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Son ex-mari lui verse 167 000 euros d’indemnisation après 27 ans de tâches ménagères

Peu de couples peuvent se targuer de partager équitablement les tâches ménagères. La notion d’égalité entre hommes et femmes, bien que de plus en plus assimilée, n’est pas encore arrivée à un idéal d’équité généralisée. Ainsi, subsiste toujours le schéma de la femme qui abandonne travail et carrière, pour élever ses enfants et vaquer aux tâches ménagères. Le récit suivant est celui d’un homme qui a payé le prix fort pour toutes les années de travaux ménagers non récompensés de sa femme.

La femme identifiée en tant que ML avait quitté sa carrière pour s’occuper des enfants et de la maison. Mais depuis qu’elle s’est séparée de son mari, elle a fait face à des difficultés financières.

Pendant les 29 ans de mariage, contrairement à sa femme, l’homme avait bien vécu. Compte tenu de cette situation, il a été décidé que ce dernier verse une somme de  plus de 167 000 euros à son ex-femme, comme rapporté par le Daily Mail.

Une histoire qui n’est pas sans rappeler celle de l’homme qui était contraint de payer 6400 euros à son épouse, pour ne pas avoir fait de ménage chez lui.

Un montant hors-norme

Après réflexion, la décision du juge Victoria Fama est tombée : la femme de 70 ans, avait le droit qu’on lui verse le montant d’environ 8 millions de pesos, soit environ plus de 167 000 euros. Une somme particulièrement élevée pour l’indemnisation financière du divorce.

D’ailleurs, en Argentine, le contexte s’y prête bien. En effet, les femmes du pays passaient deux fois plus de temps que les hommes à s’occuper des enfants et des tâches ménagères. Et ce, quotidiennement.

En outre, la décision de la cour est considérée comme inédite et « très nouvelle » selon les termes de Lucia Martelotte, directrice exécutive adjointe de l’équipe latino-américaine de justice et de genre. Elle déclare : « Ce verdict est très nouveau car il reconnaît que ce que nous faisons chez nous est un travail. S’occuper de la maison est un travail qui implique du temps, des efforts et des compétences. ». En revanche, elle explique que cela reste « invisible » et que les femmes ne reçoivent aucune contrepartie pécuniaire par rapport à leur labeur.

D’autre part, des histoires témoignent de l’éveil des femmes quant à la répartition des tâches ménagères. Certaines sont même prêtes à divorcer « à cause de la vaisselle ».

Des conditions défavorables pour les femmes argentines

Martelotte a également indiqué que ces femmes, notamment celles qui ont des enfants, connaissent davantage de difficultés à trouver un travail que celles qui n’en ont pas.

La subordination des femmes à la société est notamment influencée par leur dépendance économique vis-à-vis de leur mari. C’est ce qui a motivé la décision du juge, quant à l’affaire de Mme ML. À fortiori, cette dernière dispose d’une formation professionnelle en économie.

Le juge a expliqué que de nombreuses femmes assument les tâches domestiques tout en exerçant une activité professionnelle. Cependant, comme Mme ML a 70 ans, elle était considérée comme trop âgée pour trouver un quelconque emploi.

En l’occurrence, c’est également la raison pour laquelle, elle a eu droit à son indemnité. En effet, le juge a précisé qu’une personne qui n’avait pas de formation professionnelle ou qui ne quittait pas un emploi pour accomplir des tâches ménagères n’aurait pas droit au même traitement.

Le poids de la charge mentale sur les femmes

Comme le souligne l’article du Journal des Femmesc’est généralement la femme qui pâtit d’un état de saturation et c’est souvent à elle qu’incombent les tâches domestiques (entre autres). Dans un foyer, la répartition de ces taches est bien souvent inéquitable.

De surcroit et plus que jamais, la femme conjugue vie familiale, professionnelle et sociale. La saturation mentale est de mise, étant donné que l’idée selon laquelle elle est responsable de l’espace domestique est encore si ancrée. De ce fait, question parité domestique, on repassera.

Bien que cette charge mentale ne soit pas exclusive à elles, les hommes sont généralement moins enclins à subir le même genre de pression. Compte tenu de cette inégalité des choses, la suggestion du billet est plus que salutaire pour les femmes : Apprendre à lâcher prise.

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