Voici comment fabriquer un déodorant naturel pour ne plus sentir mauvais des aisselles

Il est une zone du corps qui demande une attention bien particulière : les aisselles. Même si certains peuvent passer toute une journée sans appliquer de déodorant, pour la plupart d’entre nous, l’utilisation d’un produit naturel s’impose.

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Transpiration – Source : spm

Pourquoi transpire-t-on ?

Vous souhaiteriez arrêter de transpirer ? Vous avez tort ! Contrairement à ce que l’on pense parfois, la transpiration est loin d’être une malchance ! Elle exerce plusieurs fonctions très importantes. La première est la régulation de la chaleur interne. Au travers d’un échange de liquides à la surface de la peau, le corps va ainsi pouvoir évacuer la chaleur en excès. Afin d’accompagner intelligemment cette fonction, mieux vaut porter des vêtements qui permettent à l’air de circuler et qui ne serrent pas trop au niveau des aisselles. Ensuite, sachez que c’est bien grâce à la transpiration que vous éliminez des déchets, dont le contenu est similaire à celui de l’urine (urée, acide urique, acide lactique etc.). Les glandes sudoripares eccrines sécrètent ce liquide clair et relativement inodore, contenant eau, minéraux et déchets. Et enfin, la troisième fonction de la transpiration consiste à produire une odeur suffisamment forte dont le but est de donner à l’entourage un signal de détresse ou de danger. Les glandes sudoripares apocrines sont en charge de cette fonction qui est provoquée par le stress. Comme vous l’avez peut-être remarqué, les périodes de stress entraînent une sudation accrue !

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Mauvaise odeur transpiration – Source : spm

Et pourquoi diable sent-on mauvais ?

Les glandes apocrines sont localisées principalement sous les aisselles et autour des parties génitales. Elles produisent une sueur relativement épaisse qui contient des protéines et des lipides (le sébum) qui assouplissent la peau et la protègent. Ce mélange de liquide fournit l’alimentation idéale pour certaines bactéries se trouvant sur notre peau. Ce sont ces bactéries qui sont responsables des odeurs plus au moins agréables liées à notre transpiration. En effet, il faut savoir que tout être vivant qui s’alimente rejette fatalement des déchets. Et ceux rejetés par cette flore vivant sous nos aisselles sont très odorants ! Moins on se lave, plus cette sueur s’accumule, offrant aux bactéries un festin de roi. Un lavage fréquent, deux fois par jour, est donc parfois nécessaire pour contrôler le développement des odeurs.

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Déodorant – Source : spm

La stratégie classique, tout ce qu’il ne faut pas faire !

L’approche classique du déodorant consiste à bloquer les glandes sébacées et à les empêcher de produire la sueur. C’est le rôle des sels d’aluminium tant contestés aujourd’hui et impliqués dans de nombreux problèmes de santé. Mais de toute façon, avec ou sans aluminium, bloquer une fonction d’élimination n’est jamais recommandée. Cela permet certes de masquer les odeurs en surface, mais en profondeur, les déchets s’accumulent et ne peuvent pas être évacués.

La solution naturelle, plus intelligente !

Un déodorant naturel doit avoir pour but de réduire et de masquer les odeurs, en contrôlant la propagation des bactéries à l’aide de substances naturelles antibactériennes, sans pour autant inhiber la production de sueur. Le problème est que vous n’avez pas vraiment de choix sur le marché. Alors pourquoi ne pas le préparer vous-même ? Il est vrai que la réalisation n’est pas aussi simple que d’acheter un flacon dans un supermarché. Et l’efficacité peut être variable car nous ne réagissons pas tous de la même manière face au même produit. Mais tous les déodorants « fait maison» répondent au cahier des charges essentiel  : zéro toxines, 100% naturel. Pas si mal, tout de même !

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Pierre d’alun – Source : spm

La pierre d’alun, une solution ?

Quelques mots sur cette pierre translucide tant vantée ces dernières années. La première forme disponible dans le commerce contient du potassium d’alun, extrait d’une roche qui s’appelle l’alunite. Sa taille moléculaire est telle que, d’après les vendeurs, l’aluminium ne peut pas pénétrer au travers de la peau. Les molécules seraient éliminées durant la douche ou par transpiration. La deuxième forme disponible est reconstituée à partir des restes de l’industrie chimique du textile. Elle contient de l’ammonium d’alun, et est vendue sous la dénomination de pierre d’alun elle aussi. Et pourtant, c’est tout sauf une option naturelle, ce qui nous rappelle là encore que le marketing peut être très trompeur. Que l’on parle de la première ou de la deuxième forme, soyons clair : le corps n’a jamais eu besoin d’aluminium pour fonctionner. Il n’existe pas d’état de « carence en aluminium». Bien au contraire, l’aluminium est toxique. Et, naturelles ou pas, ces pierres contiennent de l’aluminium. De plus, aucune étude ne confirmerait le fait que ces cristaux soient en effet trop gros pour ne pas pénétrer dans notre système. Alors par principe de précaution : évitez ces pierres.

