Cosmétique solide : une tendance saine

Afin de préserver la planète et notre santé, il est indispensable de changer nos routines cosmétiques. On commence notre révolution « verte » par la salle de bain, l'une des pièces qui génère le plus de déchets dans la maison.

Les avantages des cosmétiques solides

Les cosmétiques qui ne contiennent pas d’eau semblent être une évidence. La cosmétique anhydre ne recouvre en fait pas que des produits solides, mais plutôt de différentes formes. De multiples galéniques n’ont pas d’eau ou alors très peu. Font partie des galéniques le simple pain de savon, de nombreux lavants solides (shampooings, nettoyants visage…), mais également les poudres, du talc au savon ou au dentifrice, jusqu’aux poudres exfoliantes bien plus récentes.

Enfin, tous les produits à base d’huiles et de beurres, comme les baumes et onguents, les huiles démaquillantes ou pour le corps. Toutes les marques, des plus sélectives à celles vendues en grandes surfaces en proposent. Cependant, attention, certains shampooings ou nettoyants solides, surtout ceux désormais disponibles en GMS, contiennent quand même de l’eau, même si c’est en quantité moindre, ce qui permet un prix plus bas.

cosmetique solide

Cosmetique solide – Source : spm

Un concept pas si récent

Depuis quelques années, les cosmétiques solides ont le vent en poupe, mais savez-vous que c’est en fait une sorte de retour aux sources de la cosmétique ? Les crèmes, sérums, shampooings liquides et autres soins à base d’eau ont en effet été créés au début du XXe siècle. L’industrialisation de la cosmétique a permis l’introduction de l’émulsion, en mélangeant mécaniquement huile et eau.

Cependant le pain de savon existe depuis plus de 3000 ans, les soins à base de cire d’abeille depuis l’Antiquité, le shampooing en poudre depuis le Moyen Âge et le maquillage était à base de poudres de métaux (plomb, céruse, bismuth), de minéraux, d’épices ou de fruits écrasés jusqu’au début du XXe siècle. À l’opposé, la cosmétique sans eau d’aujourd’hui se veut être une alternative propre, sûre, écologique et économique à la cosmétique dite traditionnelle.

Des formules épurées

Le « sans eau » fait partie de la tendance des produits épurés. Sans eau, c’est également sans conservateurs. Plus il y a d’eau dans un produit, plus ce dernier est dilué. Il faudrait donc ajouter plus de conservateurs. Et pour cause, l’eau est le milieu de prédilection pour le développement des bactéries et nos shampooings, crèmes, démaquillants et autres gels douche en contiennent jusqu’à 70 voire 90%. Sans eau, le risque microbien est quasi nul. Les huiles et beurres, quant à eux, ont juste besoin d’antioxydants afin de ne pas rancir.

Cependant attention, cela ne signifie pas pour autant que ces produits sont toujours naturels ou bio. On trouve des beurres corporels contenant des paraffines, des huiles avec des silicones, des lavants avec sulfates. Il est donc nécessaire de regarder la liste d’ingrédients (INCI) si vous vous dirigez vers ce type de produits parce que vous êtes en quête de « clean beauty ».

Des formules plus actives

L’eau purifiée, composant principal des formules classiques, est inerte. De ce fait, la plupart des produits ne contiennent que 10% d’ingrédients réellement actifs. Les produits solides ou en poudre, quant à eux, ne sont composés que du strict nécessaire, les agents et ingrédients essentiels à leur fonction et efficacité. De plus, certains actifs très instables dans des solutions à base d’eau, comme la vitamine C ou le rétinol, se comportent bien mieux dans des formules anhydres, type poudres. Quant aux baumes, qui contiennent majoritairement des huiles, des cires et des beurres végétaux en parfaite affinité avec le film hydrolipidique de la peau, leur part d’actifs peut ainsi atteindre les 100%.

Économiques et écologiques

C’est l’avantage le plus évident de ces soins. Vendus en vrac ou avec un emballage minimal, ils limitent le suremballage, le gaspillage et la pollution plastique. D’autant que, même s’ils requièrent une boîte en plastique ou en verre, comme les déodorants ou les poudres, le fait qu’ils aient une contenance réduite allège à la fois la quantité de matière et le bilan carbone.

Un lavant solide nécessite ainsi 20 fois moins d’énergie à produire qu’un gel douche ou shampooing classique. Non négligeable, on gagne également de la place dans la salle de bain et dans la trousse de toilette. Ce qui en fait des produits nomades par excellence quand on voyage ou à la sortie de la salle de sport. Enfin, leur concentration est un avantage économique. Un gel douche solide représente par exemple trois flacons classiques de 250 ml. Un galet équivaut, quant à lui à deux tubes de dentifrice.

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