Contraception d’urgence

Après un rapport sexuel non protégé ou mal protégé ou en cas d’imprévu, les deux partenaires peuvent se retrouver face à une vive inquiétude. Aujourd’hui, de nombreuses personnes savent que même sans éjaculation, les spermatozoïdes qui se trouvent dans le pré-sperme peuvent pénétrer l’ovule et engendrer une grossesse non désirée. Pour éviter que la femme ne tombe enceinte, elle peut opter pour une contraception d’urgence. Cette dernière se doit d’être une mesure exceptionnelle et sont efficacité n’est pas toujours garantie.

Une contraception d’urgence peut être envisagée après une relation sexuelle, avec ou sans pénétration. Si le préservatif n’a pas été mis ou a été mal mis, s’est déchiré, ou n’a pas été bien retiré, si la femme ne prend pas de moyen de contraception ou si elle oublie de prendre la pilule au bon moment après l’acte sexuel, une contraception d’urgence peut être utilisée.

Quelles sont les méthodes possibles de contraception d’urgence ?

Plusieurs méthodes de contraception d’urgence sont possibles. Le contraceptif progestatif (lévonorgestrel) est efficace à 95% s’il est pris dans les 12 à 24 heures après le rapport sexuel mais peut être pris jusqu’à 3 jours plus tard. En outre, le comprimé d’ulipristal acétate peut être pris jusqu’à 5 jours après un rapport sexuel. Le contraceptif oestroprogestatif (lévonorgestrel et éthinylestradiol) n’est prescrit que sur ordonnance du médecin et peut être efficace pendant 3 jours. Enfin, le dispositif intra-utérin au cuivre peut également être un moyen de contraception d’urgence. Il s’insère dans la cavité utérine au maximum cinq jours après le rapport sexuel.

À quel moment du cycle menstruel peut-on utiliser une contraception d’urgence ?

Le contraceptif d’urgence peut être utilisé tout au long du cycle menstruel. En effet, l’incapacité de définir la date de la fécondation après un rapport sexuel doit amener une femme à se prémunir contre le risque de grossesse. Par ailleurs, plus le contraceptif est pris rapidement, plus les chances qu’il soit efficace augmentent.

Quelles sont les risques de ce type de contraception ?

Les pilules contraceptives et le dispositif intra-utérin ne peuvent pas protéger les partenaires des infections sexuellement transmissibles. En outre, certains effets secondaires ont été observées par les femmes qui prenaient des contraceptifs hormonaux : maux de tête, saignements anormaux, douleurs abdominales, vertiges, nausées et vomissements. Par ailleurs, l’usage répété de ces formes de contraception peut perturber le cycle menstruel de la femme.
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