Pourquoi certaines personnes tombent gravement malades à cause du Covid-19 et d’autres non ?

L’année précédente a été marquée par l’émergence de la pandémie du Covid-19. Rapidement le monde a dû faire face à une situation qui lui était tout à fait inédite. Confinement, port du masque, mesures sanitaires…tout a été entrepris pour freiner l’avancée du virus. À maintenant plus d’un an après le début de la pandémie, on ne peut s’empêcher de remarquer que certaines personnes semblent être plus affectées par le virus que d’autres.

Certaines personnes atteintes de Covid-19 semblent guérir rapidement de l’infection avec des symptômes plus ou moins légers et sans gravité, tandis que d’autres se retrouvent hospitalisées se battant pour pouvoir respirer, comme cette maman qui supplie les médecins de la sauver afin qu’elle puisse revoir ses enfants.

Les personnes de groupe sanguin O seraient moins touchées

Plusieurs facteurs sont à prendre en compte pour expliquer la gravité d’une infection au Covid-19. On peut notamment citer l’âge mais aussi le tabagisme. En effet, fumer des cigarettes augmente le risque de contracter des formes sévères du coronavirus.

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Les personnes de groupe sanguin O semblent être plus résilientes au virus que les autres Source : iStock

Le Parisien rapporte qu’une nouvelle étude de chercheurs viendrait démontrer que les personnes du groupe sanguin O seraient beaucoup moins exposées à une infection au virus. Cela vient confirmer une première étude qui a été réalisée en mars 2020 dans trois hôpitaux de Wuhan et qui attestait en plus que les personnes du groupe sanguin A étaient au contraire plus exposées au virus.

Moins de cas graves chez les personnes du groupe sanguin O

Plus encore, les chiffres de l’INSERM confirment que même lorsqu’elles sont infectées par le virus, les personnes du groupe sanguin O auraient moins de complications lorsqu’elles sont infectées que leurs pairs. Plusieurs théories tentent d’expliquer ce phénomène mais aucune d’entre elles n’a été pour l’instant confirmée. Pour autant il est important de le noter : « Il ne faut surtout pas que les membres de ce groupe sanguin ne se sentent protégés ! » avertit France Pirenne, directrice de l’Établissement Français du Sang. En effet être du groupe sanguin O ne signifie en aucun cas être immunisé.

La génétique, une piste à explorer

Nos gènes prédéterminent bien des choses pour notre corps, l’une d’entre elles est notre immunité. Jasone Bobe est un généticien de l’Icahn School of Medicine de New York. Comme le rapporte la BBC, lorsque la première vague de coronavirus a touché les Etats-Unis, son premier réflexe a été de rechercher ces gens qui sont inexplicablement résilients au covid-19. Bobe tente de trouver alors des familles entières qui ont été touchées par le virus et dans lesquelles un individu serait asymptomatique. Ce n’est pas par hasard que le généticien a procédé ainsi, puisque « le fait de réunir des familles entières permet de mieux comprendre les facteurs génétiques en jeu », explique-t-il. Grâce à internet, il espère trouver assez de données pour tenter de trouver dans les prochains mois une explication à ces individus dont la résilience au Covid-19 défie toute logique.

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Les scientifiques tentent toujours de trouver le marqueur génétique de résilience au coronavirus. Source: iStock

Une autre scientifique s’attelant au même défi, Mayana Zatz, est la directrice du centre de recherche sur le génome humain de l’université de São Paulo. Celle-ci a identifié près de 100 couples dont l’un des partenaires a été touché par le coronavirus et pas l’autre. L’équipe de recherche de l’université tente toujours d’identifier les marqueurs génétiques de résilience au coronavirus. Cela pourrait expliquer pourquoi certaines personnes âgées semblent guérir plus facilement du coronavirus, comme cette mamie de 104 ans qui a survécu aux deux guerres et au Covid-19.

Des marqueurs génétiques aggravants ?

Si plusieurs scientifiques tentent de découvrir quels sont les marqueurs génétiques qui rendraient certaines personnes plus résistantes au virus, d’autres s’affairent à étudier l’autre côté du spectre : Les marqueurs génétiques qui, au contraire, rendraient certaines personnes plus vulnérables à une infection. L’idée de cette approche serait de permettre aux scientifiques de mieux comprendre pourquoi et comment le virus tue des personnes a priori jeunes et en bonne santé, comme ce jeune homme de 30 ans.

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