Quand vous entendez le terme « avortement tardif », pensez à moi et à mon bébé

Découvrez le témoignage bouleversant de cette femme qui a subi un avortement tardif et a mis en péril sa propre vie après avoir tenté de sauver sa fille. Elle partage cette douloureuse expérience auprès des autres parents sur le blog Scary Mommy. 

Hayley Grammer est une maman qui a tout fait pour sauver la vie de son bébé. Mais ses chances de survie étaient extrêmement fragiles, mettant sa propre vie en danger. Après s’être retrouvée obligée d’avoir recours à un “avortement tardif”, elle se confie sur sa souffrance et son parcours vers l’accouchement de son bébé mort 30 minutes après sa naissance.

Née avec une tumeur

Cette femme ne s’est confiée sur cet épisode traumatisant que 4 ans et demi après ces évènements bouleversants. Dans un article de ce blog destiné aux parents, elle y parle de la naissance d’Embree Eleanor Grammer qui est née par césarienne et pesait 4,4 kilos. Ce bébé à naître avait une tumeur qui était décrite comme « une balle de volleyball ».

« Elle envahissait son corps à la fois à l’extérieur et de l’intérieur. Cette tumeur suçait son approvisionnement en sang, cela poussait ses organes et surchargeait son cœur » raconte-t-elle alors que les médecins l’avaient découvert au bout de 5 semaines de grossesse. Une nouvelle qui allait lui faire vivre un véritable cauchemar.

Une loi contraignante

Celle qui aurait pu être maman d’Embree parle de cette période comme les « 5 semaines les plus difficiles de sa vie ». Et pour cause, elle a sillonné le Texas pour avoir d’autres avis de spécialistes. « On nous a dit qu’Embree n’allait pas survivre. Mon état autorise l’avortement après 20 semaines si la grossesse met la vie de la mère en danger ou si le fœtus présente des anomalies » explique la femme.

Pourtant, elle décide malgré tout de poursuivre la grossesse comme ces parents dont l’enfant souffrait de malformation, tentant par tous les moyens de sauver sa fille.

Malheureusement et en raison de l’état de santé du bébé, Hayley Grammer risquait de développer le syndrome en miroir, également connu sous le nom de syndrome de Ballantyne. Ce dernier se traduit par l’apparition d’œdèmes maternels liés aux tumeurs fœtales qui pourraient même mettre sa vie en danger. Les médecins ont d’ailleurs remarqué que ses pieds gonflaient étrangement.

Un dilemme maternel

Suite à ces diagnostics médicaux, la femme devait donc prendre une décision. Elle développait des œdèmes qui progressaient et pouvaient mettre sa vie en péril et elle était à deux semaines de la période limite dans son état, 27 semaines. Si elle dépassait ce délai, elle ne pourrait donc pas accoucher de son bébé à naître. « Les médecins ont décidé qu’ils ne tenteraient pas de sauver Embree et cela signifiait que je devais avorter » explique-t-elle.

Puis d’ajouter : « Je devais donner naissance à mon enfant sachant très bien qu’il ne survivrait pas. Voilà ce à quoi ressemble un avortement tardif ». Comme cette femme, cette maman a accouché d’un bébé mort-né. Une épreuve difficile pour les parents qui peuvent parfois nécessiter un accompagnement psychologique.

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La mère accompagnée de son bébé – Source : Kelly Hunt / Scary Mommy

Le calvaire des parents

Après s’être résolue à avorter par nécessité au bout de 27 semaines, elle parle de ces deux jours comme les « pires de sa vie ». Le couple devait voir leur fille tout en la laissant mourir. Nous avons dû nous rendre à l’hôpital le samedi avant d’accoucher pendant que l’on était déjà en deuil » raconte-t-elle. Puis d’ajouter : « Ce sont des femmes et des familles qui sont dévastées de se trouver dans une situation dans laquelle elles doivent décider de laisser un enfant souffrir dans l’utérus ou de mettre fin à leurs souffrances ».

Le deuil d’un enfant : une épreuve dévastatrice

Perdre un enfant est l’épreuve la plus douloureuse que peut vivre un parent. Choc, sidération, colère, marchandage, désespoir sont autant d’étapes pour cheminer vers l’acceptation, l’ultime phase pour se réapproprier sa vie. Cet évènement reste tabou et mène parfois à l’isolement, un véritable piège pour un parent.

La raison : le partage des émotions est important pour accélérer le processus de deuil. Cette douleur peut nécessiter un encadrement thérapeutique ou médical. Les parents qui traversent celle-ci peuvent intervenir à des groupes de paroles pour échanger et garder en mémoire l’être cher. L’expression des sentiments est libératrice et permet de purger la peine qui découle de ce traumatisme.

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