Les déséquilibres hormonaux qui vous font prendre du poids et comment y remédier

Pour être honnête, je pensais pouvoir perdre facilement du poids lorsque j’étais enceinte de mon dernier bébé. J’utilisais une lotion de magnésium qui me permettait de ne pas prendre de poids pendant ma grossesse. En fait, tout était bien, j’avais une vie équilibrée et saine, j’étais en très bonne santé. Après l’accouchement, je perdais du poids facilement.

Au début, j’ai réussi à perdre les kilos que j’avais en trop. Après quelques mois, je les ai tous récupérés. Pourtant, mon alimentation est restée la même, rien n’a changé. J’ai toujours évité la malbouffe, et mes plats ont toujours été faibles en sucre et riches en nutriments.  En plus de cela, je pratique beaucoup d’exercices physiques comme la zumba. Mais en vain, je continue à prendre du poids.

Ce genre de déclarations a permis aux spécialistes de s’intéresser aux déséquilibres hormonaux. Comment ces derniers peuvent nous empêcher de perdre du poids ? Je pense que c’est un sujet très important. Nombreux sont ceux qui en souffrent sans savoir quoi faire. Les gens font très attention à leur alimentation, pratiquent régulièrement des activités physiques, essayent tous les régimes possibles mais rien dans tout cela n’aboutit.

Malheureusement, les gens pensent que la perte de poids est simple. Qu’il suffit uniquement de bannir les sucreries ou encore courir sur un tapis roulant pour perdre facilement du poids. Ils sont nombreux à croire qu’il s’agit d’un rapport linéaire entre combien nous mangeons et combien nous bougeons et que toute personne forte est paresseuse. Ce qui est totalement faux.

Il ne faut jamais émettre de commentaires déplacés sur le poids de quelqu’un. Les gens sont conscients de leur poids et en sont même frustrés. N’en rajoutons pas.

Les déséquilibres hormonaux qui impactent notre poids
En effet, si les hormones ne sont pas en équilibre, il y aura sans doute des répercussions. Quoique nous fassions, nous aurons des difficultés à perdre du poids ou en gagner. Des conséquences dynamisées par un déséquilibre hormonal sous-jacent.

Nombreuses sont les questions concernant le déséquilibre hormonal. Je ne peux bien évidemment pas toutes les citer mais, j’aborderai les plus discutées.

Hypothyroïdie
L’hypothyroïdie est relativement commune, elle se produit chez 10% des femmes (et quelques hommes). Chez les femmes, elle se manifeste fréquemment après une grossesse. Dans d’autres cas, elle est génétiquement transmissible.

L’Hypothyroïdie signifie que la glande thyroïde, qui se trouve au niveau du cou, ne produit pas suffisamment d’hormones nécessaires pour le bon fonctionnement du métabolisme. Généralement, les symptômes sont les suivants :

  • Prise de poids
  • Maux de gorge
  • Mains et pieds froid
  •  Faible appétit
  •  Ongles ou cheveux cassants
  •  Constipation
  •  Acné

Par ailleurs, l’hypothyroïdie peut être soignée en adaptant une alimentation saine, riche en iode, cuivre et vitamine D et B.

Les aliments fermentés et les régimes à faible teneur en glucides aident également certaines personnes à stabiliser leur production d’hormones. Dès que c’est fait, le poids diminue sans trop d’effort (mais pas toujours).

Cortisol élevé
Cette hormone est responsable de la réaction qu’on a lorsque nous sommes stressés. Lorsque le cortisol est en hausse, c’est tout le corps qui est déstabilisé. Il augmente le rythme cardiaque, la pression artérielle, provoque la fatigue surrénale, tout comme il peut conduire à d’autres maladies comme le diabète.

Les symptômes sont les suivants :

  • Fatigue
  •  Insomnie
  •  Irritabilité
  •  Irascibilité
  •  Prise de poids

Que faire pour stabiliser le cortisol ?

  • Manger des repas sains (riches en oméga 3)
  •  Faire la prière ou la méditation
  •  Respirer profondément

Un taux de progestérones faibles
Un taux de progestérones faible est la raison pour laquelle la plupart des femmes n’arrivent pas à perdre du poids après l’accouchement.

La bonne nouvelle, c’est que c’est tout à fait normal. Lorsqu’une femme est enceinte, le corps stoppe la production de progestérones. En effet, le manque de progestérones prépare la grossesse et aide la femme à se maintenir enceinte.

C’est la prolactine, une hormone qui a pour fonction de produire du lait qui est responsable de l’arrêt de production de la progestérone.

