a pu impulser un tel revirement de la situation. Pourtant, tout ce que le couple a fait, c’est de ne pas laisser les problèmes de santé de leur fils freiner son développement et son épanouissement. Le couple a donc impliqué Noah dans de nombreuses activités, notamment celles qui sollicitent les mains, pour qu’il fasse travailler les deux côtés de son cerveau. Et donc au fil des années, Noah a appris à parler, à dessiner et a été scolarisé à domicile. Il s’est également intéressé à la musique, et donc il joue du piano, de l’harmonica, du ukulélé et même de la batterie.

Malgré sa condition physique, il a pu faire du parachutisme, de l’équitation et du surf. Et ce n’est pas tout, Noah aime aussi cuisiner et cultiver des fruits et des légumes du potager de la famille.

L’état de santé de Noah a également progressé. La physiothérapie lui a permis de commencer à bouger ses jambes et ses orteils, et ses parents font tout pour qu’il arrive à marcher et à profiter pleinement de la vie. Noah a d’ailleurs prouvé à tout le monde qu’il est un bon vivant qui croque la vie à pleines dents, malgré les épreuves douloureuses qu’il a dû traverser dès sa naissance.

maman

L’enfant Noah avec sa maman – Source : spm

Le spina bifida : une malformation congénitale handicapante

Le spina bifida est une malformation congénitale, c’est-à-dire visible à la naissance, qui se développe lorsque le tube neural du fœtus, dont le système nerveux central qui comprend le cerveau et la moelle épinière, ne se ferme pas. Par conséquent, les muscles, les nerfs et la peau du fœtus qui se situent autour de cette ouverture, n’arrivent pas à se développer correctement.

Le spina bifida est donc une malformation qui touche principalement la colonne vertébrale. En effet, celle-ci ne se développe pas normalement, entraînant ainsi une paralysie. Mais cette maladie cause également d’autres séquelles neurologiques et physiologiques, comme des troubles urinaires, une incontinence fécale, des troubles moteurs et psychiques ou encore l’hydrocéphalie (accumulation de l’eau à l’intérieur des ventricules du cerveau). C’est pour cela que les enfants atteints de cette maladie sont pris en charge par plusieurs médecins, pour un suivi à la fois urologique, neurochirurgical, psychologique, viscéral, orthopédique et pédiatrique.

Selon François Haffner, président de l’Association Spina bifida Handicaps associés (ASBH), le spina bifida est la deuxième maladie rare la plus répandue en France, après la trisomie. Du fait des séquelles qu’elle entraîne, de nombreux médecins conseillent à la maman d’interrompre sa grossesse.

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