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Que se passe-t-il lorsque vous ne faites pas l’amour pendant un mois ?

A l’heure où trouver l’amour est devenu difficile, il arrive que des célibataires enregistrent de longues périodes d’abstinence sexuelle. Ajouté à cela, le stress quotidien, la fatigue ou encore le travail excessif qui peuvent contribuer à mettre leur vie sexuelle en standby. Pour autant, les experts estiment qu’un manque de rapports sexuels pourrait avoir des répercussions néfastes sur la santé.

Mariés ou célibataires, tout le monde est exposé à une période de sécheresse dans sa vie sexuelle. Une rupture amoureuse ou une libido en berne, les causes peuvent en être diverses et la fréquence de l’activité sexuelle peut fluctuer tout au long de la vie. Des psychologues et sexologues rapportent au site d’actualité Insider, les inconvénients majeurs d’une abstinence sexuelle.  

Comment réagit le corps après une période d’abstinence. Source : Doctissimo

– Des troubles du sommeil

Rachel Needle, psychologue et co-directrice des instituts modernes de thérapie sexuelle, explique qu’avoir des relations sexuelles peut procurer du bien au corps et la santé aussi bien physique que mentale. Aussi, un manque de rapports sexuels pourrait induire un trouble du sommeil. Il faut noter que le sexe est un remède efficace contre l’insomnie. Et pour cause, il détend, apaise et rend heureux. Il n’est pas rare que certaines personnes s’endorment directement après l’acte sexuel ; l’effet tranquillisant est garanti.   

– Du stress et de l’anxiété

Qualifié de mal du 21ème siècle, le stress est omniprésent dans notre vie de tous les jours, en raison notamment des responsabilités et des obligations ainsi que des soucis et tracas quotidiens. Pour autant, une vie sexuelle épanouie pourrait atténuer les émotions négatives qui demeurent délétères pour la santé mentale. Une étude atteste que le manque de sexe serait particulièrement lié au stress.Une autre recherche a permis de démontrer que le rapport sexuel, libère les endorphines, des hormones de bien-être et diminue la sécrétion de cortisol, l’hormone liée au stress.  Une bonne raison de faire des galipettes sous la couette ! Par ailleurs, et toujours selon la psychologue, l’orgasme favorise la libération des endorphines qui réduisent, stress et anxiété et amène à avoir des sentiments positifs plus heureux. Pour les célibataires qui ne sont pas en couple, la masturbation peut être un bon moyen d’avoir ainsi des orgasmes.

– Un système immunitaire déficient

Le système immunitaire permet de combattre les agents pathogènes responsables des infections et des maladies. Pour étayer la corrélation entre les défenses immunitaires et le rapport sexuel, une étude menée par la Wilkes University, a permis de démontrer que les personnes qui s’adonnent à des relations sexuelles deux ou trois fois par semaines seraient plus susceptibles de développer une bonne défense immunitaire.

– Une baisse de la productivité

Il n’est pas étonnant qu’une personne qui n’est ni épanouie ni heureuse, puisse manquer de motivation et enregistrer un faible taux de productivité. Pour autant, le sexe peut être une solution pour y remédier et c’est une étude qui le dit. Une recherche menée par l’Oregan State University, atteste qu’une bonne activité sexuelle boosterait la performance ainsi que le bien-être au travail. Selon Keith Leavitt, professeur au College of Business de l’Oregan State University, une relation amoureuse associée à une vie sexuelle épanouissante permet de rester heureux et d’être mieux engagé dans son travail.

– Une faible estime de soi

Dans sa déclaration à Insider, le Dr Dulcinea Pitagora, psychothérapeute et sexologue, explique qu’un manque d’intimité physique serait susceptible de développer une faim tactile. Il peut produire également des effets délétères pour la santé mentale, émotionnelle et physique avec une symptomatologie telle que le sentiment d’isolement, l’insécurité ainsi que la baisse d’estime de soi.

Une abstinence sexuelle peut engendrer une faible estime de soi. Source : Insider

– Des risques de troubles cardiovasculaires

Une étude scientifique publiée par The American Journal of Cardiology,  a permis de démontrer qu’une activité sexuelle satisfaisante pourrait éviter le risque d’être atteint de troubles cardiovasculaires. Faire l’amour régulièrement pourrait ainsi prévenir les maladies cardiovasculaires.

