Harcelée par son voisin pendant la période du confinement, cette jeune femme film leur confrontation

Confinement ou non, cela n’empêche pas d’assister à des dérives inadmissibles. Et cela, Victoria Jadia, une jeune femme belge, l’a vécu de plein fouet alors qu’elle était à son domicile. Mais, cette dernière décide de frapper fort. Via son compte Instagram, elle se défend et pointe du doigt le délinquant. Ce témoignage inspirant nous est relayé par nos confrères de Metro Belgique. Récit délicieux d’une vendetta orchestrée par une femme qui refuse de se réduire au silence.

Victoria Jadot. C’est ainsi que ce nomme cette jeune femme bruxelloise qui a décidé d’utiliser son smartphone pour montrer le visage du harcèlement sexuel. Elle publie donc sur son profil Instagram une vidéo qui est depuis devenue virale. Cette dernière y dénonce alors son voisin qui la harcèle quotidiennement en plein confinement. Cette vidéo vient relater les propos indécents de cet homme sans scrupules et elle vient donner une véritable leçon féministe.

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Un « mot doux »

L’histoire navrante de Victoria a commencé par un mot aux allures innocentes. Son contenu : « Appelle-moi, je suis ton voisin, tu me plais trop, hier, je n’ai pas dormi de la nuit à cause de toi… J’habite au numéro (…) en face de toi ». Ce papier avait été retrouvé sur son bureau alors qu’elle venait de se réveiller. Seulement, la jeune femme n’était pas au bout de ses surprises, au lendemain de ce qu’on pouvait considérer comme un mot « romantique ».  Ce dernier qu’elle considérait comme « un peu maladroit » sera suivis plus tard de propos obscènes et très crus. Des faits qui sont malheureusement le quotidien de la plupart des femmes.

Des propos obscènes

Après un refus adressé par l’intéressée, l’homme lui enverra un message d’excuses lui disant qu’il « était gentil et qu’elle n’avait pas à s’inquiéter ». Malheureusement, quelques jours après, il lui enverra un message choquant. Sur ce dernier, nous pouvons lire : « Coucou, comment vas-tu ? Depuis lors, je n’ai pas eu ta réponse […] C’est ta chance, profite, c’est une opportunité pour bien se confiner. T’es la bienvenue, je vis seul dans mon studio » !  La jeune femme raconte qu’à la lecture de ce mot elle a écarquillé les yeux et a rigolé. Elle témoigne : « Je me suis dit : « OK, ce type est un pauvre type ». Je minimise auprès de mes potes, on en rigole entre nous et, en fait, je me rends compte que, mine de rien, cela me reste sur l’estomac. Dans ma chambre, je ne me sens pas bien, j’y pense tout le temps. Quand je reviens de la douche, je ne me sens pas à l’aise pour me changer, je ferme mes rideaux. Quand j’en parle autour de moi, j’ai toujours les mêmes réactions : « C’est un pauvre type » »

Le sexisme ordinaire

La jeune femme harcelée raconte ainsi « la validation » inconsciente de ses proches qui minimisent ainsi l’impact du harcèlement. « Cela veut dire qu’il faut que je me taise par peur de la violence que je pourrais subir, mais, en fait, si on y réfléchit bien, le silence, c’est une forme de validation » explique la jeune bruxelloise. Un phénomène qu’elle qualifie de « minimisation » de ce qu’elle subit de son voisin. Mais la jeune femme ne se démonte pas face à ses actes. Pour répondre à sa façon à ce délit, elle sonne chez l’homme en question. Elle lui décoche : « Je suis obligée de me déplacer et sonner chez toi pour te parler. T’imagines le temps que je perds » l’interpelle-t-elle. Puis de lui asséner : « Je suis venue pour te parler parce que ce que tu fais n’est pas un comportement normal pour dire à quelqu’un qu’il te plait ». Une piqûre de rappel nécessaire pour « remonter les bretelles » à cet homme outrecuidant. Victoria le somme également d’accepter son « non ».

Une fin heureuse

Heureusement, le jeune homme comprend son méfait. Après cette intervention nécessaire, il finit par s’excuser et utilise un prétexte étrange. « Je n’avais pas d’autre choix pour te rencontrer ou faire quelque chose d’autre (…) OK, désolé » explique le délinquant confiné. Et à cela, Victoria Jadot n’est pas peu fière. Elle raconte que cette mise au point lui a fait beaucoup de bien. Elle ajoute : « Je ne suis pas une proie, ce n’est pas à nous de se protéger, c’est aux mecs de s’éduquer ! » Un rappel nécessaire qui vise à dénoncer ce phénomène que subisse les femmes au quotidien.

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