Selon les scientifiques, les parents accros à leurs téléphones portables affectent le développement de leurs enfants

S’il est de notoriété publique que l’addiction aux smartphones impacte fortement les capacités cognitives de l’enfant, celle des parents peut également être délétère. C’est ce qu’affirme cette étudeparue dans le Child Development Magazine. Selon cette publication, cette dépendance peut fortement altérer leur construction neurologique. Explications.

Les premières années de l’enfant sont fatidiques pour son développement cérébral. Des parents accros à leur téléphone peuvent fortement l’impacter et altérer les capacités émotionnelles, linguistiques, sociales et comportementales. Pour le prouver, des chercheurs spécialisés en pédiatrie leur ont demandé le nombre de fois où ils ont été interrompus par des messages ou des appels sur leur cellulaire alors qu’ils étaient avec leurs enfants. Les conséquences résultant de ces habitudes glacent le sang.

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Interrompus au moins 3 fois par jour

Les résultats de cette étude sont frappants. Et pour cause, selon les statistiques, 11% des parents ont déclaré qu’ils ne se faisaient jamais interrompre, 17% ont parlé de deux notifications par jour tandis que 48% ont affirmé être sollicités au moins trois fois par jour. Les effets sur les enfants sont considérables puisque chez ces derniers les troubles du comportement tels que l’agressivité, la timidité et les crises de colère étaient plus fréquents. Des conclusions alarmantes qui en appellent à la prudence de ceux qui consultent souvent leur téléphone.

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Les parents, accros ?

Cette publication inquiétante est confirmée par une autre étude au titre inquiétant : « Les enfants rivalisent avec les téléphones pour l’attention des parents ». Le titre est d’autant plus préoccupant qu’il est appuyé par la proportion de 42% des parents qui passent plus de temps avec leur téléphone qu’avec leurs enfants. La conséquence ?

Ces derniers finissent, par effet de mimétisme, par être eux-mêmes dépendants aux écrans. Ce conditionnement finit par produire une génération aux capacités cognitives réduites en raison de cette addiction, qui peut tristement être transmises à leurs enfants. Un cercle vicieux qui rend capital de diminuer le temps passé au téléphone pour un meilleur épanouissement familial.

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Quels sont les effets des écrans sur les enfants ?

L’addiction des parents aux écrans peut se transmettre aux enfants en raison de l’effet de mimétisme. Cette dépendance peut être réellement destructrice pour ces derniers et ce, surtout à un très jeune âge.

Avant 3 ans, la télévision et les écrans non interactifs encouragent la passivité et empêche les interactions avec l’environnement et les stimuli sensoriels. A partir de 3 ans, les écrans ne doivent pas être installées dans la chambre de l’enfant pour éviter son usage abusif qui peut nuire au développement.

Entre 3 et 6 ans, il est nuisible d’offrir une console de jeu, un poste télévisé ou un ordinateur car cela rend la socialisation difficile et amène à fuir le monde réel avec ces distractions.

Il est capital pour un parent de surveiller cette consommation parce qu’elle peut fortement compromettre les facultés d’apprentissages mais également les capacités relationnelles. Faites des écrans un moment privilégié en famille et non d’un refuge pour lutter contre l’ennui, un phénomène qui crée un terrain addictif.

Comment arrêter d’être dépendant au téléphone ?

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Non classé comme un stupéfiant ou un toxique, le téléphone n’en est pas pour autant un objet qui n’expose pas au risque d’addiction. Relayés par nos confrères du Figaro, 41% des Français choisiraient de se priver de relations sexuelles plutôt que de leur smartphone. Et cela n’est pas sans impact sur les dépendants puisque cela crée un manque d’attention, des difficultés de concentration mais également de la dépression.

La peur de se retrouver sans cellulaire est même classifiée comme trouble clinique et est appelée nomophobie. Seulement, cette habitude néfaste n’est pas permanente et peut être éliminée par de nombreux gestes pour s’en défaire. Pour se débarrasser de cet usage abusif, il est utile d’instaurer des moments « off » de la journée, où l’on déconnecte des sollicitations. Vous pouvez également ranger votre smartphone dans un tiroir ou une boite dédiée pour moins y toucher.

Désactiver les notifications est tout aussi judicieux pour éviter d’être distrait pendant des activités importantes. Recourez à cette option pour les applications que vous utilisez le plus ou passez même en mode avion pour une meilleure attention lorsque vous effectuez des tâches du quotidien. Ces mesures sont utiles pour éviter les comportements compulsifs comme celui de vérifier son courrier électronique et ses messages sur les réseaux sociaux.

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