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Cette mère est violée chaque semaine par son mari devant ses enfants

Opinion

L’histoire de cette maman met en lumière les conséquences du viol conjugal. La victime était agressée physiquement et sexuellement devant ses enfants toutes les semaines. Découvrez le témoignage poignant de cette mère et la façon dont elle a affronté cette épreuve.

Relayé par nos confrères du site britannique Metro, le calvaire qu’a subi cette femme a été causé par son époux. Il l’a violée plusieurs fois devant ses enfants. Aujourd’hui, la femme témoigne à visage découvert de l’enfer qu’elle a subi au quotidien.

Tout a commencé par du harcèlement moral

Brian Hanmore, l’époux de Jane, a été reconnu coupable de cinq chefs d’accusations et a reçu une peine d’emprisonnement de dix ans. Désormais, la victime souhaite témoigner publiquement. « Ces hommes doivent être exposés au monde entier comme les monstres qu’ils sont vraiment », s’indigne-t-elle. Son assistant social souhaite aussi qu’elle prouve que l’on peut se reconstruire après une vie d’abus. Le cauchemar que la mère a vécu a commencé par du harcèlement moral. Elle raconte qu’un an après leur rencontre, il la traitait de « grosse » et de « paresseuse ».  Comme Jane, cette femme a également été victime de ce crime et en témoigne.

Jane Hanmore. Source : Hotspot Media 

« J’avais honte et j’étais dégoûtée de moi-même »

Après une période de harcèlement moral, les coups et le viol conjugal allaient commencer pour Jane. Le juge de l’affaire, Jonathan Fuller, a qualifié ce qu’elle a vécu comme des moments « exceptionnellement humiliants ». L’homme de loi faisait particulièrement référence aux viols commis devant les enfants. La victime raconte que la première fois a commencé quand leur fils avait cinq ans, après qu’elle ait refusé d’avoir des relations sexuelles avec Brian. « J’avais honte et j’étais dégoûtée de moi-même » témoigne-t-elle. La victime raconte qu’une fois, lorsque ses enfants ont vu cette scène et qu’ils l’ont vu pleurer, elle a prétexté s’être coupée le doigt.  Elle leur a ensuite dit de retourner dans le salon. « J’avais trop peur pour le dire à qui que ce soit, et Brian m’a fait comprendre que personne ne me croirait », déclare-t-elle.

Brian Hanmore. Source : BNPS

« Ils m’ont aidé à le faire sortir » 

Après le divorce du couple, Brian continuait de molester son ex-femme. Il la harcelait au téléphone et entrait dans leur ancien domicile par effraction. La victime raconte qu’un jour, son ancien époux est entré chez elle, l’a jetée à terre, étranglée et traînée dans le salon par les cheveux. Ce sont ses fils âgés de 12 et 14 ans qui sont intervenus pour venir à la rescousse de leur mère. L’un des deux a appelé la police pour le faire sortir et a fermé la porte d’entrée. C’est à ce moment-là que Jane a pu se libérer de son bourreau.

« J’aurai aimé qu’il soit emprisonné plus longtemps » 

Après l’intervention des enfants de Jane, Brian a été emprisonné pendant 10 ans. La victime raconte que son bourreau ne l’a jamais laissée seule et qu’à leur divorce, il l’appelait 10 fois par jour et lui envoyait des messages où il la suppliait de retourner avec lui. C’est après que son ex-mari soit entré par effraction à domicile qu’elle a pu porter plainte et qu’il ait plaidé coupable. Après cette arrestation, Jane se dit heureuse d’être « à l’abri des griffes de Brian ». « J’aurais aimé qu’il soit emprisonné plus longtemps », regrette-t-elle avant d’ajouter qu’elle était en train de reconstruire sa vie. La victime appelle celles qui ont subi le même sort d’en parler, afin de montrer du doigt les coupables. Des criminels qui devraient selon elle, être exposés au monde entier. Ce monstre en fait partie et il a aussi forcé son ex-femme à boire de l’acide devant sa fille. 

« Le devoir conjugal »

Interrogée par Marie Claire, Valérie Rey-Robert, essayiste spécialisée sur les violences sexuelles se penche sur la question du viol conjugal. L’experte explique que la société contemporaine reste bâtie sur l’idée selon laquelle les femmes doivent fournir un travail domestique, ménager et sexuel aux hommes. Une croyance qui fait le lit du patriarcat. L’écrivaine parle également de la justice qui stigmatise également les femmes qui manquent à « leur devoir conjugal ».Cette affaire montre que cette injonction existe toujours. La preuve que cette pensée reste prédominante et que le viol conjugal n’a été défini comme tel qu’en 1992. En 2006, cela constitue une circonstance aggravante. Relayés par Psychologies, ces chiffres montrent la probabilité d’un viol commis par un partenaire. 30% des femmes violées en France ont subi un viol conjugal.

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