Elle donne les restes de la nourriture à un sans-abri

Dans une ère marquée par l’individualisme, nous avons tendance à prendre le pli sur l’indifférence générale. Pourtant, un geste simple peut suffire à rendre un peu de dignité à un membre de la société laissé pour compte. Qu’il s’agisse d’un sourire, d’un café, d’une parole bienveillante, un petit rien peut donner une lueur d’espoir à une personne abîmée par la vie. Et ça, les philanthropes l’ont bien compris. Loin de céder au cynisme caractéristique des grandes métropoles, ils sont conscients que leurs petites actions peuvent faire la différence. C’est le cas pour cette femme qui prend l’habitude de donner les restes de sa nourriture aux sans-abri. Face à cet acte d’humanité, une pauvre femme éclate en sanglots dans les bras de cette brave citoyenne. Ce témoignage émouvant nous est relayé par nos confrères de la chaîne Fox59.

Dans les grandes métropoles, ils sont tellement nombreux qu’ils peuvent provoquer un sentiment d’impuissance. Face à cette foule de passants, les sans-abris sont abandonnés à leur détresse de sans-voix. Pourtant, derrière ces personnes jugées « marginales » se cachent des histoires similaires au nôtres avant qu’un jour tout bascule. « Ils n’ont qu’à se trouver un travail » « Ils sont lâches » « Je ne serais pas aussi indigne pour mendier » Autant de remarques auxquelles les sans-abri font face tous les jours. Pourtant, ces derniers luttent tous les jours pour survivre dans la plus grande humilité.

Acte d’humanité

Assise devant la vitrine d’un restaurant, une femme sans-abri attendait pendant des heures qu’un client ait la clémence de lui laisser quelques restes de nourriture. Malheureusement, les passants préféraient jeter leurs doggy-bag (sac de restes) que de les offrir à cette femme dans l’indigence. Carmen Mendez, une cliente de l’établissement a été touchée par la condition de cette dernière. « J’étais sur le point de jeter mes restes de poulet quand j’ai entendu une petite voix qui me demandait si je pouvais lui donner à manger. Je me suis retournée et c’était elle »

carmen mendez

carmen et son compagnon

« Pas assez »

Non contente de cet acte d’humanité, Carmen Mendez était persuadée qu’elle pouvait faire plus. Après lui avoir donné les restes de son repas, la femme a alors pris une décision qui est malheureusement peu courante. Résolue à illuminer sa journée, Carmen l’invite alors à déjeuner dans le restaurant où mangeaient les clients indifférents. « Je voyais le dégoût et le mépris dans le visage des gens quand la pauvre femme était en train de manger » s’émeut la philanthrope. Face à cet acte d’humanité, la sans-abri a enlacé Carmen en éclatant en sanglots. Une scène touchante que son petit ami a immortalisé.

carmen mendez

Un message poignant

Après cette étreinte émouvante, Carmen ne comptait pas s’arrêter en si bon chemin. Pour sensibiliser le public à la cause des indigents, elle écrit un message poignant sur les réseaux sociaux. « J’ai hésité à publier cette image mais en réalisant que nous avons tout pour être reconnaissants des bienfaits que nous accorde la vie, je la partage.[…] J’ai été attristée de témoigner de l’indifférence des clients du restaurant alors j’ai décidé d’agir à mon échelle. Elle méritait bien un repas chaud donc je lui ai offert. Je n’ai jamais ressenti autant de gratitude de la part d’une personne. Elle m’a serrée dans ses bras comme personne ne l’a jamais fait. Ne jugez pas une personne sans-abri. Elles ne sont pas paresseuses ou droguées » Son témoignage a été vastement relayé et partagé par 97 000 internautes. Un message qui appelle à la compassion face au sort de ces personnes laissées pour compte.

Les sans-abri : un état d’urgence

Les associations françaises venant en aide aux sans-abri sont quelquefois dépassées par la situation déplorable et la demande croissante de foyers. Selon ces organismes, en période de grand-froid, 200 000 sans domicile fixe ont besoin de soins et de nourriture. Bien que les efforts des bénévoles permettent de donner un peu de dignité à ces personnes en détresse affective et matérielle, il incombe à la société civile de participer à l’amélioration de la condition humaine. Ces personnes que vous rencontrez tous les jours ne demandent parfois qu’un sourire, qu’un égard, qu’une parole bienveillante. Il nous appartient de donner à notre échelle un bien qui pourrait les soulager en cette période dévastatrice et profondément marquée par la solitude.

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