Un parasite transmis par les chats pourrait vous rendre schizophrène

Les animaux domestiques, tels que les chiens et les chats, sont particulièrement appréciés au sein du foyer. Bien qu’ils offrent des avantages pour la santé et le bien-être, ils peuvent également être porteurs de parasites nocifs pour l’Homme et responsables de pathologies. C’est notamment le cas de la toxoplasmose qui pourrait être liée à la schizophrénie selon une étude relayée par le Daily Mail.

Un parasite, le toxoplasma gondii (T. gondii), transmis par les chats, peut conduire à la schizophrénie, selon une vaste étude de chercheurs danois publiée dans Brain, Behavior and Immunity.

Tout d’abord, qu’est-ce que toxoplasma gondii ?

Toxoplasma gondii est un parasite qui provoque une infection appelée toxoplasmose. Le parasite est répandu dans le monde entier et il semblerait qu’un tiers de la population mondiale en est infecté. Peu de personnes infectées présentent des symptômes, car un système immunitaire en bonne santé peut le combattre, mais il peut avoir des effets similaires à ceux de la grippe. Cependant, il peut causer des complications plus graves chez les femmes enceintes et les personnes dont le système immunitaire est affaibli comme les personnes porteuses du VIH. La toxoplasmose peut être contractée par le chat qui s’infecte en mangeant de la viande contaminée ou tout simplement en chassant des oiseaux, des souris ou des rats. Il peut aussi s’infecter en ingérant des toxoplasmes qui ont été excrétés par d’autres animaux infectés.

La plupart des infections disparaissent sans traitement, même si des médicaments sont disponibles pour les personnes à risques.

Pourtant aujourd’hui, les chercheurs craignent que ce parasite n’entraîne la schizophrénie. Une étude danoise a montré que le parasite augmente de 50% le risque de développer ce trouble. Il existe déjà des liens inhabituels entre T. gondii et la prise de risque, la dépression et les accidents de voiture.

Les scientifiques de l’Université de Copenhague ont analysé les données de plus de 80 000 personnes participant à une étude sur les donneurs de sang, parmi lesquelles 2 591 personnes étaient atteintes de troubles psychiatriques. Les chercheurs, dirigés par le Dr Kristoffer Sølvsten Burgdorf, ont recherché des traces de T. gondii. Le parasite a été détecté dans le sang d’un quart de la population étudiée par l’équipe de Copenhague.

Des résultats surprenants

Les résultats ont montré que les patients infectés par T. gondii étaient près de 50% plus susceptibles d’avoir reçu un diagnostic de schizophrénie que les autres patients. L’association était encore plus forte lorsque l’on tenait compte de la temporalité, c’est à dire chez les patients chez qui la schizophrénie n’avait pas encore été diagnostiquée.

Le Dr Burgdorf et ses collègues ont affirmé que :

« L’infection pourrait contribuer au développement de la schizophrénie ».

Le parasite pourrait perturber l’action d’un acide aminé dans le corps, le tryptophane, ce qui conduirait à la sécrétion de grandes quantités de métabolites, présents chez les personnes atteintes de schizophrénie. Ils ont ajouté :

« Le tryptophane est également un précurseur essentiel de la sérotonine, qui est impliquée dans les troubles dépressifs. »

Les chercheurs ont déclaré que leur étude ne tenait pas compte des facteurs socio-économiques pouvant influer sur la probabilité d’avoir un trouble psychiatrique. Mais leurs découvertes « statistiquement significatives » s’ajoutent à un nombre croissant de preuves que le parasite a des effets cognitifs étranges.

Chez l’homme, T. gondii peut entraîner une toxoplasmose, qui provoque des symptômes pseudo-grippaux qui peuvent être largement méconnus. Selon certaines études, les femmes enceintes qui ingèrent le parasite en début et pendant la grossesse, et qui ne sont pas immunisées (c’est-à-dire qu’elles n’ont jamais contractées la toxoplasmose),peuvent subir une fausse couche. Par ailleurs, le fœtus peut souffrir de mort in utero, de troubles du développement, de lésions cérébrales et de troubles oculaires survenant à l’âge adulte selon les explications de Hélène Yera, médecin spécialisée en pathologie infectieuse et tropicale, clinique et biologique de l’hôpital Cochin, dans un article deLibération. Heureusement, la prévention systématique de la toxoplasmose en cas de grossesse, un suivi régulier et des mesures d’hygiène permettent d’éviter la contraction de ce parasite.

Inutile d’avoir peur de votre chat !

En réalité, les excréments du chat représentent principalement un facteur de risque et seulement 0,1 % des contaminations par le toxoplasma résulterait des selles de chat. Un chat qui a toujours été élevé dans un appartement, qui ne sort pas et mange des croquettes n’a quasiment aucun risque d’être porteur du parasite. Pour les autres, des mesures d’hygiène simples permettent d’éviter toute contamination par le chat :

  • Changez la litière de votre chat tous les jours et utilisez des gants.
  • Placez la litière loin du lieu de préparation des repas.
  • Ne donnez pas de viande crue à votre chat.

Vous pouvez toujours profiter de votre compagnon préféré en toute sécurité car le chat est aussi un médicament naturel, qui diminue notamment le stress et l’anxiété.

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