La mauvaise nouvelle, c’est qu’il n’y a rien qu’on puisse faire à ce sujet, du moins tant que vous allaitez quotidiennement. Le manque de progestérones entraine directement une prise de poids, responsable d’une stagnation de la graisse au niveau des cuisses et des hanches. C’est cette graisse qui favorise la production du lait pour le bébé.

Vous l’aurez compris, lorsque le taux de prolactine diminue, la progestérone augmente systématiquement ce qui permet le retour de votre fertilité. C’est le moment idéal pour perdre du poids.

Comme je l’ai dit plus haut, il y a énormément de questions concernant ce sujet. Ceux que j’ai cités sont les plus récurrents. Ceci étant, j’aimerai partager avec vous ma propre expérience.

Mon expérience
Avant tout, j’aimerai préciser un point très important. Je ne suis pas médecin et donc, je ne suis pas apte à vous fournir des conseils médicaux. Je vais simplement vous raconter ma propre expérience et vous faire part des résultats déduits à partir de ma propre recherche.

Tout commence avant ma quatrième grossesse. J’avais un manque accru en magnésium, mais à l’époque je l’ignorais. Ce que je voulais, c’était compléter en quelques mois ce manque avant que je ne sois enceinte de nouveau.
Au début j’ai pu perdre du poids, mais pas les 4.5 kilos qui restaient.

Dès que j’ai su que j’étais enceinte (une progestérone élevée pendant la grossesse), j’ai commencé à perdre facilement du poids, et je n’en ai pas repris pendant au moins 20 semaines. Tout était parfait pendant la croissance du bébé. J’ai pu compléter le manque de magnésium que j’avais, je dormais bien, je mangeais bien, et j’étais même sûre qu’après l’accouchement, je n’aurai aucun mal à perdre mes kilos en trop. Le magnésium était la clé.

Le premier mois qui succède l’arrivée de mon bébé, j’ai pu facilement perdre du poids. Deux mois après, tout devenait de plus en plus difficile. J’ai rapidement récupéré tous les kilos. Je suis même devenue plus grosse que quand j’étais enceinte. Mon excès de poids provenait en grande partie de mon bas-ventre, mes hanches et mes cuisses. Ce sont généralement les zones de dépôt de graisse pour bébé.

Ce fut une période frustrante pour moi. Lorsque vous tombez enceinte plusieurs fois et que vous allaitez souvent, comme fut mon cas, vous vous retrouvez avec une quantité de progestérone trop faible. Normalement, il faut en avoir assez pour 4 à 6 semaines. Du moins, jusqu’à ce que l’alimentation de votre bébé ne dépende plus de vous.

Une fois que votre bébé commence à se nourrir naturellement, le niveau de prolactine diminue. Comment ? Eh bien, tout simplement parce que vous n’allaitez plus comme avant. Après un certain temps, vous verrez que la baisse de prolactine génère à son tour une augmentation de la progestérone. Votre corps récupère aussitôt sa fertilité ce qui signifie que vous pouvez de nouveau tomber enceinte.

Mes bébés ont 25, 19 et18 mois d’intervalle. J’ai eu 4 ou 5 cycles entre mon premier bébé et mon second, 6 cycles entre mon second et mon troisième, et seulement 2 cycles entre mon troisième et mon dernier. Cela signifie que mon taux de progestérones chute après chaque accouchement.
Actuellement, mon bébé est âgé de 10 mois. Au total, j’ai eu trois fois mes règles. La première fois, quand il avait 6 mois, la seconde, il en avait 7 et demi et la dernière, il en avait 9 et demi. Il est donc clair que je n’ai pas un cycle normal.

Mon enfant a toujours été nourri uniquement au sein. Il tète 12 voire 18 fois par jour ce qui qui implique deux choses : un taux de prolactine élevé et une faible quantité de progestérones.
J’ai aussi constaté que j’avais un taux de cortisol élevé. Pendant ces trois dernières années, j’ai été très souvent stressée. Dès que je l’ai su, j’ai tout fait pour y remédier.

Les jours suivants, j’ai eu énormément d’acné. J’ai également pris beaucoup de poids. Mais après quelques semaines, ma peau s’est complétement métamorphosée, elle est devenue plus claire qu’elle ne l’a jamais été. Quant à mon poids, il s’est stabilisé et a légèrement baissé. Je pense que c’est l’excès de cortisol qui était à l’origine de l’acné et de ma prise de poids.
Ma priorité maintenant est de réduire le stress et la quantité de cortisol. En plus de cela, je fais très attention à ce que je mange (comme toujours), j’utilise quotidiennement une lotion de magnésium et de la gélatine. Grace à mon expérience, je suis maintenant en mesure de prévenir ma prise de poids et même la gérer.

