3 jeunes se sont « amusés » à torturer un ado : ils lui brûlent le visage et les parties intimes

Cette scène rappelle la terrible histoire d’un adolescent dans la ville de Cholet (Maine-et-Loire), relayée par le journal Le Parisien. Cinq jeunes garçons et une fille, de 18 à 22 ans s’en sont pris à lui dans un squat à cause d’une rumeur, la plus jeune du groupe étant convaincue qu’il l’aurait harcelée sur Facebook. Pendant 6 heures, ils lui ont infligé les pires supplices. Un autre calvaire en Grande-Bretagne a duré aussi longtemps : Kyle Ashton, 19 ans, Lucy, 18 ans, et Christopher, 18 ans, ont torturé leur victime parce qu'elle avait renversé sa boisson, une tragédie supplée par nos confrères de la BBC.

Les violences les plus inouïes sont celles qui sont gratuites. Les faits rapportent qu’un adolescent britannique de 15 ans aurait renversé une boisson sur le sol avant qu’un groupe de jeunes ne s’en prennent à lui. Kyle lui ordonne de nettoyer avec sa langue, une prescription que le jeune homme refuse et qui devient le prétexte idéal pour le torturer, avec l’aide de ses amis. 

torturer un ado

Une histoire tragique

La seule “erreur” que l’ado aurait commise et qui lui a valu ce drame, est de refuser de nettoyer le sol…avec sa langue. Fou de rage, le groupe de bourreaux a eu la malencontreuse idée de le séquestrer. 

Frappé par des tringles à rideaux, brûlé sur le visage et les parties intimes avec un briquet et des cigarettes, le garçon n’a été relâché par ses tortionnaires qu’après 6 heures de séquestration, durant lesquelles ses bourreaux ont fait preuve d’imagination au vu de leurs moyens et instruments de torture. Il a ensuite erré dans les rues de Birmingham, à moitié nu, jusqu’à se faire interroger. 

Le jeune homme a d’abord eu peur de dire la vérité et a essayé de faire croire aux autorités qu’il avait été agressé par des inconnus, avant de tout révéler un mois plus tard. Les traces de coups portés à son visage et à d’autres endroits sensibles étaient révélateurs, soulignant une cruauté gratuite vis à vis de lui. Cela ne pouvait être le fait de malfaiteurs passants qui ne chercheraient qu’à le dépouiller. 

Le tribunal déclare le groupe coupable de “coups, blessures et intention de causer de graves lésions corporelles” : Kyle a écopé de la peine la plus lourde de 8 ans de prison, Lucy, condamnée à 4 ans et Christopher à deux ans de prison.

Des adolescents de plus en plus violents

Un énième malheur insoutenable s’est également produit en Belgique en Mars 2017, conduisant un jeune souffrant de handicap mental à la mort. Valentin Vermeesch, âgé de 18 ans à l’époque avait été tué par ses « amis » lors d’une très longue scène de tortures avant d’être précipité dans la Meuse, où il s’était noyé. Son cadavre avait été retrouvé 15 jours plus tard, menotté dans le dos, et étranglé avec un essui de vaisselle. 

Partout, les crises d’adolescence ont toujours existé. C’est un passage de développement obligatoire dans la vie de tout un chacun. Elles semblent cependant de plus en plus mal vécues, avec des manifestations traduisant de véritables problèmes de violence. L’augmentation de comportements et troubles mettant en lumière les difficultés des ados ne cesse de se faire remarquer dans les faits divers : troubles de conduite à l’adolescence et de conduites alimentaires, consommation de drogues…etc.

Mais d’où vient cet excès de violence ? Pourquoi un enfant doux pourrait-il se transformer en quelques années en un jeune qui a peu d’empathie et de sollicitude pour le bien-être d’autrui ? Quelles solutions pour réagir à des situations de violence et d’agressivité sans culpabilité ni remords ? 

Les différentes approches de lutte contre la violence 

Un rapport de l’Organisation Mondiale de la santé (OMS) rassemble les différentes approches afin de mettre un frein aux comportements violents chez les jeunes. La première consiste à mettre en place des programmes en milieu scolaire conçus pour aider les enfants et les adolescents à changer d’attitude, dominer leur colère, et résoudre les conflits. 

D’autres stratégies préventives sont utilisées pour agir de façon précoce en donnant des informations aux parents sur le développement des enfants, ainsi qu’une guidance quant à la façon de discipliner, d’encadrer et surveiller les jeunes. 

Enfin, d’autres moyens sont adressés aux institutions et aux établissements scolaires et hospitaliers à travers des campagnes d’information luttant contre la violence.

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