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Un test du COVID-19 a provoqué une fuite de liquide du cerveau chez une femme

Aux Etats-Unis, une femme partie à l’hôpital pour faire un dépistage du coronavirus a été victime d’une fuite de liquide céphalo-rachidien.  Selon un rapport publié dans la revue JAMA Otolaryngology – Head & Neck Surgery, la quadragénaire souffrait d’un problème de santé ce qui a entrainé des complications lorsqu’elle a été soumise au test. Le coton-tige utilisé aurait percé la paroi de son cerveau. 

Si le Professeur Raoult affirme que le coronavirus a perdu de sa virulence, le nombre de tests positifs continue d’augmenter. C’est dans la revue médicale JAMA qu’un article racontant l’histoire d’une patiente américaine ayant souffert d’une fuite du liquide céphalo-rachidien par le nez est paru. Selon Jarrett Walsh, son auteur principal, la patiente venue pour un dépistage COVID-19 avant une opération pour une hernie a remarqué que du liquide transparent sortait de ses narines, rapporte Ouest-France.

La patiente souffrait d’une anomalie crânienne

Suite à une intervention pour traiter de l’hypertension intracrânienne, la quadragénaire a développé une encéphalocèle. Les médecins avaient à l’époque utilisé une aiguille afin de drainer du fluide ce qui a entrainé un débordement de la paroi de son cerveau vers les fosses nasales. Un problème de santé que les médecins n’ont pas diagnostiqué au moment du dépistage.

Jarett Walsh souligne l’importance des tests oraux dans certains cas

Alors que certains chercheurs affirment que le test PCR pourrait détecter les fragments de virus « mort », dans son article, Jarett Walsh met en garde ses confrères sur l’utilisation du test nasal chez les personnes opérées du sinus. Il explique que lors du dépistage, les médecins doivent suivre le protocole à la lettre et ajoute que pour éviter ce type d’incidents les patients ayant été opérés du sinus devraient demander la possibilité de faire des tests oraux.

Un avis partagé par Dennis Kraus, spécialiste 0RL à l’hôpital Lenox Hill à New York. Si le médecin n’a pas participé à l’article, il insiste également sur la précaution lorsqu’il s’agit d’effectuer des dépistages.  « Cela souligne le besoin d’une formation adéquate des personnes administrant le test, et la nécessité d’être vigilants après que le test a été administré ».

La quadragénaire a souffert de maux de tête et de vomissements

Le Dr Walsh a examiné la patiente américaine après que celle-ci ait souffert de maux de tête, de vomissements et avoir développé une raideur à la nuque et une sensibilité à la lumière, pouvons-nous lire sur Ouest France. Il informe dans son rapport que la quadragénaire soupçonne que le test a peut-être été administré un peu trop haut dans sa narine. 

Si la patiente est aujourd’hui complètement rétablie, le Dr Walsh pense que les symptômes dont elle a souffert étaient dus à une irritation de la paroi du cerveau. Si l’anomalie n’avaient pas été diagnostiquée, la femme âgée d’une quarantaine d’année aurait pu être victime d’une infection potentiellement mortelle, ou de l’air aurait pu entrer dans le crâne ce qui aurait entrainer une pression excessive sur le cerveau.

Comment se fait le dépistage du coronavirus ?

En France, le nombre de tests positifs au coronavirus est en augmentation. Nombreux sont ceux à se demander comment le dépistage se fait et où comment trouver un laboratoire pour faire le test. Aujourd’hui, les laboratoires réalisant les tests COVID sont saturés. Afin d’éviter de les surcharger, mieux vaut faire le test uniquement si vous avez un doute, si vous présentez des symptômes ou si le cas contact est avéré, a rappelé le ministre de la santé Olivier Véran.

Puis d’ajouter que pour éviter cette surcharge, de nouveaux tests rapides « antigéniques » devraient bientôt être disponibles. Par ailleurs, la Haute Autorité de Santé a approuvé le recours au test salivaire et antigénique, ainsi que leur remboursement.

Pour diagnostiquer le COVID, il existe différents types de test, notamment le test virologique ou PCR qui est le test de référence et qui s’effectue via un prélèvement naso-pharyngé. Le test sérologique « permet de déterminer si une personne a déjà été infectée en recherchant des anticorps liés au SARS-COV-2 dans le sang.

Enfin, le test antigénique est un test rapide qui recherche une protéine présente dans le virus et se fait également par prélèvement nasopharyngé. Il se fait en 30 minutes et permet donc d’éviter le délai d’attente de résultat qui peut malheureusement être fatale dans certains cas. Aux Etats-Unis, une employée de clinique a perdu la vie en attendant les résultats de son test.

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