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Un médecin retire le clitoris d’une fille de 3 ans pour l’empêcher de se masturber

Interdites dans la plupart des pays, les mutilations génitales ont pour but de réduire la sexualité à la procréation. Ce docteur chrétien a commis un acte irréparable en pratiquant une ablation du clitoris à une fille de 3 ans. Découvrez l’histoire de cette opération atroce qui avait pour but « d’empêcher la masturbation ». Désormais adulte, cette victime s’exprime pour sensibiliser les autres.

Relayé par nos confrères du Guardian, ce témoignage est poignant. Et pour cause, cette femme a subi une ablation du clitoris alors qu’elle n’avait que 3 ans par un médecin chrétien. Elle raconte cet événement traumatisant qui l’a mené vers la lutte contre ce qu’elle a subi.

Un sentiment de trahison

C’est en 1947 qu’a eu lieu cette ablation commune dans le continent Africain. Renée Bergstorm se remémore le jour où un médecin lui a retiré son clitoris. Pourtant, elle ne fait pas partie des civilisations où cet acte est légion. Au contraire, c’est une caucasienne du Midwest, aux Etats-Unis. Sa mutilation génitale a eu lieu dans une clinique par un médecin chrétien qui voulait l’empêcher de se masturber. A l’époque, l’excision n’était pas une pratique illégale aux Etats-Unis. « Je me souviens de cette douleur atroce et de ce sentiment de trahison » s’émeut la dame qui a désormais 73 ans. Le docteur a utilisé un scalpel pour lui retirer cet organe essentiel à la sexualité d’une femme. Elle raconte qu’on lui avait interdit d’en parler.

« Le péché de la masturbation »

Après de longues années de silence, Renée se rappelle s’être sentie très seule et intriguée par cette intervention. Elle se demandait ce qu’on lui avait enlevé et qu’est-ce que cela ferait d’avoir l’organe qui a été retiré par ce médecin. « A 15 ans, je l’ai consulté au sujet d’une sensation de tiraillement au niveau de ma cicatrice. Sans le savoir, je suis allée à la même clinique où l’on m’a excisée. » se remémore-t-elle. Après l’avoir auscultée, le docteur lui a offert un livret intitulé « Le péché de la masturbation ». C’est lorsque la femme devait accoucher qu’elle a ressenti les séquelles de cet acte qui a pour but de neutraliser le plaisir sexuel. Elle raconte : « Mon enfant et moi aurions pu mourir. L’impact général des mutilations génitales féminines est la difficulté à accoucher » La naissance de son aîné sera un véritable cauchemar.

Un obstétricien bienveillant

Ce que Renée ne savait pas est que la souffrance n’allait pas seulement s’arrêter au jour de sa mutilation. Elle allait également souffrir lors de la naissance de son enfant car la cicatrice de cette mutilation ne s’étirait pas. Elle témoigne : « Je voulais être complètement éveillée pour mon accouchement mais mon obstétricien a effectué une épisiotomie étendue sous anesthésie qui a mis des mois à guérir ». Seul son obstétricien s’est montré plein de sollicitude à l’égard de cette femme qui souffre de cette blessure. Il était choqué de connaître son histoire.

« Des propositions répugnantes »

Après la rencontre de cet obstétricien plein d’empathie, ses deux accouchements seront pires car les médecins la considéraient comme « une expérience scientifique ». Renée raconte qu’on lui a proposé de lui mettre un faux clitoris en lui retirant un de ses tétons. « J’ai trouvé ces propositions répugnantes et je les ai rejetées », raconte-t-elle navrée que son médecin précédent ne soit plus disponible pour suivre ces jours si spéciaux. Heureusement, cette douleur s’est atténuée à l’âge de 50 ans où le stigmate de ce jour traumatisant s’est séparé lors de la ménopause. Le clitoris est parfois la seule zone à stimuler pour prendre du plaisir, d’où son caractère indispensable. Cet organe est caractérisé par 12 choses.

Qu’est-ce que la clitoridectomie ?

Comme expliqué dans le site excision parlons-en, l’excision est pratiquée fréquemment en Afrique et on distingue 4 types de mutilations sexuelles féminines. L’ablation du clitoris, un organe clé dans l’orgasme féminin,  peut être partielle ou totale tandis que l’excision comprend même le retrait des petites lèvres ou grandes lèvres. Pour ceux qui pratiquent cette coutume qui crée de nombreux traumatismes et dommages physiques pour les femmes, il s’agit souvent de perpétuer une tradition, protéger sa fille et lui permettre « le meilleur futur possible » avec une possibilité de se marier et donc de rester vierge.

Une mutilation étendue dans le monde entier

Les mutilations génitales ne concernent pas seulement l’Afrique avec des pays tels que l’Ethiopie, le Djibouti, la Mauritanie, l’Egypte, le Sénégal, le Kenya, le Yémen, mais aussi  d’autres territoires asiatiques comme l’Inde ou l’Indonésie. Claudia Cappa , spécialiste en statistiques à l’Unicef, explique  que l’agence des Nations unies avait lancé un programme d’accompagnement visant à arrêter les mutilations génitales féminines dans certains pays afin de protéger l’intégralité des parties intimes de ces femmes.

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