Consommer de l’ibuprofène ou des médicaments anti-inflammatoires pendant une semaine augmente de 50% le risque de crise cardiaque

De plus en plus de recherches et d’articles mettent en garde contre les effets secondaires potentiellement néfastes de certains médicaments que nous pouvons acheter avec ou sans ordonnance. Que dire alors lorsque le médicament en question représente un danger potentiellement mortel ? C’est le cas de l’ibuprofène d’après une nouvelle étude.

De quel type de médicaments s’agit-il ?

Beaucoup de gens tendent à croire que lorsqu’un médicament est accessible sans ordonnance, cela signifie qu’il est tout à fait dénué de tout danger. Une étude récente vient alors corriger ceci en prouvant que la consommation d’ibuprofène, ainsi que d’autres médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), même pour une courte période, pouvait comporter des effets dévastateurs sur la santé du cœur.

Ces AINS servent généralement à calmer la douleur, atténuer les inflammations, à faire baisser la fièvre et à prévenir la coagulation du sang. Les plus courants parmi eux sont l’ibuprofène (Advil, Motrin), le Naproxène (Aleve, Naprosyn), le Nabumétone (Relafen), l’aspirine ainsi que les inhibiteurs sélectifs de la cyclooxygénase 2 (COX-2).

Dr. Michèle Bally et son équipe de recherche issue de Montréal, de Finlande et d’Allemagne ont fait le tour d’une multitude de données provenant d’études antérieures afin de déterminer s’il était pertinent de révéler des informations sur les effets négatifs des AINS sur la santé cardiovasculaire. Certes, beaucoup de scientifiques avaient déjà connaissance du fait que ces médicaments accroissaient le risque de crise cardiaque, mais ils ignoraient les doses qui pouvaient provoquer un tel danger tout comme les types d’AINS qui peuvent se cacher derrière.

Les chercheurs ont du coup constaté que tous les AINS contribuaient clairement à un risque considérable de crise cardiaque. Ils ont découvert que des doses quotidiennes de 200mg (ou plus) de Célécoxib, de 100mg minimum de Diclofénac, de 200mg (ou plus) d’Ibuprofène et de 750mg (ou plus) de Naproxène pendant une courte période comprise entre 8 et 30 jours étaient capables d’engendrer une crise cardiaque. Sachant que ce qui est d’autant plus alarmant c’est que la dose maximale d’ibuprofène recommandée pour les douleurs menstruelles est de 1200mg. Elle est pourtant de 3200mg pour les douleurs arthritiques ainsi que pour les autres types de douleurs.

A l’issue de cette recherche, Dr. Bally et ses collègues recommandent de ne pas perdre de vue les risques et de bien les prendre en compte avant de décider de prendre des AINS pour une fièvre ou une quelconque douleur. Le consommateur doit par conséquent se poser les bonnes questions puisqu’il n’y a que lui qui est responsable de sa santé surtout en ce qui concerne des médicaments disponibles en vente libre.

Est-il dangereux de prendre une aspirine par jour ?

Anthony Komaroff, directeur de Harvard Health, affirme qu’en prenant une aspirine, on peut parvenir à prévenir une crise cardiaque imminente. Il poursuit en disant que si jamais une personne remarque des signes annonciateurs d’une crise cardiaque, elle devrait mâcher une aspirine de 325mg non enrobée pour éviter qu’un caillot sanguin se forme dans le cœur avant de contacter un médecin. 

Sauf que lorsque la consommation d’un tel médicament est quotidienne, ses bienfaits potentiels peuvent être très vite éclipsés par tous les inconvénients et effets secondaires qu’il comporte. Une étude réalisée en 2018 sur près de 20 000 adultes en bonne santé ayant plus de 65 ans a démontré que non seulement les effets protecteurs n’étaient plus là, mais que ceux qui s’en administraient présentaient un taux de mortalité plus important que les autres, 5,9% contre 5,2%.

Stephen Evans, professeur à la London School Hygiene and Tropical Medicine explique : “Le faible bénéfice qu’on a pu obtenir auparavant dans la prévention des maladies cardiaques a été largement compensé par l’augmentation évidente du risque d’autres maladies. Néanmoins, pour les personnes âgées ne souffrant pas de problèmes cardiaques, une faible dose d’aspirine reste sans danger. »

Quelle alternative choisir alors ?

Le curcuma est clairement le meilleur choix lorsqu’on parle de calmer les douleurs et les inflammations de façon tout à fait naturelle. Il n’est alors absolument pas surprenant d’apprendre que cette épice est de loin la plus utilisée dans la médecine. 

Tout réside dans le composant principal du curcuma, à savoir la curcumine qui agit comme un inhibiteur de la COX-2, cette dernière étant une enzyme responsable d’inflammations ainsi que de multiples douleurs que nous pouvons ressentir.

Afin de profiter de ses bienfaits, il suffit d’en prendre une cuillère à café de curcuma, en mettre dans de l’eau bouillante et de laisser encore le tout sur le feu de 10 à 15 minutes. Il est d’ailleurs très conseillé d’y incorporer une pincée de piment pour augmenter la biodisponibilité de cette épice. Vous pouvez aussi ajouter du  miel avant de boire votre tisane !

Remarque :

Tout abus est mauvais pour la santé et le curcuma ne fait pas exception à cette règle, et ce, malgré tous les bienfaits qu’il peut apporter à notre corps. 

Par prudence, il est recommandé pour les femmes enceintes de ne pas en prendre.

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