Comment arrêter une prise de poids hormonale ?
Tout ce qui a été dit dans cet article est basé sur ma propre expérience. Je tiens toutefois à préciser que mes recherches sont limitées et qu’elles ont été faites en me basant sur mon cas. Une consultation chez votre médecin est impérative afin d’obtenir un diagnostic minutieux.

Prenez du magnésium

Le magnésium est un nutriment rarement utilisé dans notre alimentation quotidienne.
Un manque de magnésium entraine souvent les symptômes suivants :

  • Gain de poids
  • Insomnie
  • Manque de vitamine D
  • Maux de tête
  • Irritabilité
  • Fatigue

Pour ma part, j’utilise une lotion de magnésium avant d’aller me coucher ce qui me permet d’atténuer les symptômes ainsi que de stabiliser le taux de la vitamine D présente dans mon corps. Cette dernière agit telle une pré-hormone, et c’est cela qui contribue à un équilibre hormonal.
En revanche, si vous êtes enceinte, il faut l’éviter. Le magnésium n’est pas bien absorbé en cette période.

Prenez de la vitamine D
La meilleure façon d’en consommer est l’huile de foie de morue. En plus d’être naturelle, la vitamine D se rééquilibre avec la vitamine A (tout aussi utile), EPA, DHA… et bien d’autres.
Le manque des vitamines D et A est étroitement lié à l’acné ainsi qu’à un faible système immunitaire.
En plus de sa capacité à diminuer le taux de cortisol dans le corps, l’huile de foie de morue aide aussi à développer le cerveau du bébé.

Les pilules de foie
La vitamine B est importante, elle stimule l’énergie et contribue à l’amélioration du fonctionnement du corps. La pilule de foie en est une source naturelle. (Elle contient du fer à base de plante, de la vitamine B et A…)
Les pilules de foie favorisent l’énergie et le bien-être. J’en prends généralement 4 par jour.

L’espacement des grossesses
L’espacement des grossesses est sans nul doute une question personnelle.
Mais si vous avez des problèmes de santé, il serait préférable d’espacer les grossesses de 3 à 5 ans d’intervalle. En ce qui me concerne, je n’ai jamais dépassé 2 ans d’intervalle.

L’idéal est d’ d’arrêter d’allaiter votre bébé 6 mois avant de tomber enceinte à nouveau, ou au mois réduire les tétées afin de laisser votre taux de progestérone rebondir.
Certaines femmes sont plus sensibles à la prolactine et pourraient avoir besoin de faire un sevrage complet. C’est à vous de déterminer ce qui semble être le mieux pour vous. Néanmoins, il ne faut rien négliger.

Encapsulation du placenta
Quand vous avez un bébé, encapsulez le placenta et prenez-le sous forme de pilules. Lorsque j’ai eu mon dernier bébé, je ne les ai pas pris. Le placenta est riche en hormones y compris la progestérone.  Le taux de cette dernière chute brusquement lorsque le placenta se détache, au moment où vous donnez naissance à votre bébé.

Prendre des pilules de placenta vous aide à réduire lentement vos hormones, stimule la production de lait, réduit le risque d’une dépression post-partum (ou même l’éliminer), et même à perdre le poids accumulé pendant votre grossesse.
En ce qui me concerne, j’ai commencé par prendre une seule pilule par jour (je n’ai pas besoin de grandes doses) afin d’examiner mon équilibre hormonal.

Comme je l’ai dit en début d’article, nous ne sommes pas pareilles et nos besoins divergent selon les cas. C’est la raison pour laquelle je vous encourage à consulter votre médecin pour un test sanguin et à vérifier par la même occasion votre niveau de vitamines D, T3, T4, TSH, de fer, de la glycémie et du cholestérol.
Il existe notamment un test de salive qui vous permettra de mesurer votre taux de cortisol (qui peut aussi prévenir la fatigue surrénale).
Prendre régulièrement sa température vous donnera une idée sur votre déséquilibre hormonal.  Et pour finir, remettez toutes les informations que vous avez requises à votre médecin.

Vous pouvez résoudre le problème
Oui, vous pouvez résoudre un déséquilibre hormonal, améliorer votre santé et perdre du poids. J’espère que mon expérience a pu vous éclairer sur certaines choses qui vous paraissaient jusque-là opaques.

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