Une infirmière est décédée d’un cancer du col de l’utérus alors que les médecins lui ont confirmé 6 fois qu’elle n’était pas malade

Le cancer est une maladie pernicieuse qui se caractérise par une prolifération anarchique de cellules cancéreuses à l’intérieur de l’organisme. Souvent, cette maladie n’est pas diagnostiquée à un stade précoce, ce qui peut réduire les chances de guérison. En effet, plus le cancer se propage plus il devient difficile à traiter. Selon The Sun, une infirmière décède d’un cancer du col de l’utérus après que les médecins lui aient dit à six reprises qu’elle n’était pas malade.

Alors que les médecins lui ont confirmé à six reprises qu’elle ne souffrait d’aucune maladie, cette femme de 49 ans est décédée des suites d’un cancer de l’utérus. Comment les professionnels de santé ont-ils pu passer à côté d’un diagnostic aussi grave ? On vous dit tout.

Un cancer du col de l’utérus passé inaperçu

 Les faits se sont déroulés à Thornbury, dans le sud du Gloucestershire en Angleterre. Julie O’Connor, une infirmière âgée de 49 ans, avait suspecté un cancer du col de l’utérus.

Une infirmière est décédée d’un cancer du col

La femme avait des saignements anormaux et en avait informé son médecin traitant. Pendant un an, la femme a fait plusieurs examens médicaux dont une biopsie et un test de frottis à l’hôpital Southemead de Bristol. Mais les médecins l’ont rassuré en lui disant qu’elle n’avait pas de cancer et ont même retiré son nom de la campagne de dépistage prévue.

Une infirmière est décédée d’un cancer du col

Cependant, le médecin généraliste de Julie était inquiet face aux symptômes que présentait sa patiente. Un an plus tard, elle s’est rendue chez un gynécologue dans un hôpital privé qui a tout de suite suspecté un cancer du col de l’utérus.

Une infirmière est décédée d’un cancer du col

Après un examen, le médecin a finalement diagnostiqué le cancer et a trouvé une tumeur de 4,5 cm.

Une « négligence » qui lui fut fatale

Il aura fallu trois ans pour que Julie, mère de deux enfants, reçoive un diagnostic fiable. Mais le cancer s’était propagé et a atteint les os et les ganglions lymphatiques. Après avoir suivi une chimiothérapie et une radiothérapie, Julie a fini par succomber à sa maladie.

Une infirmière est décédée d’un cancer du col

Une enquête a alors été ouverte pour élucider les tenants et les aboutissants de ce drame. Le mari de Julie, dévasté par cette situation a déclaré que « cette négligence est sérieusement préoccupante ».

Une infirmière est décédée d’un cancer du col

Selon l’homme, le scan initial de mars 2017 avait été incorrect et les métastases pouvaient être vues dans l’imagerie d’origine et auraient dû être détectées à l’époque ». Une des gynécologues que Julie avait consulté quelques années plus tôt a déclaré « Il est regrettable que nous l’ayons manqué à plusieurs reprises », avant d’ajouter « J’ai inspecté soigneusement le col de l’utérus et il ne m’a pas semblé suspect ». Le mari de la défunte, consterné, considère que plusieurs personnes ont pu mourir à cause de telles erreurs de diagnostic.

Le cancer du col de l’utérus : symptômes et prévention

Le cancer du col de l’utérus est provoqué dans la majorité des cas par une infection au papillomavirus humain. En France, on considère que le cancer du col de l’utérus touche près de 2920 femmes chaque année, et est à l’origine de 1117 décès. Pourtant, des campagnes de dépistage peuvent permettre de détecter les lésions précancéreuses avant qu’elles ne se développent.

Selon l’Institut National du Cancer, certains symptômes peuvent apparaître lorsqu’une personne souffre d’un cancer du col de l’utérus :

–         Des saignements suite à un rapport sexuel

–         Des saignements anormaux qui se manifestent en dehors de la période de menstruations

–         Des douleurs pendant l’acte sexuel

–         Des pertes blanches

–         Des douleurs dans la zone pelvienne et un inconfort lors de la miction

–         Des envies pressantes et répétitives d’aller à la selle

–         Des douleurs lombaires.

Néanmoins, ces symptômes ne sont pas forcément liés à un cancer et peuvent avoir une autre origine. Il est donc nécessaire d’en informer son médecin traitant.

Comme susdit, le cancer du col de l’utérus est souvent causé par une infection au papillomavirus humain. A savoir qu’il existe deux moyens de prévenir la maladie :

–         À partir de 11 ans, les jeunes filles peuvent avoir recours à une vaccination contre le papillomavirus humain.

–         Entre 15 et 65 ans, les femmes sont invitées à effectuer un test de dépistage du cancer du col de l’utérus tous les trois ans après deux premiers dépistages négatifs à un an d’intervalle.

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