Une difficulté à avoir des relations sexuelles après une abstinence

Une période d’abstinence plus ou moins longue pourrait se traduire par une difficulté à s’adonner au sexe lorsque l’occasion se présente. Les raisons en sont diverses et elles peuvent relever aussi bien de l’aspect émotionnel que de l’aspect physique de l’individu. Emotionnel car la personne en manque de contact physique peut avoir du mal à redécouvrir le sexe comme le déclare la sexologue Dulcinea Pitagora.  Physique, parce qu’une grande période d’abstinence peut engendrer, notamment chez les femmes, des douleurs durant la pénétration. Une dyspareunie d’intensité variable peut apparaître chez la femme avant la ménopause. Pour les hommes, certains peuvent souffrir de dysfonctions érectiles. D’après une étude publiée par The American journal of Medicine, les rapports sexuels réguliers peuvent constituer une prévention contre le risque de dysfonctionnement érectile ou trouble érectile, notamment après l’âge de 55 ans.

– Une plus grande sécheresse après la ménopause

Comme l’explique le Dr Catherine Solano, médecin sexologue et andrologue, la femme ménopausée a autant de désir que lorsqu’elle est plus jeune. Une période d’abstinence prolongée peut toutefois exacerber les symptômes de la ménopause, à savoir la sécheresse vaginale. Comme le corrobore le Dr Christelle Besnard-Charvet, gynécologue-obstétricien, le désir peut exister jusqu’à la fin de la vie mais une femme ménopausée qui traverse une longue période d’abstinence sans rapports sexuels est plus à même de présenter un risque d’atrophie génito-urinaire et donc des douleurs lors des rapports sexuels. Et pour cause, les changements hormonaux tels que la chute du taux d’estrogènes, induit un vagin plus sec et une baisse de lubrification vaginale, explique la spécialiste. On assiste alors à l’apparition du syndrome d’atrophie génito-urinaire, rendant le rapport mécanique difficile. Certaines femmes durant la ménopause, peuvent souffrir d’infection, de pertes vaginales et parfois de mycoses.

Comment retrouver le plaisir sexuel après une longue période d’abstinence sexuelle ?

Après un temps de sécheresse sexuelle plus ou moins long, les réflexes peuvent être endormis. Il est donc nécessaire de se réapproprier son corps pour retrouver une relation sexuelle satisfaisante et une sexualité épanouie. Prendre soin de son corps devient alors une priorité. Des troubles sexuels peuvent apparaître aussi bien chez certains hommes que chez certaines femmes. Baisse de libido et donc désir sexuel affaibli, éjaculation précoce ou éjaculation retardée, problème d’érection, pannes sexuelles… autant de causes organiques qui pourraient engendrer des problèmes sexuels pour la gent masculine.

Pour parvenir à reprendre une activité sexuelle normale, il est nécessaire de prendre tout son temps. Les préliminaires sont de mise pour que l’excitation sexuelle soit à son apogée. La stimulation des organes génitaux procure une sensation d’excitation propice à un bon rapport sexuel. La reprise des rapports sexuels permet de raviver la baisse du désir et de retrouver sa performance sexuelle qu’on a jeté aux oubliettes depuis longtemps.

Par ailleurs, le manque de confiance en soi entre en jeu pour semer le doute dans l’esprit notamment des femmes. Une sexothérapie peut être salvatrice dans ce cas particulier afin d’apprendre à stimuler l’appétit sexuel, augmenter la libido, améliorer sa capacité sexuelle, nourrir ses fantasmes chez la femme. Pour l’homme cette thérapie permet de traiter notamment le problème d’éjaculation prématurée. Le but étant de contrôler la sexualité sous tous ses aspects mais aussi renouer avec la séduction qui passe par une réconciliation avec son image. Séduction et érotisme vont de pair…

Quels aliments agissent sur la libido ?

Dans ce contexte, certains aliments sont recommandés. On peut citer notamment :

  • Le céleri qui agit sur la spermatogenèse pour la fabrication du sperme comme le stipule la présente étude. De même qu’il est riche en oligo-éléments, en minéraux et en vitamine B9 qui stimulent la libido.
  • La pastèque riche en citrulline, un acide aminé qui favorise la circulation sanguine dans l’ensemble du corps.
  • L’ail de par sa richesse en nitrates et en quercétine, permet d’augmenter le niveau d’oxyde nitrique, ce qui augmente la libido.
  • Le gingembre est riche en antioxydants et renforce la vitalité du corps, ce qui est avantageux durant les rapports sexuels.
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