Une maman diagnostiquée d’une forme rare de cancer du sein pendant sa grossesse donne naissance à un bébé « miracle »

Pour une myriade de mamans, la grossesse est un premier contact avec le bébé et se passe dans les meilleures conditions possibles. Toutefois, il arrive que certaines femmes soient confrontées à des complications qui viennent mettre leur santé ainsi que celle de leur enfant en danger. Ce fut le cas de cette maman qui a découvert, au cours de sa grossesse, qu’elle était atteinte d’une forme rare de cancer du sein. Ce témoignage nous est relayé par nos confrères du journal The Sun.

Lorsqu’une maladie inattendue se déclare pendant une grossesse, les mamans se retrouvent face à une décision difficile. Elles sont alors partagées entre l’option de mettre un terme à leur grossesse afin d’éviter que leur bébé n’en souffre, ou de donner une chance à ce bébé de naître sans aucune certitude qu’il survivra ni qu’il aura une vie normale.

Jade Devis, une maman de 36 ans, a fait le second choix : en découvrant en pleine grossesse qu’elle était atteinte d’une forme rare de cancer du sein, elle a décidé de s’accrocher à son bébé et lui donner une chance de naître, et elle a eu raison car elle a fini par donner naissance à un petit garçon “miracle”.

Un radiologue avait ignoré l’un de ses symptômes

Selon la Loma Linda University Health (LLUH), lorsque Jade Devis a ressenti une masse dure au niveau de son sein, un radiologue lui a assuré que c’était un simple symptôme de grossesse. Toutefois, la maman de 36 ans sentait que quelque chose n’allait pas et a réclamé qu’une biopsie soit faite. Cette dernière a révélé que Jade était atteinte d’un cancer du sein triple négatif de stade 2, qui est un cancer relativement rare. En effet, seuls 10 à 20% des cancers du sein sont triple négatifs.

Selon la Société canadienne du cancer, ces cancers ne sont pas influencés par les hormones comme l’oestrogène ou la progestérone, ni par la protéine HER2. Ils ne répondent donc pas aux traitements hormonaux et nécessitent absolument un traitement plus agressif. De surcroît, ce cancer est lui-même connu pour être plus agressif que les autres et pour présenter un pronostic de vie plus faible et des chances de récidive plus élevées.

Malgré les faibles chances de survie, Jade Devis n’a pas baissé les bras 

Bien que son bébé semblait condamné par les médecins, Jade n’a pas baissé les bras et a décidé de porter son enfant jusqu’à sa naissance afin de lui donner une chance de survivre : “Je ne savais pas ce que je pensais de cette grossesse jusqu’à ce qu’on me déclare que je devais l’interrompre […]. C’est à ce moment là que j’ai ressenti quelque chose au fond de moi, je voulais garder mon bébé car je n’allais pas laisser un inconnu décider du destin de mon enfant”, a-t-elle confié à la Loma Linda University Health.

Jade Devis a poursuivi sa grossesse sous haute surveillance médicale

En raison de l’absence de réactivité de son cancer aux traitements hormonaux, Jade fut amenée à suivre une chimiothérapie afin d’empêcher le cancer de se propager dans son corps. Ainsi, elle fut sous la supervision continue du Dr. Gayathri Nagaraj, une spécialiste du cancer du sein au Loma Linda University Cancer Center ainsi que celle d’un pharmacien, d’un diététicien, d’un infirmier, de travailleurs sociaux et d’obstétriciens à haut risque.

La femme de 36 ans a donné naissance à un petit garçon miracle 

En juillet 2019, les efforts ainsi que la persévérance de Jade ont porté leurs fruits lorsqu’elle a mis au monde un petit garçon en bonne santé.

“Mon petit garçon est mon enfant miracle […] Cela paraît surréaliste de repenser à ma grossesse et à la peur insoutenable qui l’a accompagnée. Je me sens bénie lorsque je regarde mon fils, et je ne peux rien demander de plus”.

Un dénouement heureux pour cette maman qui a fini ses traitements fin novembre selon le LLUH.

Le cancer du sein : l’importance du dépistage 

Le cancer du sein est un véritable fléau qui emporte des millions de vie chaque année. Pour cette raison, il est important d’effectuer des dépistages fréquents, surtout à partir de 50 ans, afin de pouvoir le diagnostiquer à temps.

S’il lui arrive de survenir en pleine grossesse, il faut savoir que le risque de cancer du sein durant cette phase reste relativement faible et ne se manifesterait qu’au cours d’une grossesse sur 1000. Toutefois, un auto-examen des seins régulier est indispensable pour détecter la présence de masses, de douleurs, d’eczéma localisé ou de ganglions gonflés au niveau des aisselles. Une pratique fortement encouragée par la société des obstétriciens et des gynécologues du Canada.

En cas de doute, des examens impliquant un professionnel de santé sont également requis, pour déterminer la prise en charge de la femme enceinte. La décision devra alors se faire en pleine confiance entre l’équipe médicale, la mère et le partenaire.

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