Focus sur l’hormone du sommeil : la mélatonine

Cette hormone naturellement produite par l'organisme régule nos rythmes de veille-sommeil et facilite l'endormissement. Principalement secrétée par la glande pinéale, située à la base du cerveau, la mélatonine est le chef d'orchestre de nos nuits. Véhiculée par le sang, elle indique à l'organisme s'il fait jour ou nuit en synchronisant les cycles. Au-delà de son rôle sur le sommeil, cette hormone clé possède aussi des vertus anti-inflammatoires et antioxydantes qui luttent contre le vieillissement de nos cellules.

Les habitués de voyages au long cours l’expérimentent parfois douloureusement : traverser rapidement plusieurs fuseaux horaires n’est pas sans conséquence sur l’organisme ! Difficultés à trouver le sommeil, somnolence dans la journée, fatigue, irritabilité, nausées, maux de tête, confusion, etc. Il faut souvent quelques jours pour retrouver son équilibre. La raison de cet état – le « jetlag », ou syndrome du décalage horaire – est à rechercher du côté de notre horloge interne, qui gouverne la plupart de nos fonctions biologiques, décalées par rapport à l’heure locale. Le recours à la mélatonine peut dans ce cas s’avérer très utile.

Cette hormone, naturellement produite par notre organisme, principalement au niveau d’une petite glande située dans le cerveau, est en effet un puissant synchronisateur de cette mécanique. Surnommée « l’hormone du sommeil », sa sécrétion survient à la tombée de la nuit et se prolonge une dizaine d’heures durant, assurant un sommeil de qualité. Son rôle ne se limite pas à cela : elle participe aux défenses antioxydantes de notre organisme, régule la pression sanguine, la température corporelle ou le niveau de cortisol (l’hormone du stress), participe à la fonction sexuelle et intervient au niveau de l’immunité.

Elle peut ainsi exercer de nombreux bienfaits sur notre santé, qui vont au-delà de son aptitude à combattre les effets du décalage horaire ou les problèmes de sommeil. Pour la stimuler ? Le conseil que l’on peut vous donner c’est de dormir tôt et de vous lever tôt. C’est la meilleure façon d’accorder votre rythme circadien pour avoir une production naturelle de mélatonine qui soit optimale. Notons qu’à partir de 40 ou 50 ans, la performance du système immunitaire baisse. Le sommeil devient alors encore plus important, non seulement pour le bien-être, mais surtout pour le système immunitaire.
Dînez et couchez-vous tôt ; remettez une partie des activités habituelles de la soirée au matin. C’est tôt le matin que l’on dispose du maximum de vitalité pour travailler ou pour faire du sport.

Favorise un bon sommeil

La mélatonine est connue pour être la fameuse hormone du sommeil. Dès que la luminosité naturelle baisse, le cerveau commence à produire de la mélatonine, ce qui nous aide à nous endormir, et à avoir un sommeil réparateur et de qualité. La lumière bleue des écrans perturbe la production de mélatonine, et par conséquent la qualité du sommeil. De même pour un repas lourd en soirée, la cigarette, l’alcool, etc.

Une méta-analyse a compilé les résultats de 19 études, et conclu que les compléments alimentaires à base de mélatonine diminuent le temps d’endormissement, augmentent la durée de sommeil et améliorent sa qualité.

Le spray à la mélatonine, une aide efficace pour l’endormissement

Ce spray à la mélatonine, à la forme compacte et pratique, saura vous accompagner lors de vos voyages à l’autre bout du monde, ou simplement vous aider à mieux vous endormir. Idéal en cas de décalage horaire, le spray à la mélatonine aide à retrouver un cycle normal de sommeil. A base de mélatonine, sa composition peut aussi être complétée d’extraits végétaux comme la fleur d’oranger, la mélisse ou la camomille, pour profiter des bienfaits apaisants de ces végétaux. 30 minutes avant le coucher, il vous suffit de faire 2 pulvérisations dans la bouche pour obtenir la dose parfaite de mélatonine.

Il semble par ailleurs que cette mélatonine ait de nombreuses autres vertus…

La mélatonine favorise la santé osseuse

Les femmes qui travaillent en horaires décalés sont plus sujettes aux fractures que le reste de la population. Ces rythmes atypiques conduisent à la diminution de sécrétion de mélatonine. Ces deux éléments pourraient-ils être liés ? Les os ne sont pas une structure figée ; ils subissent tout au long de l’existence un remodelage : les anciens tissus sont détruits par des cellules spécialisées, les ostéoclastes, tandis que les ostéoblastes se chargent de fabriquer les nouveaux tissus.

Ces phénomènes sont contrôlés par différentes hormones, dont la mélatonine, qui exerce un effet favorable sur la santé osseuse. Et ce, de plusieurs manières ! Elle facilite la prolifération des ostéoblastes et la fabrication de collagène, un constituant protéique essentiel de l’os, et refrène la formation des ostéoclastes. De plus, grâce à ses propriétés antioxydantes, elle protège les cellules osseuses des dangereux radicaux libres qui se forment au cours de la phase de destruction.

