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Des chercheurs révèlent que le coronavirus peut se propager plus loin par ceux qui font de l’exercice en plein air

Le coronavirus continue de susciter l’inquiétude à l’échelle mondiale. Aujourd’hui, la pandémie a coûté la vie à plus de 108 182 personnes. Alors que la recherche scientifique en vue de trouver un vaccin ou un traitement se poursuit, les autorités sanitaires mettent l’accent sur la prévention. Dans ce sens, les mesures de confinement et les recommandations de distanciation sociale sont de rigueur. Pour mettre en exergue leur importance, des scientifiques ont établi une simulation reprise par Fox 13 qui montre que la distanciation d’un mètre pourrait être insuffisante.

Le Covid-19 est une maladie émergente qu’on découvre chaque jour un peu plus. Les chercheurs, engagés dans la lutte contre le virus, restent à l’affût de ses caractéristiques et multiplient leurs efforts pour une prévention optimale. Ainsi, l’OMS rappelait qu’une personne infectée par le coronavirus pouvait propager des gouttelettes contenant le virus en toussant ou en éternuant. Dans ce sens, une distance d’au moins un mètre a été établie comme une mesure nécessaire pour éviter de contracter la maladie. Mais une simulation numérique récente de l’éditeur de logiciels Ansys remet en question l’efficacité de ce geste barrière.

Le coronavirus peut-il se propager à plus d’un mètre lors d’une activité physique à l’extérieur ?

C’est au Belgique et aux Pays-bas que des chercheurs ont créé des simulations suggérant que les distances de sécurité actuelles pourraient être insuffisantes.

Pour Bert Blocken, professeur de génie civil à l’Université d’Eindhoven aux Pays-Bas, les gouttelettes contaminées par le virus peuvent circuler lorsque la personne tousse, éternue ou expire de l’air. Et selon les données obtenues, les particules pourraient se transmettre à une personne saine à plus d’un mètre.

“Nous avons donc travaillé dessus pendant deux semaines, jour et nuit, le soir et le week-end”, a déclaré l’expert expliquant avoir pris en considération les données récoltées au cours des mois précédents. Les chercheurs ont pu mettre en évidence le fait que lorsqu’une personne marchait, courait ou faisait du vélo, un sillage faisait en sorte que les gouttelettes respiratoires se propageaient plus loin qu’un mètre. “Ces gouttelettes sont très légères. Elles restent dans l’air et elles ont besoin de temps pour s’installer. Si elles n’ont pas le temps de s’installer, parce qu’une autre personne commence à courir derrière vous, l’autre personne traversera simplement un nuage dense de gouttelettes”, a suggéré le chercheur.

Comment les résultats ont été récoltés ?

Pour établir ces résultats, les chercheurs ont utilisé un logiciel afin de scanner l’organisme des coureurs, des cyclistes et des gens qui marchaient et qui ont laissé des gouttelettes s’échapper de leur bouche quand ils respiraient. Ainsi, ils ont “vu comment les gouttelettes se déplaçaient dans le flux d’air autour des personnes et si elles tombaient au sol ou sur une autre personne”. Grâce à ces simulations, les chercheurs ont observé que l’exercice physique dehors exposait à un risque de contact avec ces particules en cas de proximité avec une autre personne.

Des recommandations de distanciation sociale insuffisantes ?

Thierry Marchal, directeur Santé chez Ansys, a été interrogé par Futura Sciences sur cette simulation numérique. Pour l’expert, cette technologie vise à apporter des axes d’amélioration des gestes barrières recommandés au grand public. Thierry Marchal explique qu’en utilisant des logiciels de modélisation de la dynamique des gouttelettes respiratoires, en imaginant toutes les conditions possibles, cela permet de mieux évaluer les risques de contamination.

Ainsi, Ansys a simulé l’émission des gouttelettes lors d’une pratique sportive. Les résultats montrent que pendant un effort physique, une personne respire plus fort et augmente les risques de contaminer d’autres individus. Ainsi, les chercheurs suggèrent qu’une distance d’au moins trois mètre doit être respectée lors d’une course à pied. En sus, les cyclistes doivent se tenir à 10 mètres les uns des autres. Il peut également être utile de privilégier une configuration différente, à savoir la course côte à côte ou en diagonale, peut-on lire sur la Dépêche.

distance de course

Par ailleurs, les recherches indiquent qu’en dehors de l’activité physique, une distance de 2 mètres devrait être préconisée. “Après 1,5 mètres ou 2 mètres, la majorité des gouttelettes, en matière de volume, rejoignent le sol”, indique Thierry Marchal en précisant que “le risque nul n’existe pas toutefois.”

Faire preuve de prudence

Cette modélisation, qui vise à apporter plus d’informations au sujet de la transmission du virus, préconise des distances de sécurité plus importantes que celles mises en avant par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Au vu des nombreuses informations qui voient continuellement le jour, la prudence reste de mise pour protéger sa santé ainsi que celle de ses proches.

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