Vacances : la trousse de secours au naturel

Gastro, méduses, les coups de soleil, les moustiques… Voici LA trousse de secours pour l’été pour des vacances sans urgences. Suivez le guide !

Coquillages et crustacés

La plage est l’endroit rêvé pour passer nos vacances, mais évitons les accidents : intoxication aux fruits de mer, coups de soleil carabinés, piqûres d’insectes en tout genre, de vives ou de méduses, bosses, coupures… Surtout lorsqu’on part avec des enfants en bas âge ou des amis rois de la maladresse, évitons que les petits tracas estivaux ne dégénèrent. Il vaut donc mieux prendre les devants et se constituer une trousse de secours facile à réaliser afi n de parer à ces éventualités.

masque a laloevera

Aloe Vera – Getty Images

Une trousse efficace et naturelle

  • L’aloe vera : très utile sous forme de gel contre les coups de soleils, les brûlures, les irritations et les démangeaisons.
  • Le charbon activé : contre les problèmes digestifs et les intoxications. Il neutralise les aflatoxines, moisissures extrêmement toxiques pour le foie et les reins qui peuvent se trouver dans certains aliments (arachides, cidre, coton, maïs, noix, vin). Son pouvoir d’absorption étant de 2.000 m2 /gr environ, il est donc conseillé de le prendre plusieurs heures avant la prise d’un médicament allopathique.
  • L’argile verte en poudre : pour tous les bobos cutanés ou sous forme de cataplasme pour les entorses, les tendinites, elle est utile dans de nombreuses urgences. À boire en cas d’intoxication alimentaire, à ajouter à l’eau pour la purifier si elle n’est pas potable, à saupoudrer sur une écorchure, une blessure ou une brûlure car elle arrête le saignement, elle est antiseptique et permet de nettoyer la plaie.
  • Le chlorure de magnésium ou sel de nigari : à avaler avec de l’eau pour soigner les infections, quelle que soit leur origine : mal de gorge, mal de ventre, infection urinaire, etc. Le chlorure de magnésium agit sur certains virus ou bactéries contre lesquels l’argile est moins efficace. Appliqué sur la peau à l’aide de compresses, il peut également servir de désinfectant.
  • L’arnica : sous forme de crème, de gel ou de roll-on, c’est un incontournable en cas de bosses, de coups ou de bleus.
  • Les probiotiques : efficaces pour lutter contre la turista, ils se prennent au minimum une semaine avant le départ.
  • La propolis : remède reconnu contre la gastroentérite et la turista, elle viendra également complémenter les huiles essentielles antibiotiques contre les maladies pulmonaires et des voies ORL.
  • Fleurs de Bach, Rescue : si vous êtes adepte des fleurs de Bach le remède rescue, appelé aussi 5 fleurs, aura sa place, en particulier après un choc physique ou émotionnel, quelques gouttes sous la langue.

Les huiles essentielles

  • HE de ciste aidera contre les plaies, les blessures, ou les saignements : 1 à 2 gouttes sur un coton à appliquer directement sur la plaie. En cas de saignement de nez par exemple, déposez 1 goutte sur un coton à placer dans la narine.
  • Les HE de cannelle écorce ou feuilles, de thym à thymol et de clous de girofle sont efficaces contre les parasitoses et la turista : toutes les trois s’utilisent en usage externe seulement et toujours diluées dans de l’huile végétale, deux frictions par jour sur l’abdomen.
  • HE de citron est antiseptique et soutient l’organisme face aux maladies infectieuses, en particulier les infections digestives : Veillez à ne surtout pas exposer les zones traitées au soleil, cette huile étant très photosensibilisante.
  • HE de citronnelle est l’anti-moustique par excellence. Elle est également un bon anti-inflammatoire local en cas de tendinite ou de rhumatismes. Utilisée pure, elle peut être irritante pour la peau. Il est donc conseillé de la diluer dans une huile végétale lorsqu’elle est appliquée en massages. En revanche, pour soulager une piqûre de moustique, 1 à 2 gouttes pures suffisent.
  • HE d’eucalyptus citronné est également un bon répulsif anti-moustique, mais il apaise aussi les piqûres et est un bon anti-inflammatoire en cas de foulures ou courbatures : quelques gouttes pures à appliquer localement ou dans un diffuseur pour éloigner les moustiques.
flacon huile essentielle

