9 signes révélateurs que vous avez peut-être été victime d’abus sexuels pendant votre enfance

Le fait d’accepter un traumatisme, récent ou ancien, permet une libération de soi et un sentiment de mieux-être au quotidien. Pourtant, dans le cas des abus sexuels, la majeure partie des victimes ne se souvient pas de l’agression suite à un déni pour faire face à la réalité, s’en protéger et réussir à vivre en gardant des capacités mentales intactes.

Toutefois, les abus et attouchements sexuels provoquent des cicatrices si profondes qu’il ne suffit pas d’oublier pour s’en remettre. D’ailleurs, plusieurs études montrent que les enfants victimes d’abus sexuels sont confrontés, tout au long de leur vie, à des relations malheureuses, des soins personnels médiocres et un risque accru de développer diverses maladies chroniques physiques et mentales. Ainsi, pour sortir de ce cercle vicieux, il faut apprendre à accepter son passé et à se réconcilier avec. Mais encore faut-il être capable de se rappeler de l’évènement traumatisant. C’est pourquoi, la doctoresse Dorothy M. Neddermeyer, experte du domaine et conférencière internationale, s’est penchée sur ce phénomène. 

Elle affirme que si vous avez un doute d’avoir été abusé sexuellement durant votre enfance et que vous vous posez régulièrement la question, la réponse est OUI à 99%. En outre, voici les 9 signes qui prouvent cette réponse ! 

Les 9 signes qui révèlent que vous avez peut-être été victime d’abus sexuels durant l’enfance 

  1. Mémoire brumeuse

Une grande partie des adultes victimes d’abus pédo-sexuels se souviennent de l’agression plus tard dans leur vie. Alors, si vous vous demandez souvent où sont passées les souvenirs de votre enfance et que vous ne vous souvenez pas d’une suite cohérente d’évènements, cela indique que votre esprit réprime des souvenirs traumatisants dans votre inconscient. Ces derniers réapparaitront à la suite d’un élément déclencheur comme un article ou un film sur la violence ou encore le fait de changer complètement d’environnement. 

  1. Vigilance et peur inexplicable 

Lorsque vous êtes à l’affut des agresseurs potentiels, que vous craignez que l’on vous remarque, que l’on vous touche ou que l’on vous fasse des avances sexuelles, cela peut indiquer les bribes du souvenir d’un abus sexuel. 

  1. Ne pas aimer et/ou réagir excessivement à certains stimuli

Ce signe inclut le fait d’être réticent vis-à-vis de certaines odeurs, sons, situations et endroits sans qu’il existe une raison apparente. Cela est provoqué par la « mémoire corporelle » car ce genre de traumatisme a un impact biochimique sur le corps. 

  1. Sentiments intenses de honte, de culpabilité et de chagrin

Bien que cela puisse être attribuable à une dépression, si vous ressentez ces sentiments depuis votre enfance, telle une lourdeur qui vous empêche de vivre sereinement, cela peut laisser penser que votre bagage émotionnel est le résultat d’un abus. 

  1. Problèmes graves de confiance et peur intense de l’intimité

Quand un enfant est agressé sexuellement, il souffre d’une trahison de la part de son agresseur, d’autant plus s’il s’agit d’un ami ou un membre de la famille. Le deuil n’est alors pas seulement lié au fait d’avoir été maltraité mais aussi à la perte d’une relation. 

  1. Sentiment d’irréel ou de « flottement » à travers la vie

Ce symptôme subtil est la sensation d’être déconnecté de son corps et de son identité. Et souvent, c’est ce que ressentent les adultes ayant subi des traumatismes pendant l’enfance. Ils se sentent davantage observateurs qu’acteurs de leur vie. 

  1. Enfance sur-sexuée ou complètement asexuée 

Un comportement sexuel excessif ou au contraire, être complètement asexué, pendant l’enfance ou l’adolescence peut illustrer un trouble avec sa sexualité. En outre, les survivants adultes peuvent aussi avoir des troubles sexuels impactant leurs relations, à cause notamment de souvenirs brumeux au moment de certaines positions. 

  1. Limites personnelles insuffisantes

Des troubles du comportement comme une impossibilité à définir ses limites physiques, émotionnelles et mentales prouvent que l’enfant traumatisé qui sommeille en vous n’a pas les outils nécessaires pour savoir ce qu’il veut ou ne veut pas. 

  1. Réactivité excessive aux récits d’abus des autres 

Les personnes n’ayant pas subi d’agressions sexuelles durant l’enfance réagiront fortement aux scènes, films, histoires et nouvelles sur le viol, l’agression, la maltraitance tandis que celles qui en sont victimes se sentiront en plus profondément touchées au point de ressentir la douleur de la victime car cela rappelle ce que l’inconscient peut contenir. 

Ainsi, si vous avez le moindre doute concernant la possibilité d’un abus sexuel durant votre enfance, vous pouvez consulter un professionnel de la santé qui vous aidera, grâce à une thérapie, à explorer votre inconscient.

Contenus sponsorisés
Loading...
Close