Une maman découvre des marques de morsures et d’ecchymoses sur son bébé de 6 mois à la garderie

Alors qu’elle pensait avoir confié son bébé à une bonne garderie, une maman découvre avec horreur des traces de morsures et d’ecchymoses sur le corps de son enfant. Après avoir alerté la police, elle réalise que l’établissement opérait non seulement de manière illégale, mais que ce dernier aurait également enfreint plusieurs règles de sécurité.

Relayé par CBS, le récit d’Anari Ormond fait froid dans le dos. Et pour cause, sa petite fille de 6 mois, Zuri, a souffert de plusieurs blessures sur le corps après avoir passé la journée dans une garderie. L’établissement opérait dans une maison, plus précisément dans le sous-sol. Depuis, il a dû fermer ses portes. Sa directrice, Lisa M. fait quant à elle l’objet d’une enquête.

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La garderie opérait dans le sous-sol – Source : CBS

Des morsures sur l’estomac et des bleus au visage

Anari Ormond, une jeune maman de 23 ans qui affirme que son bébé a souffert de maltraitance, a découvert les faits après avoir été contactée par la responsable de la garderie. Interrogée par ABC, elle raconte qu’on l’a informée que sa petite fille, Zuri, a été laissée “sans surveillance auprès d’un garçon de 2 ans” qui l’aurait mordue 3 fois au niveau de l’estomac. Consternée par cette annonce, la mère se rend immédiatement sur place, redoutant le pire. Mais ce qu’elle découvre est loin de correspondre à ce qui lui a été révélé au téléphone.

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Mordue 3 fois à l’estomac – Source : CBS

“La propriétaire m’a raconté qu’elle est montée à l’étage pour chercher une crème et qu’elle serait tombée dans les escaliers pendant qu’elle portait ma fille et qu’elle était sévèrement blessée” poursuit Anari. Choquée par l’information, elle a quitté l’établissement “le coeur brisé”, pour se rendre à l’hôpital. Le médecin a diagnostiqué une légère commotion cérébrale à l’enfant. Les radiographies n’auraient quant à elle mis aucune fracture en évidence, mais il est probable que ces dernières soient passées inaperçues compte tenu de la petite taille de Zuri, ajoute Anari en rapportant les propos du médecin. 

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Zuri avait des bleus sur le visage – Source : CBS

Par la suite, la jeune femme s’est rendue chez la police et a emmené des photos de sa fille avec ses nombreuses blessures. Ces dernières montraient des marques sur son visage et ses jambes ainsi que ce qui s’apparentait à des morsures sur son estomac. Un cas qui est malheureusement loin d’être isolé. Aux Etats-Unis, une femme avait découvert 25 marques de morsures sur le corps de sa fille de 15 mois après l’avoir récupérée de la garderie. 

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Anari Ormond – Source : CBS

L’établissement a fermé ses portes

Anari indique que l’incident fait l’objet d’une enquête des services sociaux. Le New Jersey Department of Children and Families a quant à lui publié un communiqué, révélant que d’après ses dossiers, la garderie ne disposait d’aucune licence ou de certificat d’enregistrement. Généralement, les  garderies de la région peuvent fonctionner sans licence si elles s’occupent de moins de cinq enfants, mais dans le cas de la J&A Nursery – l’établissement en question dans cette affaire – ce nombre serait inconnu. Anari a également publié un message sur ses réseaux sociaux en expliquant : “Je ne peux ni dormir ni manger et cela continuera probablement jusqu’à ce que justice soit rendue pour ma fille”. Elle confie par ailleurs que les marques de Zuri guérissent peu à peu mais qu’elle reste “traumatisée”. 

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Zuri serait traumatisée – Source : CBS

Selon CBS, Lisa M. aurait commis sept infractions. Parmi elles, l’absence d’issues de secours en cas d’incendie, des conditions sanitaires inadaptées et le travail sans licence. Elle devait comparaître devant un juge pour répondre de ces accusations. Au moment des faits, Anari Ormond avait quant à elle révélé souhaiter engager une poursuite criminelle. 

Comment savoir si un enfant subit des maltraitances ?

Qu’elles soient d’ordre moral ou physique, les maltraitances envers un enfant ne sont pas rares et doivent faire l’objet d’une surveillance accrue des parents. En effet, surtout lorsqu’ils sont en bas âge, ces derniers ne sont pas forcément capables de s’exprimer, d’autant plus que les marques physiques ne sont pas toujours visibles pour témoigner d’un abus, comme pour ce bébé enfermé dans un placard par des employés de la garderie car il ne souhaitait pas faire de sieste. Dans ce sens, il convient de se montrer attentif à tout changement chez l’enfant. Selon la Haute Autorité de Santé (HAS), les symptômes physiques évocateurs d’une maltraitance chez le nourrisson impliquent des pleurs inconsolables ou des fractures non liées à une chute importante ou à un accident. Pour tout âge supérieur, les signes peuvent être : 

  • Des faits rapportés par l’enfant, l’adolescent, un parent ou tout autre tiers
  • Un recours tardif aux soins
  • Des lésions inexpliquées aux causes incohérentes 
  • Des plaintes somatiques répétitives
  • Des résultats scolaires qui chutent ou une déscolarisation
  • Des ecchymoses, notamment sur des zones non exposées
  • Des morsures
  • Des conduites à risque
  • Une fugue
  • Des antécédents d’accidents domestiques récurrents
  • Des brûlures suspectes 
  • Des fractures 

Les signes comportementaux peuvent quant à eux se traduire par un repli sur soi et une attitude craintive. L’enfant peut aussi avoir tendance à éviter le regard, à souffrir de troubles du sommeil ou du comportement alimentaire, de cauchemars, et se montrer agressif. A l’opposé, il peut également être à la recherche d’affection et de contact ou encore démontrer une attitude inhabituelle et des émotions imprévisibles. Enfin, il est important de prêter attention au comportement de l’entourage lorsqu’il interagit avec l’enfant car cela peut aussi constituer un signal d’alarme. 

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