« Si on m’avait écouté, il y aurait eu deux fois moins de morts », affirme le professeur Didier Raoult

La gestion de la crise épidémique est au cœur des débats et le controversé professeur marseillais Didier Raoult ne manque pas d’ajouter son grain de sel à ce sujet. D’ailleurs, depuis le début de la crise sanitaire, le virologue sort des sentiers battus en défendant la prescription de l’hydroxychloroquine. Aujourd’hui, il ne lésine pas sur les mots pour exprimer son avis sur la gestion de la pandémie et lance un coup de gueule au sujet du nombre de morts qui aurait pu être évité, comme relayé par nos confrères de BFM TV.

Dans une interview accordée au journal quotidien La Provence, le professeur lance des propos sans fard pour dénoncer la gestion française de la crise épidémique.

« Si on m’avait écouté, il y aurait eu deux fois moins de morts »

Ce sont les propos du professeur Raoult qui estime que la peur des risques a fini par causer beaucoup de morts. A ce sujet, il s’exprime : « Depuis le début, je le dis, j’ai peur de la peur ». Pour Didier Raoult, l’épidémie a été gérée plus par la crainte que par une mauvaise gestion médicale. Il ajoute à cet effet « Parmi ces morts, plus de la moitié l’ont été, non pas en raison de la gestion médicale, ni du Covid, mais du bordel qu’on a foutu dans la santé, car en pratique, on n’a pas soigné les gens ».

Mais le professeur marseillais ne s’arrête pas là puisqu’il étend son analyse en expliquant que les autorités sanitaires n’étaient pas prêtes pour gérer la pandémie et pour cause, elles étaient terrifiées par la moyenne d’âge conséquente. Ajouté à cela, l’absence d’un « véritable programme réfléchi sur le devenir de la recherche hospitalière et médicale ». A ce sujet, il insiste sur la création de 7 infectiopôles en France, en estimant que les maladies infectieuses doivent être un domaine régalien.

Par ailleurs, le conseil scientifique n’a pas échappé non plus au coup de gueule de Didier Raoult. Selon le professeur, ce dernier n’a pas fait les choix adéquats en matière de gestion de la crise sanitaire. « Si cela avait été un vrai conseil scientifique, on aurait fait des sondages dans quatre ou cinq endroits pour mesurer la cinétique de l’épidémie. On aurait eu des chiffres plutôt que des fantasmes » lance–t-il avec son franc-parler légendaire.

Une importance accordée à d’autres traitements potentiels

Selon le professeur marseillais, une importance accrue a été accordée au Remdesivir, un antiviral considéré comme traitement potentiel du virus Covid-19. « Il n’y en avait que pour le Remdesivir, je n’ai jamais vu ça » a-t-il déclaré. Il n’a pas également manqué de critiquer l’étude publiée dans The lancet, à propos de l’hydroxychloroquine et qui a eu pour conséquence d’engendrer l’interdiction de cette molécule pour traiter le virus mortel. Selon l’infectiologue, dans le cadre de la gestion de la crise, on a fait tout l’inverse de ce qui devrait être fait pour traiter la maladie infectieuse.

Pandémie en France : risque d’une nouvelle vague ?

Alors que l’épidémie est décrite « sous contrôle » par le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, l’on constate toutefois des foyers de contaminations disséminés mais identifiés et appelés « clusters » ; on en dénombre 73 dans le pays, selon LA DEPECHE.

L’Hexagone accorde toutefois une attention particulière à la circulation du virus, à la tension dans les hôpitaux ainsi qu’à la capacité de dépistage pour prévoir et surveiller la propagation du virus pour mieux le maîtriser.

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