Huiles essentielles – Getty Images

  • HE de menthe poivrée facilite la digestion, évite les nausées, le mal des transports et chasse les maux de tête : à diluer à 30% maximum dans une huile végétale et à frictionner sur les zones douloureuses en prenant bien soin de ne pas vous approcher des muqueuses. En cas de nausées ou de digestion difficile, 1 goutte sur un sucre ou dans une cuillère de miel. Attention, elle est fortement déconseillée aux femmes enceintes à cause de ses propriétés abortives lorsqu’elle est utilisée à forte dose.
  • HE de lavande vraie calme et apaise grâce à ses propriétés antispasmodiques, sédatives et décontractantes. Elle sera également d’un grand secours en cas de petite coupure (antiseptique et cicatrisante), de piqûre d’insecte (apaise la douleur et/ou les démangeaisons) ou de brûlure : quelques gouttes pures à appliquer localement sur une coupure, une brûlure ou en léger massage sur le plexus solaire pour faciliter l’endormissement. S’utilise également en diffusion.
  • HE d’arbre à thé ou tea tree est efficace pour toutes les affections bactériennes, virales ou parasitaires. Elle désinfecte les petites plaies, cicatrise les ampoules, et lutte contre les mycoses : 1 goutte sur un sucre ou dans une cuillère de miel en cas d’infection ORL 3 fois par jour ; quelques gouttes pures à appliquer sur les zones à traiter.
  • HE d’hélichryse soulage les entorses, les foulures et les bleus : 1 à 2 gouttes pure à appliquer localement. Là encore, attention, abortive et neurotoxique à forte dose, les femmes enceintes ne doivent pas l’appliquer sur l’abdomen.
  • HE de gaulthérie est un bon anti-inflammatoire en cas de douleurs musculaires par exemple, mais elle a aussi des propriétés calmantes, antispasmodiques et antiseptiques : à diluer à 20% dans une huile végétale avant de masser la zone douloureuse.

Nos amis les animaux

Justement, ils ne le sont pas toujours, ou alors de loin, de très loin. C’est le cas des méduses et autres petites bêtes auxquelles nous pourrions malencontreusement nous frotter et nous piquer ! Avant tout premier soin, le plus important est de s’assurer que les fonctions vitales ne sont pas en péril car même une blessure anodine, telle une piqûre par une méduse, peut causer un choc allergique (anaphylactique) et mettre en danger la vie de la victime. Il faudra donc s’inquiéter en cas de sensation de malaise ou de difficultés respiratoires.

D’une manière générale, mieux vaut prévenir que guérir et, donc, faire attention là où l’on met les pieds. En cas de contact rapproché avec une méduse ou une anémone de mer, même si rarement dangereuses, sortez vite de l’eau et ne vous grattez surtout pas. Ne cherchez pas non plus à aspirer le venin en suçant la plaie et rincez-la immédiatement à l’eau de mer seulement : l’eau douce provoquerait l’éclatement des cellules venimeuses, et le vinaigre ou l’urine sont tout à fait inutiles, contrairement à la croyance populaire. Veillez ensuite à débarrasser totalement la peau des tentacules à l’aide d’une pince à épiler, recouvrez la plaie de sable, laissez sécher, puis raclez avec un carton rigide par exemple, pour enlever les cellules urticantes prises au piège. Rincez à nouveau, puis appliquez un antiseptique.

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Brûlures – Getty Images

Petits bobos et grands tracas

Brûlures, bosses, coupures, intoxica- tions alimentaires peuvent tourner au drame s’ils ne sont pas pris à temps. C’est pourquoi l’anticipation restera votre meilleur allié. Pour cela, pensez à emporter votre trousse de secours où que vous alliez, y compris dans votre sac de plage, et ajoutez-y compresses stériles pour nettoyer, protéger et désinfecter les plaies, une lotion antiseptique pour nettoyer les mains, une solution désinfectante, un thermomètre, une pince à épiler, une pince à tiques, des ciseaux et du sparadrap.

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