“Si Facebook ne m’espionne pas, pourquoi je reçois donc des publicités sur des choses dont je viens tout juste de parler”

Depuis quelques années, de nombreuses personnes accusent l’application Facebook d’épier nos conversations. En effet, quand on voit les publicités qui s’affichent sur notre fil d’actualité, on a l’impression que le site de Mark Zuckerberg connaît parfaitement chacun de ses utilisateurs. En sus, il arrive parfois que l’on parle d’un sujet au téléphone ou directement avec un ami, et que l’on tombe sur une publicité qui parle de ce même thème. Une expérience qui n’a pas manqué de perturber une utilisatrice. Son histoire a été relayée par Wales Online.

Plusieurs internautes se demandent si Facebook s’arrange pour écouter leurs conversations et analyser certaines informations afin de proposer des publicités ciblées sur l’application. Parmi eux: Tyler Mears, une femme persuadée qu’elle se fait espionner.

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Des interrogations pertinentes

Depuis plusieurs années, le site de Mark Zuckerberg est suspecté d’espionner ses utilisateurs en utilisant leur micro. En 2018, le PDG de la société a nié cette proposition devant Gary Peters, un sénateur américain. “Vous parlez d’une théorie du complot qui circule affirmant que nous écoutons ce qui se passe dans votre micro et que nous l’utilisons pour de la pub. Nous ne faisons pas ça”, a insisté Mark Zuckerberg. Pourtant, ces accusations semblent légitimes puisque le site propose des publicités ciblées jugées suspectes. L’histoire de Tyler Mears peut sembler à la fois curieuse et pétrifiante.

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Après avoir acheté un camping-car, la femme discutait avec son conjoint d’un produit spécifique, à savoir un urinoir féminin adapté à des déplacements dans le van. Une conversation à priori brève et anodine qui a débouché sur un fou rire avant de passer aux oubliettes. Le lendemain, Tyler parcourait son fil d’actualité sur Facebook et a été étonnée de voir apparaître une annonce pour des urinoirs féminins.

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Plus tard, une collègue à elle lui a affirmé avoir été sujette à une expérience similaire. Dans les jours qui ont suivi, Tyler a reçu une vidéo sur Youtube montrant un homme qui a voulu poignarder un policier. Outrée, elle a montré la séquence à son partenaire avec qui elle a discuté du fait que le policier avait de la chance de porter un gilet pare-balle. Quelques heures plus tard, en navigant sur Facebook, Tyler a été effrayée de constater une publicité particulière pour un gilet par-balle.

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On aurait pu croire que Facebook avait récolté cette information sur Youtube, mais la vidéo ne mentionnait pas cet objet. Seule sa conversation avec son conjoint était susceptible de contenir cette information. Outrée par ce qui lui arrivait, la femme a envoyé un message au site de Mark Zuckerberg en lui faisant part de ses accusations.

“J’ai expliqué que je pensais que Facebook ciblait les publicités en accédant au microphone de mon téléphone et je leur ai parlé des cas spécifiques de la semaine dernière”, explique Tyler, qui a même envoyé des captures d’écrans des publicités proposés par le site.

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Facebook lui a adressé un lien dirigé vers la page de rédaction où elle pouvait lire “Facebook n’utilise pas le microphone de votre téléphone pour cibler les publicités ou pour changer ce que vous voyez dans le fil d’actualité”. Toutefois, l’application a indiqué “nous n’accédons à votre microphone que si vous nous en avez donné la permission et si vous utilisez activement une fonctionnalité spécifique qui nécessite l’audio”.

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Sur Facebook, les centres d’intérêt de la femme ne comprennent pas ce que l’application lui propose sur les annonces publicitaires, ce qui peut sembler suspect. En sus, Tyler n’avait pas cherché d’urinoirs ou de gilets pare-balle sur Google ou sur un autre réseau social.

Protéger ses données sur les réseaux sociaux

Certains peuvent estimer que protéger ses données sur les réseaux sociaux est une mesure paradoxale. En effet, nombre d’utilisateurs partagent leur vie privée en ligne. Pour autant, il existe tout de même certaines précautions à prendre afin d’éviter que trop d’informations personnelles ne soient à la merci des applications.

Sur Facebook notamment, il est conseillé d’éviter de partager des informations sensibles telles que votre numéro de téléphone, votre adresse, vos opinions politiques ou encore votre religion. Par ailleurs, il est recommandé de vérifier les paramètres de confidentialité pour confirmer ou non que vous souhaitez partager certaines informations à votre sujet.

Vous pouvez également paramétrer votre compte pour limiter le ciblage des publicités en supprimant vos centres d’intérêt.

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