Ainsi, de faibles niveaux de mélatonine peuvent fragiliser le squelette. En dehors du travail de nuit, une autre situation conduit à un déficit en mélatonine : le vieillissement. La baisse de production de l’hormone est concomitante avec l’apparition d’ostéoporose, qui touche fréquemment les femmes ménopausées. Une supplémentation en mélatonine peut-elle alors être bénéfique ? La question a été étudiée par une équipe danoise, qui a rassemblé un groupe de 81 femmes âgées de 56 à 73 ans souffrant d’ostéopénie, une situation qui précède le diagnostic d’ostéoporose.

Pendant un an, les participantes ont reçu 1 ou 3 mg de mélatonine par jour, ou un produit placebo. La densité minérale du col du fémur a été évaluée au début et à la fin de l’étude ; les analyses ont montré les bénéfices du traitement reçu, d’autant plus importants que la dose était élevée : les femmes ayant reçu 1 mg de mélatonine présentaient une amélioration de 0,5 % de leur masse osseuse par rapport au groupe placebo, chiffre qui montait à 2,3 % avec la dose de 3 mg. De plus, les fuites de calcium dans les urines – qui reflètent en partie les mécanismes de dégradation osseuse, associés à une libération de calcium – ont été réduites de 12,2 % grâce à la mélatonine.

L’action positive de la mélatonine sur le remodelage osseux profite également à la santé buccale : en cas de pose d’implant, elle favorise la formation de nouveaux tissus osseux autour de la prothèse quand elle est appliquée localement sur le site. Elle protège les tissus parodontaux (qui entourent la dent) et stimule la formation de la dentine, tissu dur et blanchâtre situé sous l’émail.

Contre l’hypertension artérielle

La mélatonine peut également apporter des bénéfices sur le plan cardiovasculaire, en jouant un rôle hypotenseur. La pression artérielle n’est pas constante au cours d’une journée de 24 heures : chez les personnes en bonne santé, elle baisse de 10 à 20 % pendant la phase de sommeil, avant de connaître un rebond au moment du réveil. En cas d’hypertension, cette diminution nocturne disparaît et le risque d’accident vasculaire augmente.

Une étude a rassemblé 97 personnes de 63 à 91 ans, suivies pendant trois semaines ; 63 d’entre elles ont reçu au cours des deuxième et troisième semaines de l’étude, 1,5 mg de mélatonine par jour, le soir avant de se coucher, vers 22 h 30. L’apport de mélatonine, en plus d’améliorer la qualité de sommeil, a permis de réduire la tension artérielle nocturne des participants, de manière plus importante chez ceux qui souffraient d’hypertension. La diminution était particulièrement manifeste entre 3 h et 8 h, période au cours de laquelle le risque de crise cardiaque ou d’AVC est maximal. En revanche, seule la mélatonine à libération prolongée est efficace pour y parvenir.

La mélatonine, un plus pour les patients

Un autre domaine de la médecine s’intéresse de près aux effets de la mélatonine : l’oncologie. Comme le récapitule une revue de la littérature scientifique publiée en 2017 portant sur les bienfaits de l’hormone dans la lutte contre le cancer, la mélatonine semble en mesure d’exercer un effet protecteur contre la maladie, autant dans sa phase d’initiation que dans son développement et sa capacité à se répandre dans l’organisme.

Elle améliore également l’efficacité des traitements classiques, tout en allégeant leurs effets indésirables. Des études menées au cours des deux dernières décennies ont montré l’intérêt de l’hormone pour différents types de cancer, notamment du sein, de l’ovaire, du col de l’utérus, du côlon ou du poumon. Si de nombreuses données ont été obtenues au cours de tests en laboratoire et d’expériences chez l’animal, des études cliniques ont également été menées chez des patients. Les résultats de 21 d’entre elles ont par exemple été compilés par une équipe canadienne : les chercheurs ont mis en évidence une réduction du risque de décès à un an des malades souffrant d’un cancer impliquant une tumeur solide (par opposition aux cancers du sang) de 37 % grâce à la supplémentation. De plus, elle atténuait les effets indésirables de la chimiothérapie, comme la fatigue, la diminution du taux de globules blancs, les nausées et vomissements. En toute sécurité : aucun de ces patients n’avait développé d’effets secondaires sévères liés à la prise de mélatonine, malgré les fortes doses administrées, de 10 à 50 mg par jour.

Des bienfaits sont également présents pour les patients atteints d’un cancer du sang (lymphome ou leucémie), la mélatonine stimulant la réaction des défenses immunitaires contre les cellules cancéreuses, freinant leur développement et préservant les cellules saines de la toxicité de la chimiothérapie.

Un antidouleur

La mélatonine possède également des propriétés analgésiques, qui soulagent les personnes souffrant de douleurs chroniques associées par exemple à la fibromyalgie, au syndrome de l’intestin irritable, aux migraines, aux maux de dos ou à l’arthrite rhumatoïde. Elle atténue de plus l’anxiété de ces patients et améliore leur sommeil, ce qui contribue d’autant plus à réduire les sensations douloureuses. Elle peut offrir un soulagement même en cas de douleurs très intenses, qui peinent à céder aux traitements classiques.

Des études ont par exemple montré son intérêt pour les personnes atteintes de céphalée vasculaire de Horton, un type de migraine rare, mais particulièrement douloureux, associé à une faible sécrétion de mélatonine. La prise de 10 mg par jour pendant deux semaines permet de diminuer l’intensité ainsi que la fréquence des crises, et de réduire la consommation de médicaments analgésiques.

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