Un bébé a été empoisonné par le lait maternel qui contenait des résidus de drogues

Un bébé a été empoisonné par le lait maternel qui contenait des résidus de drogues


Un bébé a été empoisonné par le lait maternelle qui contenait des résidus de drogues

Un bébé de 11 semaines est mort en Pennsylvanie aux Etats-Unis après qu’il ait ingéré une dose mortelle de drogues par allaitement. Sa maman Samantha Jones, se retrouve accusée d’homicide après que l'autopsie ait révélé que des traces de méthadone, d'amphétamine et de méthamphétamine avaient été décelées dans le sang du nourrisson et avait donc contribué à sa mort.

Un bébé a été empoisonné par le lait maternelle

Mort après avoir été empoisonné par des drogues ?

Samantha Jones, jeune maman Américaine de 30 ans vient d’être accusée d’homicide après que son bébé de 11 semaines soit mort à la suite d’un empoisonnement aux opiacés par lait maternel.

Samantha, la maman aurait été dépendante aux analgésiques mais aurait pris de la méthadone pendant sa grossesse afin de pallier à sa dépendance et tout ceci en continuant d’allaiter son fils.

L’autopsie a révélé que des traces de méthadone, d’amphétamine et de méthamphétamine avaient été détectées dans le sang du nourrisson et avait contribué à sa mort. Samantha a bien déclaré aux enquêteurs qu’on lui avait prescrit de la méthadone depuis sa grossesse pour l’aider à gérer sa dépendance aux analgésiques opioïdes.

L’avocat de Samantha, Louis Busico, a déclaré que celle-ci aimait son fils et qu’elle n’a jamais eu l’intention de lui faire du mal.

La dépendance aux drogues chez les femmes enceintes 

Rien qu’en France, une expertise de l’Inserm relatée par  Cairn.info, publiant des revues de sciences humaines et sociales, estime entre 1 000 et 2 500 sur l’année 2003, le nombre de femmes enceintes prenant du Subutex, un traitement de substitution aux opiacés (substances dérivées de l’opium). En 2007, environ 130 000 patients français bénéficiaient d’un traitement de substitution. Et toujours selon l’Inserm, il existe actuellement en France deux options thérapeutiques pour la dépendance aux opiacés, telles que la méthadone et la buprénorphine,  dans la liste des médicaments autorisés par l’OMS. 

Bien évidemment, le recours aux médicaments opiacés pendant la grossesse nuit de manière significative à la santé de la mère et de l’enfant en impliquant des conséquences graves telles qu’une naissance prématurée, un enfant mort-né ou même un décès en couches sans oublier le risque du syndrome de sevrage natal.

Aux Etats-Unis, un récent rapport du Centre de prévention et de contrôle des maladies (CDC) met en alerte sur la condition d’addiction croissante des femmes enceintes aux opiacés. Le nombre de femmes enceintes dépendantes à cette classe de médicaments a été multiplié par quatre en l’espace de 15 ans aux Etats-Unis.  

Pour le Docteur Walter Kraft, expert dans le traitement du syndrome de sevrage néonatal au Thomas Jefferson University Hospital, toutes les directives soutiennent l’allaitement maternel pour les mères qui suivent des programmes de traitement et ne prennent pas d’autres médicaments illicites ou non médicalement indiqués. Il ajoute que bien que la consommation de drogues à des fins récréatives ne soit pas encouragée pendant l’allaitement, il peut exister des situations où une mère peut allaiter si elle prend des stimulants prescrits médicalement ; ce qui soutiendrait un tant soit peu la défense de Samantha Jones.

Effets et danger des opiacés 

Les opiacés, dérivés de l’opium se rapportent à une substance médicamenteuse narcotique psychotrope. Ceux-ci agissent au niveau des récepteurs opiacés, situés dans le cerveau, et régulent la réponse à différentes réactions telles que les émotions, la douleur ou même le stress. 

Les opiacés sont à l’origine, utilisés à des fins essentiellement thérapeutiques pour leurs propriétés analgésiques. Par ailleurs, une utilisation non conforme d’antalgiques opiacés existe en dehors de son indication médicale, à savoir le traitement de la douleur. Les toxicomanes souffrant d’une addiction aux drogues opiacées (morphine, héroïne) peuvent délibérément contourner l’usage d’antalgiques opiacés pour pallier passagèrement à un effet de manque de drogue et ainsi se soustraire au syndrome de sevrage.

Selon Nicolas Autier, Psychiatre et Directeur de l’Observatoire français des médicaments antalgiques, en France, entre 2000 et 2017, le nombre d’hospitalisations liées à une overdose aux opioïdes a bondi de +167 % et le nombre de décès entre 2000 et 2015 de +146 % et on compterait en France au moins sept hospitalisations par jour et quatre décès par semaine dues à la consommation d’antalgiques opiacés.