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Le PDG d’une entreprise découvre une maman qui pleure dans son bureau et lui montre toute sa compassion

Conjuguer vie professionnelle et vie privée signifie souvent être soumis à un stress permanent pour la majeure partie des mamans. Se montrer présente sur deux pans importants de leur vie peut exercer en elles une pression sans commune de mesure. Une pression d’autant plus conditionnée par une société qui attend bien souvent d’elles d’être sur deux fronts à la fois. Résultat, culpabilité qui peut parfois mener au burnout.  Au travail, il existe heureusement certains patrons qui font preuve de considération en se montrant prêts à faire des concessions ou en les aidant à assouplir la dynamique de leur quotidien. Parmi ce petit ensemble, figure Bernie Reifkind. Sur LinkedIn, ce chef d’entreprise raconte de quelle façon il a su valoriser le rôle parental d’une employée éplorée et épuisée par une double peine. 

Dans une société qui donne l’impression aux mères qu’elles ont l’obligation tacite de tout donner à leur enfant et de faire de même au travail, leurs sacrifices semblent rarement pris en compte contrairement à la qualité de soutien dont ce PDG a fait preuve à l’égard d’une femme à bout. Il explique tout à travers un article LinkedIn devenu viral.

Un exemple à suivre

Cadre recruteur et leader plutôt que boss, Mr Bernie Reifkind a rejoint son bureau tôt le matin et découvre une employée, en pleine crise de larmes. Il s’est ensuite précipité vers son bureau pour comprendre ce qui se passait.

« En silence, l’employée pleurait dans son bureau. Tôt vers 7h45. Je lui ai alors demandé si tout allait bien. Elle m’a dit que son enfant était malade et qu’elle était restée debout toute la nuit. Elle avait de plus, des poches sous les yeux » a écrit l’homme. Après avoir entendu la réponse de la femme épuisée, sa réaction a été remarquable de considération et révélatrice.

« Alors qu’est-ce que tu fais ici au bureau ? » Demande-t-il. Ce à quoi elle a répondu, « Je n’avais plus de jours de maladie et je peux pas me permettre de manquer un autre jour ».

Bernie a alors fermement décidé d’encourager son employée à prendre une journée de congé afin de lui éviter de passer sa journée au bureau en proie à l’épuisement. Un comportement révélateur de la personnalité empathique du dirigeant. Il montre que la compassion est une variante importante alors que ce type de traitement n’est pas légion dans le monde du travail.

« Je l’ai renvoyée chez elle et j’ai promis qu’elle serait payée. Je lui ai de plus préparé un chèque sur place pour qu’elle ait droit à des fonds supplémentaires pour la soulager de ses inquiétudes financières actuelles. Elle en était incroyablement reconnaissante. À ce jour, elle ma meilleure employée non seulement en raison de son talent mais aussi de sa loyauté. »

Le texte de Bernie a été principalement rédigé dans un esprit sensibilisateur. Ainsi, il y soutient une philosophie qu’il désire partager avec les autres managers. Il encourage ses confrères à reconnaître que leurs employés ont une vie en dehors du cadre du travail et que cela devrait être pris en compte qu’ils soient parents ou non.  « Employeurs, veuillez comprendre que la plupart des gens portent le poids du monde sur leurs épaules. Être présent sur plus d’un front, essayer de joindre les deux bouts. Enfants, devoirs, conjoints, proches, parents aînés, paiement des hypothèques, réparations automobiles, etc. Le caractère implacable de la vie. »

Son message est donc de réaliser que même les employés les plus assidus ont des moments de faiblesse, que plusieurs personnes vivent chaque jour avec la peur de perdre leur emploi. « Je vous prie de rassurer vos employés qui font preuve de sérieux dans leur travail que leur emploi est sûr à chaque fois que c’est possible. La fidélité va dans les deux sens » insiste-t-il.

Se permettre de déculpabiliser en tant que mère

Selon la psychologue Nicole Prieur, il est assez ardu d’échapper à la fatigue tantôt physique qu’émotionnelle que représente la double vie d’une mère qui travaille. La pression sociale est souvent de mise et la culpabilité de ne pas assurer les deux pôles pourrait bien la mettre à genoux.

La spécialiste précise qu’il faudrait se poser la question du sens de sa fonction maternelle et de se créer sa propre perception du mot maman tout en étant en phase avec ses valeurs personnelles et ses capacités.  Oublier l’idéal « incongru » de la mère parfaite. Ainsi, la femme sera bien moins susceptible d’être fragilisée par le jugement d’autrui. Elle ajoute aussi que « plus on est soi devant son enfant, plus c’est structurant pour lui car on envoie ce message : devient ce que tu es, et non ce que les autres attendent de toi. »

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