Des médecins qui défendent la vape
Le professeur Antoine Flahault, en 2024, a plaidé publiquement en faveur de la cigarette électronique en partageant notamment son avissur la plateforme X. Dans une série de 7 posts intitulée « Tabac contre vape : une guerre sans merci, entre moralisme, puritanisme et conflits d’intérêts. », il affiche son soutien à la cigarette électronique comme solution de sevrage tabagique. Pour lui, la vape est un moindre mal à côté du tabac, qui reste en vente libre en France. On peut citer ses propos très clairs : « La cigarette tue un utilisateur sur deux selon l’OMS. Il n’y a pas de produit sur le marché utilisé selon les préconisations de son fabricant aussi dangereux que la cigarette. »
On peut citer également le professeur Bertrand Dautzenberg, pneumologue et tabacologue, qui défend l’idée suivante : tant qu’une personne fume du tabac, le passage complet à la cigarette électronique peut représenter un bénéfice important pour sa santé. Il a ainsi dit au média Le Monde : « Le rapport bénéfice-risque est colossal, la vape contient beaucoup moins d’aldéhydes que la cigarette. Tant qu’il y aura des fumeurs, il faut favoriser la vape. »
Lors d’une émission télévisée, le médecin Michel Cymes a eu également un avis positif sur la vape : « Le vapotage, maintenant on a assez de recul pour savoir que c’est une bonne aide au sevrage tabagique. Ça permet à des gens qui ne peuvent pas arrêter de fumer brutalement pour des raisons psychologiques ou d’addiction physique. Ils ne peuvent pas tout lâcher d’un coup, notamment le geste lui-même. »
Des médecins qui alertent sur les risques de la cigarette électronique
Les médecins qui évaluent positivement la cigarette électronique insistent toujours sur plusieurs conditions : elle doit viser le remplacement total du tabac fumé et ne doit pas être présentée comme un accessoire sans danger. Et surtout : elle n’a pas vocation à être banalisée auprès des jeunes.
L’OMS rappelle que les cigarettes électroniques exposent à la nicotine et à d’autres substances toxiques qui peuvent être nocives pour la santé, notamment pour celle des enfants à naître dans le cadre des femmes enceintes qui vapotent. Pour l’OMS : « Les produits du tabac et les inhalateurs électroniques de nicotine présentent tous deux des risques pour la santé. L’approche la plus sûre consiste à n’utiliser ni l’un ni l’autre. […] La toxicité n’est pas le seul facteur à prendre en compte dans l’examen du risque, […] En effet, d’autres facteurs peuvent intervenir, tels que le risque d’abus ou de manipulation du produit, l’utilisation par des enfants et des adolescents qui, autrement, n’auraient pas consommé de cigarettes ».
Les avis des médecins sur la cigarette électronique sont nuancés. Dans l’ensemble, beaucoup de professionnels de santé considèrent qu’elle n’est pas un produit anodin, mais qu’elle peut représenter une option moins nocive que la cigarette classique pour un fumeur adulte qui cherche à arrêter le tabac. La différence essentielle mise en avant par les médecins repose sur l’absence de combustion : avec une cigarette classique, c’est la fumée issue de la combustion du tabac qui expose à de très nombreuses substances toxiques. Avec la cigarette électronique, l’aérosol émis est généralement jugé moins nocif que la fumée du tabac, mais pas sans risque.