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Elle place une caméra cachée dans la maison de retraite de sa mère pour voir si le personnel prend soin d’elle

Découvrez l’histoire de ces sœurs qui ont placé une caméra cachée dans la maison de retraite de leur mère. Les vidéos leur ont fait découvrir le pire car il s’avérait qu’elle vivait un véritable calvaire.

Il n’est pas rare que des maltraitances soient percées à jour dans les maisons de retraite. Cette fois, cette mère en a fait les frais et c’est grâce à ses filles que la cruauté qu’elle subissait a été révélée au grand jour. Relayé par nos confrères de BBC, ce témoignage montre le calvaire qu’a vécu cette personne malade.

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Kelly Lewis et Michel Lewis ont découvert avec horreur le calvaire de leur mère – Source : Mirror

Joy Lewis a vécu un véritable cauchemar dans une maison de retraite

Après avoir eu des doutes en voyant l’état de leur mère, ces trois sœurs ont demandé l’installation de caméra de vidéosurveillance. Après avoir vu les vidéos, elles ont découvert que trois membres du personnel de la maison de retraite ont maltraité Joy Lewis, une résidente de 71 ans. Les images montraient explicitement son calvaire. Elle a été traînée dans son lit au lieu que du matériel de levage soit utilisé et on lui a refusé d’utiliser les toilettes. Le directeur de l’établissement a refusé de commenter cette affaire.

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Joy Lewis trainée de son lit par le personnel soignant – Source : Mirror

La maison de retraite a depuis été fermée

L’histoire de Joy Lewis a servi à rendre justice à d’autres résidents. Une des images de vidéosurveillance montrait que la septuagénaire, atteinte de la maladie de Parkinson et de démence, n’était pas retournée pendant la nuit. La résidente souffrait d’escarres, des ulcères dues à un alitement prolongé. Un manque de soins manifeste qui montre l’indifférence du personnel à l’égard de ses résidents. Un autre a également été filmé en train de demander à aller aux toilettes sans que personne n’accorde suite à sa requête. Lorsqu’il n’a plus résisté, il s’est fait insulter par le personnel. Depuis, la maison de retraite a été fermée peu de temps après le départ de Joy LewisCes établissements sont les premiers visés par la crise du Covid-19. Ils reçoivent l’ordre de ne pas réanimer leurs patients.

« Elle mendiait de la nourriture »

Kelly Lewis, la fille de Joy était ulcérée par ces maltraitances que sa mère subissait au quotidien. Sur les vidéos, elle pouvait voir que cette dernière, après avoir été réveillée à 5h00 s’est vue refuser l’accès aux toilettes. « Attendez une minute, nous avons d’autres personnes à réveiller ». Malgré ses cris et supplications, aucune personne ne l’a aidée. La mère maltraitée a même proposé de l’argent au personnel pour l’aider. « Elle mendiait pour aller aux toilettes, pour l’eau et pour la nourriture. C’est juste dégoûtant. Ce sont des besoins de base qui doivent être pris en charge » s’indigne sa fille.

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Kelly et sa mère Joy – Source : Feature World

Justice a été rendue pour Joy

Heureusement, Joy a changé de maison de retraite et a aujourd’hui retrouvé le sourire. « C’est une personne différente maintenant » s’enthousiasme Kelly. Puis d’ajouter : « Elle est détendue et heureuse depuis qu’elle est dans une autre maison de retraite ». Aujourd’hui, les enfants de la pensionnaire réclament le droit de faire installer des caméras dans les chambres des personnes vulnérables pour prévenir ces maltraitances. Depuis, ceux qui l’on maltraitée ont été arrêtés. Trois employés ont été suspendus tandis que deux d’entre eux ont été arrêtés. Ils ont été condamnés à 36 semaines de prison avec sursis et 120 heures de travaux d’intérêt général. Cutts, également accusé d’abus, a été puni de 100 heures de la même sanction. Comme la fille de Joy, cette famille a été dévastée de voir comment leur maman était traitée en maison de retraite. Elle était en train de s’étouffer dans sa salive assise sur un bureau d’accueil.

Qu’en est-il de la situation des maisons de retraite en France ?

Si la situation des maisons de retraite aux Etats-Unis est parfois entachée, la condition des EHPAD (établissement hospitalier pour les personnes âgées et dépendantes) est aussi impactée. Le sous-effectif de ces établissements peut conduire à de la négligence ou à de la maltraitance à l’égard des personnes âgées. Interrogée par nos confrères de l’Express, Valérie, une infirmière depuis 10 ans regrette ce rythme soutenu de travail. « On travaille à flux tendu, sans jour de repos et sans remplacement » raconte-t-elle. Sa charge professionnelle est telle qu’elle se dit ne « plus avoir le temps de faire du relationnel ». Une compétence pourtant essentielle pour le soin de personnes isolées souvent en proie à la solitude. Une aide-soignante en France avait également livré un témoignage poignant de ce quotidien. « On laisse les gens dans les EHPAD baigner dans leur merde » s’est-elle révoltée.

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