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Une étudiante veut que son père soit emprisonné pour avoir tué son futur bébé

Chaque jour, de nombreux enfants sont confrontés à des violences physiques ou psychologiques au sein de leur propre famille. Cette maltraitance passe généralement inaperçue aux yeux des autres puisque les victimes n’osent pas en parler. Mais les violences se répercutent tôt au tard dans la vie de ceux qui les subissent et peuvent entraîner des conséquences dramatiques. Dans un témoignage troublant relayé par BBC News, une étudiante a voulu poursuivre son père en justice et l’accusant d’avoir tué son bébé à naître.

La violence intra-familiale peut marquer un enfant pour toujours. Les coups, les menaces, les humiliations à répétition ou encore le viol peuvent créer des troubles psychiques et des difficultés relationnelles épouvantables. Shannon Clifton a passé son enfance à se faire violenter par son propre père. Aujourd’hui, après avoir perdu son bébé, elle décide de le poursuivre en justice pour qu’il paye enfin ses dettes. 

« Mon père a essayé de m’assassiner à plusieurs reprises »

Shannon, 32 ans, a été violée par son père plus d’une fois durant son enfance. Le père, Shane, a été reconnu coupable de ce délit et a été emprisonné. Mais Shannon déclare que son père a également été responsable de la mort de son foetus. 

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En effet, la femme a fait une fausse couche après que Shane l’ait frappé à plusieurs reprises sur son ventre. « Il m’a battu au point que je n’avais plus de bébé en moi », a confié la Shannon. Les faits se sont déroulés lorsqu’elle avait 11 ans. Suite à divers rapports sexuels imposés, la fille est tombée enceinte de son père. « Il ne voulait pas du bébé. À ses yeux, il avait de la chance de s’en être débarrassé et il pouvait continuer la vie qu’il vivait et ce qu’il me faisait », a déclaré  Shannon. 

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Bien que la jeune femme ait pu reprendre sa vie en main et obtenir un diplôme en psychologie légale, cette blessure de l’enfance n’a pas disparu. « Mon père a essayé de m’assassiner à plusieurs reprises », révèle-t-elle. Savoir que son père est en prison est la seule façon pour elle de se sentir en sécurité. « Qu’est-ce qui va l’empêcher de me blesser à nouveau, et cette fois peut-être faire pire que ce qu’il avait fait avant ? », s’inquiète-elle. 

Des antécédents de violence

Par ailleurs, l’homme avait déjà fait preuve de violence auparavant, avec d’autres personnes. Après avoir agressé une femme en lui donnant des coups à la tête jusqu’à ce qu’elle perde conscience, Shane avait passé deux ans en prison. Après sa libération, il a de nouveau été violent envers sa victime.

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Shannon, qui avait déjà eu un enfant en 2014, a pu prouver grâce au test ADN que le père de l’enfant n’était autre que son propre père. Il a alors été condamné à une peine d’emprisonnement d’au moins 15 ans, avant que le juge ne la réduise à 10 ans car ce dernier a plaidé coupable. La femme révèle que son père l’a violée pendant 4 ans, de 10 à 14 ans. En outre, elle serait tombée enceinte trois fois au total. À l’âge de 11 ans déjà, elle portait le bébé de son père jusqu’à ce que celui-ci la batte pour s’en débarrasser.  
En vue de tout le mal que Shane lui a fait durant toutes ces années, Shannon reste convaincue que son père ne mérite pas de sortir de prison. « Mon père m’a enlevé mon enfance et même s’il n’est pas là maintenant, il ruine encore ma vie », a déclaré la femme. 

Les conséquences des violences à l’encontre des enfants

Comme l’indique l’OMS, les violences à l’égard des enfants peuvent entraîner des conséquences néfastes pour leur bien-être physique et psychique : 

– Des conséquences physiques

Les violences peuvent entraîner de graves conséquences sur le plan physique et nécessiter des hospitalisations en raison de coups et de blessures.

– Des troubles de développement du système cérébral et nerveux 

Exposé à des épisodes de violences, un enfant peut subir une perturbation du système cérébral et développer des troubles cognitifs. 

– Des comportements à risque 

Un enfant victime de violences est susceptible de développer des comportements à risque plus tard. Excès d’alcool, de stupéfiants, conduite dangereuse ou encore comportements sexuels à risque peuvent être constatés à l’adolescence. 

– Des grossesses non désirées 

Si l’enfant a été violé, il peut avoir une grossesse non désirée, contracter une infection sexuellement transmissible et développer des problèmes gynécologiques. 

– Des maladies non transmissibles 

Le corps d’un enfant qui a subi des violences en pâtit également. La victime a plus de risques d’avoir des maladies cardiovasculaires ou encore un diabète en raison des comportements à risque qui sont décuplés. 

– Des conséquences sur l’avenir de l’enfant

On considère que les enfants soumis à la violence sont plus susceptibles d’abandonner l’école, d’avoir des difficultés relationnelles et prennent le risque de devenir eux-mêmes auteurs de violences à l’avenir. 

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