Des victimes de violence domestique partagent des photos de leur situation alors que beaucoup de femmes sont mortes pendant le confinement

En France, 142 310 victimes de violences conjugales ont été recensées en 2019. 88% d’entre elles étaient des femmes. Dans le huis clos du confinement, le nombre de signalements des violences conjugales a augmenté de plus de 30% pendant le premier confinement et de 60% pendant le deuxième. Pour dénoncer ce fléau, des femmes victimes de leur compagnon ont décidé de partager les photos de leurs blessures. Des images fortes pour sensibiliser et parler de ces maltraitances.

Le bilan des violences faites aux femmes pendant ce second confinement est alarmant. Marlène Schiappa a annoncé que la plateforme de signalement en ligne des violences sexuelles et sexistes avait enregistré une hausse de 60% des signalements des violences conjugales pendant le deuxième confinement, par rapport à la normale. Un chiffre effrayant que la ministre explique par « la crise économique et sociale qui se profile ». Si certains facteurs aggravants peuvent expliquer cette hausse, il est important de briser le tabou des violences faites aux femmes. 

Des femmes partagent les photos de leurs blessures pour sensibiliser aux violences conjugales

A l’instar de Stéphanie Lilttlewood, une femme battue qui a publié des photos d’elle à l’hôpital, quatre femmes ont décidé de publier des photos de leurs blessures infligées par leur compagnon. Sur les réseaux sociaux, ces victimes courageuses ont voulu briser le tabou pour sensibiliser à ce fléau, révèle The Sun

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Claire partage une photo de son nez ensanglanté Source : The Scottish Sun 

Claire, victime des coups de son partenaire, a publié une photo le nez ensanglanté. Elle raconte les sévices qu’elle a subi et demande à toutes les femmes de ne jamais accepter cette situation. « Cherchez de l’aide. J’ai dû être hospitalisée. Ne soyez pas la prochaine victime », exhorte la femme désormais débarrassée de son bourreau. 

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Jennifer publie une photo qui témoigne des violences de son compagnon Source : The Scottish Sun

Jennifer conseille également à toutes les femmes victimes de violences conjugales à partir au plus vite. La jeune femme qui publie une photo d’elle avec un œil au beurre noir et des points de sutures à l’arcade se dit encore sur la voie de la guérison. Elle raconte : « Certains jours, j’ai encore du mal à me regarder dans le miroir sans pleurer ». 

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Kim est victime des coups de son mari Source : The Scottish Sun 

Kim affirme quant à elle qu’il est difficile de quitter un mari violent. En publiant la photo des hématomes sur son visage elle écrit : « il faut beaucoup de force pour quitter une relation abusive… C’est ma photo ». Si son ex partenaire est aujourd’hui en prison, Kim raconte à quel point le chemin de la guérison peut être long après un tel traumatisme.

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Francesca publie des photos choquantes de ses blessures Source : The Scottish Sun 

Francesca fait également partie de ce groupe de femmes qui ont décidé de ne plus se taire. Elle exprime ses inquiétudes quant à l’impact du confinement sur la hausse des violences conjugales et espère que les femmes victimes d’un compagnon violent puissent trouver le courage de partir. Pour cause, ces situations peuvent parfois mener à des drames irréversibles. Comme c’est le cas de Linda, une jeune femme condamnée à perpétuité pour avoir assassiné son mari violent.  

Dans le monde, une femme sur trois subit la violence de son partenaire

Comme Claire, Kim, Francesca et Jennifer, de nombreuses femmes subissent les affres de la violence domestique. Dans une vidéo de sensibilisation aux violences conjugales, l’OMS explique qu’une femme sur trois subit la violence de son époux ou de son partenaire. Plus de 800 millions de femmes sont donc victimes de ces sévices à travers le monde. 

Si ces femmes peuvent souvent se sentir prises au piège, il est important de mettre en place des dispositifs afin de les sortir des griffes de leur partenaire, de les recueillir et de les accompagner. Aujourd’hui et suite à la hausse des signalements de violences conjugales, de nouveaux dispositifs d’accueil ont été installés.  Pour sauver la vie aux personnes victimes de violence domestique, il existe un signal de détresse pour leur permettre de demander de l’aide

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