Pourquoi de nombreuses femmes n’aiment pas faire de fellations ?

Si certains hommes pensent que leur partenaire aime leur faire une fellation, il en serait tout autre. Et pour cause, une étude révèle que 28% seulement des femmes disent véritablement aimer ce type de préliminaires. Découvrez pourquoi beaucoup d’entre elles n’aiment pas faire de fellations.

Parfois, le plaisir n’est pas partagé. C’est surtout le cas pour la fellation qui ne plairait pas vraiment à la grande majorité des femmes. Relayée par Men’s Health, cette étude explique les raisons pour lesquelles cette entrée en matière peut être désagréable. 

Une étude canadienne se penche sur la question

Si souvent on pense que cette idée correspond à un mythe, il en serait tout autre. Les femmes dans leur plus grand nombre n’aiment pas pratiquer la fellation. Et cela est mis en avant par une étude menée par des chercheurs canadiens. Parue dans The Canadian Journal of Human Sexuality, cette dernière a collecté des témoignages de 500 étudiantes hétérosexuelles.

Parmi elles, 6 femmes sur 10 ont pratiqué la fellation au cours de leur dernière rencontre. Pourtant, malgré le fait que cette pratique soit prisée, peu parmi cette population aiment vraiment cette dernière. Seuls 28% des sondées ont déclaré que cela était « très agréable », plus de 50% ont qualifié cette pratique de « plutôt agréable » et 17% n’aiment vraiment pas cela. 

Voici donc quelques raisons qui peuvent expliquer pourquoi les femmes n’aiment pas faire de fellations : 

1. Elles ressentent une injonction de la pratiquer

Les chiffres collectés par ces chercheurs amènent à deux conclusions : celle selon laquelle beaucoup de femmes la pratiquent tandis que peu d’entre elles en sont vraiment satisfaites. L’auteure de l’étude, Jessica Wood analyse ce paradoxe avec un phénomène sociétal. « Les femmes sont souvent présentées comme plus passives que les hommes pendant les rapports sexuels » explique la spécialiste. Ainsi, les femmes sont perçues comme des donneuses alors que les hommes reçoivent, une injonction qui pèse sur elles et qui donne l’impression qu’elle « doit » faire une fellation à son partenaire. La spécialiste explique que dans ce cas, ce n’est pas forcément agréable pour la donneuse. Double pression : elle doit inconsciemment prouver qu’elle est bonne dans ce préliminaire, ce qui ne laisse pas une grande place pour le plaisir. 

2. La communication n’est pas toujours au rendez-vous

Jessica Wood conseille aux hommes de demander à leur partenaire si elle aime vraiment cette pratique. « Une communication ouverte l’aidera à se sentir plus à l’aise pour parler de ce qu’elle fait et ne souhaite pas faire au lit » indique la chercheuse.  Dans le cas contraire, la femme peut se sentir « prise au piège », notamment si son partenaire part du principe que la fellation est systématique durant un rapport sexuel et ne prend pas la peine d’en discuter avec elle au préalable. Pour une sexualité épanouie, il est d’ailleurs important d’éviter ces erreurs très courantes.

3. Cette pratique est considérée comme un préliminaire intime

Autre facteur qui rend les femmes réticentes à pratiquer la fellation : le degré d’intimité. Beaucoup ne préfèrent pas donner du plaisir oralement à des partenaires occasionnels. Elles sont plus susceptibles de ressentir du plaisir lorsque la relation est inscrite sur la durée. Les chiffres de l’étude canadienne l’attestent. 17% sont plus susceptibles de faire une fellation dans le contexte d’une relation engagée. La raison : certaines considèrent cette caresse bucco-génitale comme un acte plus intime que la pénétration. Cette dernière serait vue comme une preuve d’amour au partenaire. C’est pour cette raison que Jessica Wood recommande aux hommes de demander à leur partenaire leur degré de confort avec cette pratique lors d’une rencontre sexuelle occasionnelle. « Dites-lui que vous ne voulez pas lui mettre la pression » recommande-t-elle. Pour les femmes, les préliminaires sont importants avant la pénétration. C’est la meilleure façon d’atteindre l’orgasme féminin.

4. Les femmes n’ont pas de préliminaires en retour

Au-delà du caractère injonctif et de la perception intime de cet acte sexuel, les femmes sont plutôt rétives à pratiquer ce dernier en raison de la non-réciprocité en matière de préliminaires. Et l’étude donne raison à cette conclusion par ces chiffres. 52% des hommes ont révélé avoir fait un cunnilingus à leur partenaire lors de leur dernière rencontre tandis que 59% des femmes sont passées par la case sexe oral. « Le sexe oral peut inciter les femmes à aimer la fellation » peut-on lire dans la recherche canadienne. Et pour cause, les femmes auraient 19% plus de chances de pratiquer une fellation si leur partenaire leur avait déjà donné du plaisir oralement. 

Une preuve qu’une sexualité épanouie repose sur le partage et la volonté de faire du bien à son partenaire. La doctorante Jessica Wood n’en démord pas. « La réciprocité est importante. Seulement, toutes les femmes n’aiment pas cela, alors, comme toujours, demandez d’abord » avertit la spécialiste. Une recommandation importante pour que la relation sexuelle soit aussi agréable pour l’un que pour l’autre.

Quelles sont les clés d’une sexualité épanouie ?

Si le sexe oral peut être un gage de la qualité d’une relation sexuelle, il ne s’agit pas du seul préliminaire. Les caresses, les jeux ou encore les massages peuvent être de bonnes entrées en matière pour un moment de plaisir partagé à deux. Seulement, il est d’abord important d’être en phase avec les envies de son partenaire et cela commence essentiellement par la communication. Cette dernière peut être non verbale comme les gémissements ou les mouvements ou un dialogue sur ses envies peut être nécessaire avant de passer à l’acte. Aussi, la diversité est importante pour toujours se réinventer au lit. La curiosité est une qualité nécessaire pour explorer son désir. Autre raison de ne pas s’en priver : le sexe est bon pour la santé !

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