Une nouvelle enquête révèle les fantasmes tabous de la plupart des gens

Le fantasme sexuel peut revêtir plusieurs formes, du fétichisme au masochisme jusqu’à faire l’amour dans des endroits insolites. Il serait tout à fait normal d’avoir des fantasmes sexuels et pour beaucoup de gens, ils restent un sujet tabou alors qu’ils demeurent importants pour mener une vie sexuelle épanouie. Ainsi, ils entrent dans le cadre de l’imagination faisant des rêves une excitation pouvant amener à l’explosion de la jouissance.

Les fantasmes ont toujours existé que ce soit chez les hommes ou les femmes. D’après le professeur Jacques Lansac et Patrice Lopes, auteurs du livre Questions sexo, les trois fantasmes les plus courants chez les français sont l’adultère, le sadomasochisme et l’homosexualité.    

Par ailleurs, le docteur Justin J. Lehmiller, professeur américain de psychologie sociale, chercheur au Kinsey Institute  et auteur du livre Tell Me What You Want, a établi de son côté une enquête sur les fantasmes et a révélé qu’ils diffèrent en fonction de l’âge, du sexe et de la personnalité de chaque individu. Un groupe de 4 000 américains a été interrogé sur leur personnalité, leurs histoires sexuelles ainsi que la fréquence de leurs fantasmes. 97% d’entre eux ont répondu qu’ils avaient des fantasmes sexuels en faisant ressortir trois catégories qui ont fait l’unanimité chez la plupart d’entre eux :

  • Le sexe en groupe qui peut être du sexe à trois ou multi partenaires
  • Le sexe violent ou brutal y compris l’esclavage et la gamme allant jusqu’au sadomasochisme complet.
  • La nouveauté pour essayer de nouvelles poses ou de nouveaux jouets ou encore un nouveau partenaire.

Ainsi, les fantasmes peuvent être un indicateur psychologique qui permet de mettre en lumière nos besoins psychologiques satisfaits et ceux qui ne le sont pas. D’ailleurs, certains iront même jusqu’à visualiser leurs désirs enfouis plusieurs fois par semaine, voire plusieurs fois par jour.

Le fantasme des hommes et des femmes sont différents

Il ressort de cette étude que les hommes avaient des désirs émotionnels et s’intéressaient aux fantasmes tabous et peuvent même faire des fantasmes sexistes tandis que les femmes avaient des envies qui relevaient plus des scènes des films érotiques de la catégorie sadomasochisme ou encore des relations homosexuelles. Cependant, le sexe multi partenaire reste le désir sexuel commun aussi bien pour la femme que pour l’homme. 

Par ailleurs, d’après le docteur Lehmiller, il existe un lien entre le fantasme sexuel et les antécédents comme la première expérience sexuelle. En effet, si une jeune fille par exemple, a perdu sa virginité d’une manière non conventionnelle, il en découlera des envies et des désirs sexuels des plus libertins.

La personnalité joue un rôle important 

En même temps, la personnalité a pour sa part un rôle important dans l’imagination des fantasmes et d’après le docteur Lehmiller, ces derniers diffèrent en fonction de la personnalité de chaque individu. Ainsi, les extravertis seraient plus attirés par le sexe en groupe ou par la polygamie alors que les introvertis désireraient des rencontres insolites, relevant de l’interdit. Pour ces derniers, le docteur Lehmiller explique qu’ils pourraient avoir du mal à établir des liens sociaux diversifiés ce qui les pousse à s’orienter vers une expression sexuelle de compensation. Ainsi, nos fantasmes reflètent notre vraie personnalité et répondent à nos désirs enfouis, psychologiquement parlant.

Les fantasmes changent avec l’âge 

Avec l’âge on cherche le changement, tandis que les jeunes générations fantasment sur la passion parce qu’elles n’y ont pas encore goutté. En avançant dans l’âge, on a tendance à se lasser des relations sexuelles basées sur l’amour et l’émotion ; on cherche alors à diversifier ses plaisirs comme avec le sexe en groupe. Ainsi, selon le docteur Lehmiller, « nos besoins psychologiques changent avec l’âge et nos fantasmes sexuels évoluent de manière à répondre à ces nouveaux besoins ».

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