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Des scientifiques ont signalé un premier cas de coronavirus provenant d’un cadavre

Depuis l’apparition du coronavirus en décembre dernier en Chine, les scientifiques en apprennent tous les jours sur ce virus jusque-là inconnu. Alors qu’il est admis que la contamination se fait principalement par les voies respiratoires, il semblerait qu’une personne infectée pourrait-être contagieuse même après sa mort. Le 20 minutes rapporte qu’en Thaïlande, un médecin légiste aurait été contaminé en manipulant le cadavre d’une personne atteinte du covid-19.

Une personne infectée peut-être elle contagieuse après sa mort ? A cette question, le Haut conseil de la santé publique apporte une réponse sans équivoque. Dans un avis relatif à la prise en charge du corps d’un patient confirmé ou suspecté d’être atteint du covid-19, l’instance gouvernementale précise que « le risque infectieux ne disparait pas immédiatement avec le décès d’un patient infecté ».

Une première contamination par un cadavre aurait été signalée

Selon le 20 minutes qui reprend l’information de site américain Buzzfeed, un médecin légiste aurait été atteint du nouveau coronavirus en manipulant le corps d’un patient décédé du covid-19. L’information provient d’une lettre publiée pat le Journal of Forensic and Legal Medicine. Pour ses auteurs, il y aurait peu de chances que le médecin légiste ait été infecté par une personne vivante. Ils en veulent pour preuve qu’au moment où ce dernier a été testé positif, la quasi-totalité des personnes atteinte du covid-19 en Thaïlande venait de l’étranger et le nombre de cas locaux était, selon eux, encore limité. Le légiste aurait été toutefois en contact avec des échantillons biologiques et des corps.

S’il est impossible de vérifier avec exactitude si le médecin Thaïlandais a effectivement été contaminé par un cadavre, il n’en est pas moins essentiel pour les professionnels de la médecine légale, les employés de pompes funèbres, le personnel soignant ou encore les proches des défunts de prendre les précautions nécessaires afin d’éviter tout risque de contamination.

Les cadavres continuent d’être contagieux

Si les voies de transmission après le décès sont réduites, le risque infectieux ne disparait pas immédiatement après le décès, informe le Haut conseil de la santé publique. Mais les mystères du coronavirus résistent toujours au monde scientifique. Les connaissances sont à ce jour encore limitées, et il est donc impossible de savoir avec précision la durée de survie du sars-cov-2 dans les cadavres.

Face à cela, Edouard Philippe n’a préféré prendre aucun risque. Dans un décret signé le 1er avril, le premier ministre a interdit la toilette mortuaire pour les personnes décédées de l’infection due au coronavirus, et a imposé un délai maximum de 24h pour la mise en bière des corps, peut-on lire sur Ouest-France.

Dans un souci de précaution, le Haut conseil de la santé publique recommande de placer le corps dans une housse imperméable immédiatement après le décès. Celle-ci devra-être désinfectée avec un produit spécial, capable de détruire les coronavirus, ce qui devrait éliminer les risques d’infection après la fermeture du cercueil. Le HCSP préconise également d’isoler les cadavres et de limiter les contacts. S’il est toujours possible de voir un proche après son décès du covid-19 il est essentiel de respecter les mesures de sécurité en gardant des distances.

Aujourd’hui plus que jamais, perdre un proche est une épreuve dont l’impact peut être irréversible. Enterrer dignement les personnes qui nous sont chères est une problématique qui est au centre des priorités.  Pour cela, des cellules éthiques de soutien ont été mises en place dans toutes les régions, pour « aider et accompagner les professionnels de santé dans la prise de décisions », rapporte Ouest-France.

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