Enceinte, cette femme est obligée d’accoucher dans la douleur

Une fausse couche est l’un des événements les plus traumatisants de la vie d’un couple. Pourtant, cela reste un sujet tabou qu’il est difficile de jeter aux oubliettes. Est-ce la honte d’avoir perdu ce bébé, la culpabilité de ne pas mener sa grossesse à terme ou les mines défaites de l’entourage qui ne sait que dire pour soulager les parents ? Dans cette épreuve difficile, le soutien des proches est crucial, mais celui du corps médical est tout aussi décisif dans le bon déroulement du processus de deuil. Découvrons ensemble l’histoire de Rachel Whalen et de ses infirmières à travers son récit poignant partagé sur The Bump.

Comme toute future maman, Rachel avait espoir de mener sa grossesse à terme et il lui tardait de rencontrer ce bébé tellement attendu et désiré. Pourtant, positiver n’a pas été facile car elle a subi deux fausses couches durant chacun de ses premiers trimestres avant de pouvoir retomber enceinte. La chance semblait enfin lui sourire, et sa grossesse se déroulait sans encombres jusqu’à 28 semaines, terme ou elle a appris qu’elle souffrait d’une pré-éclampsie sévère qui menaçait la vie de son bébé.

Complications avant le drame

Aussitôt mise au repos forcé par les médecins, elle fournit tous les efforts pour stabiliser son état et écarter les risques. Mais malheureusement, après seulement une semaine il s’est avéré que son placenta était décollé, elle devait donc immédiatement être transportée en salle d’accouchement. Hélas, le déroulement des choses était inévitable à ce stade précoce de la grossesse, Rachel avait accouché d’un bébé mort-né et était complètement dévastée.

rachel a lhospital

La bienveillance des infirmières

Mais même dans le vif de sa douleur, elle n’était pas seule. Entourée de sa famille et de ses proches pour accueillir cette triste nouvelle, elle a aussi eu la chance de trouver des infirmières en or qui l’ont sauvé d’une dépression certaine. En effet, ces dernières ont fait de leur mieux pour lui annoncer la nouvelle et la ménager, apportant tout leur réconfort et leur soutien. Elle se souvient particulièrement de cette infirmière qui s’était penchée sur elle comme une vieille amie, lui prenant la main avec bienveillance et lui demandant : « Voulez-vous parler d’elle ? »

infirmiere

Elle écrit sa reconnaissance dans un billet très touchant :

« Aux infirmières,

Merci de m’avoir sauvée.

Vos compétences et vos connaissances m’ont empêché de suivre ma fille dans la mort, mais c’est votre compassion qui m’a guidée vers la vie. L’humanité que vous avez démontrée est ce qui m’a redonné espoir. Vous m’avez permis de penser à vivre après la mort.

Pour cela, je vous dois mon amour et ma plus profonde gratitude.

Merci à l’infirmière qui m’a aidé à remplir mon soutien-gorge avec des sacs de glace lorsque je devais tirer mon lait après la mort de ma fille. Je tiens également à vous remercier de m’avoir tenue, j’ai pleuré sous le poids de ce fardeau dont je ne pouvais me libérer.

Merci à l’infirmière de l’unité de soins intensifs qui est venue me nettoyer après le décès de ma fille. Merci d’avoir pris le temps de m’aider à me laver le visage et à me brosser les cheveux. Je peux encore vous sentir lisser mes cheveux en une queue de cheval. C’était un geste maternel et affectueux.

Merci à l’infirmière qui s’est accroupie près de mon lit et m’a posé des questions sur Dorothy. Merci de savoir à quel point c’était important pour moi qu’elle soit réelle même si elle était partie. »

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Briser le tabou du deuil périnatal

Le deuil périnatal représente le fait de perdre un enfant soit en période de grossesse, soit à l’accouchement ou encore quelque temps après la naissance. C’est une étape très difficile de la vie de parents qui nécessite un accompagnement accru et soigné pour traverser cette dure épreuve, d’où l’importance de sensibiliser à ce sujet.

C’est là où en plus du soutien nécessaire de la famille et des proches, les efforts du personnel soignant sont d’une extrême importance dans le processus d’acceptation pour entamer sainement celui de la reconstruction.

Choisir les bonnes paroles, effectuer les bons gestes, faire preuve de délicatesse et de bienveillance, rassurer, panser les plaies, prendre en compte les principes et cultures des parents sont autant de mesures à adopter pour les accompagner comme il se doit dans cette terrible nouvelle.

Il est nécessaire de former les médecins et les infirmières à la gestion du deuil car leur présence et leurs réactions jouent un rôle décisif dans ces moments cruciaux, et peuvent permettre une meilleure prise en charge des familles.

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