Ce mari dévasté fait ses adieux à sa femme depuis 30 ans après avoir été séparé d’elle pendant 4 mois

Marié depuis 30 ans, ce mari doit se résoudre à dire adieu à sa femme après quatre mois de séparation. Contaminée par le coronavirus, il ne restait que quelques heures à son épouse avant de mourir. Cette famille était éplorée de ne pas pouvoir être présents pour cette mère et épouse de 84 ans.

A l’instar de cette femme qui a dû dire au revoir à son mari mort depuis sa fenêtre, cette annonce inéluctable a forcé cet homme de 86 ans à voir sa femme partir. Atteinte de démence et contaminée par le Covid-19, ses heures étaient comptées. Sam Reck a donc dû se résoudre à lui dire au revoir pour une dernière fois. Pour voir son épouse, il a dû se vêtir d’un lourd équipement de protection pour ne pas tomber malade de ce terrible virus qui peut causer une infection aigue du système respiratoire. Ce récit navrant nous est relayé par nos confrères du site britannique Metro.

« J’arrive enfin à te tenir la main »

« Tu ne me reconnais pas avec tous ces machins mais c’est moi. Je t’aime tellement chérie. J’arrive enfin à te tenir la main après tous ces mois sans toi » lui a –t-il déclaré. Les amoureux étaient séparés depuis 4 mois. Pourtant, nul doute à quel point il doit être difficile de se séparer de la personne avec qui l’on a partagé toute sa vie. Malheureusement, aujourd’hui encore, de nombreux couples sont obligés de traverser cette épreuve douloureuse. C’est le cas de ce couple qui, après 73 ans de mariage, ont été forcés de se séparer par une maison de retraite.

Après avoir entendu ces mots réconfortants, Joann, son épouse, s’est réveillée. Le couple était séparé depuis avril lorsque sa maison de retraite a été fermée aux visiteurs.  Un obstacle aux visites des proches de cette femme pour qui les jours étaient comptés.

Les dernières heures de Joann

Ces adieux déchirants ont précédé de quelques heures la mort de Joann. Leur fils témoigne : « Sa démence est devenue incontrôlable. Elle a vraiment souffert ». Sa famille avait installé un talkie-walkie pour pouvoir lui parler à distance à cause de l’interdiction de visite. Seulement, sa dégénérescence était telle qu’elle débranchait régulièrement cet appareil en raison de la sénilité. Ses proches continuaient de lui envoyer des vidéos pour la soutenir. A ce moment-là, son état de santé empirait à cause de la contamination et les médecins était sans appel car sa mort était imminente.

« Il n’y a plus grand-chose à faire »

Avant de mourir, l’octogénaire a écrit un testament avec la demande expresse aux médecins de ne pas la réanimer si elle était sous assistance respiratoires. Dans cette lettre, elle avertit ses proches de ne pas essayer de la sauver mais au contraire de lui dire au revoir et d’être bienveillants. Avant que son époux ne lui dise adieu, son fils l’a empêché de lui rendre visite. « J’ai dit à mon père qu’en tant qu’homme de 90 ans, il ne devait pas rentrer dans la chambre de ma mère. Au début, il a accepté mais a dit plus tard qu’il devait la voir quels que soient les résultats » s’émeut l’enfant de Joann. Il raconte qu’à sa mort, tout le monde avait pleuré lors de ces adieux. Il souhaite aujourd’hui mettre en garde les autres des drames que cause le Covid-19 sur les patients atteints de démence. Une population vulnérable à cette contamination qui est souvent mortelle.

La perte d’un conjoint : une épreuve douloureuse

Comme pour Sam, la perte d’un conjoint peut être dévastatrice. Choc, sidération, colère, marchandage sont autant d’étapes dans le processus douloureux qu’est le deuil avant la phase d’acceptation. Si cette épreuve est un cheminement personnel qui n’est pas linéaire, il est toujours possible de se réapproprier sa vie grâce à un soutien des proches et à un travail sur soi. Le temps de résilience varie et peut durer plusieurs années avant de surmonter cet évènement charnière d’une vie. Pour guérir émotionnellement de cette douleur, un accompagnement thérapeutique peut être envisagé pour mettre des mots sur ce mal-être éprouvant. La pandémie au Covid-19 rend plus difficile cette guérison en raison de l’impossibilité à organiser une cérémonie d’adieu. Ne pas pouvoir enterrer l’être perdu peut-être particulièrement douloureux. L’histoire ces six enfants obligés de dire adieu à leur mère avec un talkie-walkie témoigne de cette difficulté. Les proches ne peuvent également pas voir leur famille autant qu’ils l’auraient souhaité. Des obstacles pénibles qui constituent aussi un traumatisme qui entrave le parcours psychologique lié au deuil.

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