Déodorant liquide

Voici une première recette simple et rapide à préparer. La qualité première de ce déodorant, liée à l’acide tannique de certaines plantes, est son astringence. Cela signifie qu’il permet de resserrer les pores de la peau en les tannant littéralement. Les tannins tonifient la peau et les muqueuses et leur redonnent une certaine fermeté. Ils recouvrent notre peau d’une fine couche qui va freiner les sécrétions sans pour autant les supprimer. C’est l’hamamélis (Hamamelis virginiana) qui va nous offrir ses tannins. Cette plante est souvent utilisée pour les applications externes, que ce soit pour raffermir des jambes fatiguées -conséquence d’une insuffisance veineuse-, ou pour resserrer une plaie suintante. Elle est d’odeur relativement neutre et fournit une bonne base pour ce déodorant. Achetez un hydrolat d’hamamélis dans une boutique de produits naturels. Pour la parfumer, quoi de mieux que les huiles essentielles (voir encadré) ? D’autant plus qu’elles sont antibactériennes et réduisent donc la quantité de bactéries responsables de l’odeur désagréable de la sueur. Placez 1 cuillère à soupe de vodka dans un flacon pulvérisateur. Rajoutez 30 gouttes d’huiles essentielles de votre choix et mélangez bien (l’alcool est nécessaire pour diluer les huiles essentielles dans un premier temps, afin de les incorporer ensuite dans l’hydrolat dans un deuxième temps). Rajoutez ensuite 100 ml d’hydrolat d’hamamélis dans le flacon. Mélangez et votre déodorant est prêt à l’emploi. Vous pouvez utiliser d’autres hydrolats à la place de l’hamamélis, comme celui de lavande pour une peau fragile et en[1]flammée, ou celui de rose, qui sera légèrement astringent et très floral. Ces hydrolats seront généralement plus aromatiques et donc plus agréables au nez, mais moins efficaces au niveau du contrôle des sécrétions.

Quelques mélanges d’huiles essentielles (pour 100 ml d’hydrolat d’hamamélis)

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Huille essentielle de Lavande – Source : spm

 

Mélange 1 pour hommes :

  • 20 gouttes de lavande vraie (Lavandula angustifolia)
  • 10 gouttes de sauge sclarée (Salvia sclarea)
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Gouttes de citron – Source : spm

Mélange 2 pour hommes :

  • 15 gouttes de citron (Citrus limomum)
  • 15 gouttes d’orange douce (Citrus sinensis)
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Cannelle de Ceylan– Source : spm

Mélange 1 pour femmes :

  • 20 gouttes de vanille de Madagascar (Vanilla planifolia)
  • 10 gouttes de cannelle de Ceylan (Cinnamomum zeylanicum)
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Ylang ylang – Source : spm

Mélange 2 pour femmes :

  • 15 gouttes d’ylang ylang (Cananga odorata)
  • 15 gouttes de cannelle de geranium rosat (Pelargonium graveolens)

Déodorant solide

Le déodorant solide se rapproche de la consistance du fameux « stick » commercial. Il est un peu plus long à préparer, mais plus pratique à transporter dans son sac.

Les ingrédients décrits ci-dessous se trouvent dans les boutiques de produits naturels. Les huiles et la cire d’abeille fournissent la base nourrissante. La poudre d’arrow-root apporte un effet adoucissant sur la peau et rajoute une consistance supplémentaire au déodorant. Les huiles essentielles constituent la partie odorante et antibactérienne.

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Beurre de karité – Source : spm

Vous aurez besoin d’un petit bocal en verre avec couvercle pour préserver votre déodorant

  • 30 g huile de noix de coco
  • 20 g beurre de karité
  • 10 g huile d’amande douce
  • 10 g cire d’abeille
  • 20 g de poudre d’arrow-root
  • 5 gouttes d’huile essentielle de thym à géraniol (Thymus vulgaris)
  • 5 gouttes d’huile essentielle de romarin à verbénone (Rosmarinus officinalis)
  • 10 gouttes d’huile essentielle de lavande vraie (Lavandula angustifolia)

Placez l’huile d’amande douce dans un récipient au bain-marie. Faites-y fondre l’huile de noix de coco et le beurre de karité. Rajoutez ensuite la cire d’abeille. Une fois la cire fondue, rajoutez la poudre d’arrow-root. Mélangez pour obtenir un liquide homogène. Versez dans un petit bocal en verre et laissez refroidir. Lorsque vous voyez le mélange commencer à se figer sur les parois du bocal (vous verrez apparaître un anneau opaque), rajoutez les huiles essentielles, mélangez une dernière fois pour incorporer les huiles, puis placez le couvercle sans attendre.

La quête du déodorant parfait

Arriver au déodorant naturel parfait est plus un art qu’une science. C’est un processus itératif qui demande de la curiosité et quelques essais infructueux. De plus, l’attrait du produit final dépend des goûts personnels, certains préfèreront une consistance ou des parfums différents de ceux proposés. Mais la quête en vaut la peine, l’application de cosmétiques chimiques sur la peau étant une énorme source de stress pour certains de nos organes comme le foie.

Lorsque vous expérimenterez les déodorants fait maison, faites les premiers essais chez vous avec des habits qui ne craignent rien. Un petit temps d’adaptation peut être en effet nécessaire, surtout si vous êtes habitué aux déodorants classiques anti-transpirants du commerce. Après avoir expérimenté nos pistes, vous pourrez vous lancer dans vos propres expérimentations en choisissant les parfums qui vous correspondent le mieux. La place est à vous !

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Curcuma – Source : spm

Le curcuma, news une alternative sûre et efficace pour l’arthrose !

L’arthrose est une maladie dégénérative chronique des articulations entravant fréquemment nos mouvements. Les anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) sont le recours médicamenteux principal pour le traitement symptomatique de l’arthrose avec de nombreux effets secondaires à la clef. Les curcuminoïdes sont des produits phytochimiques polyphénoliques identifiés dans le curcuma ayant des propriétés anti-inflammatoires établies avec des effets protecteurs sur nos cellules cartilagineuses, les chondrocytes. Deux groupes de patients arthrosiques des genoux ont reçu dans une étude soit 1500 mg de curcuminoïdes en trois doses fractionnées soit un placebo pendant six semaines. Les résultats ont montré des améliorations significatives sur la douleur et la fonction articulaires pour le groupe curcuma… et sans aucun effet indésirable noté.

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