Oui, il est possible de mourir après une masturbation

Aujourd’hui encore, il flotte autour de la masturbation un parfum de honte et de malaise. Le plaisir solitaire demeure un tabou qui se vit dans la discrétion complète. Si certains jugent ce comportement comme une réaction parfaitement naturelle permettant d’assouvir ses envies, d’autres y voient un danger potentiel. Comme le rapporte Pourquoi Docteur, un médecin légiste a affirmé que la masturbation peut être responsable de plusieurs décès.

La masturbation reste un moyen souvent utilisé pour accéder à l’orgasme. Alors que les experts s’accordaient à dire que se masturber ne présentait pas de danger pour la santé, cette pratique pourrait provoquer la mort, dans certains cas. On vous en dit plus.

Le décès lié à la masturbation

Selon un médecin légiste, entre 80 et 100 Allemands meurent chaque année suite à la pratique de la masturbation. Pour donner plus de précisions à ce sujet, le médecin a expliqué que ce sont les pratiques à risques qui peuvent entrainer une issue fatale. Certains hommes prennent du plaisir à exercer une pression autour de leur cou à l’aide d’une corde ou d’une ceinture pour retenir leur respiration. Ce manque d’oxygène dans le cerveau augmente leur sensation de plaisir et peut entrainer une hypoxie cérébrale. Cette asphyxie érotique, qui peut être pratiquée par de nombreux couples, est en réalité très dangereuse lors d’un plaisir solitaire. L’extase ressentie peut inhiber la douleur et engendrer une mort subite. « Si on bloque par exemple les deux artères carotides, la perte de connaissance peut survenir en 30 secondes », explique le médecin. Selon une étude scientifique, ce jeu érotique peut mener à une hypoxie cérébrale mortelle. Mais les données officielles sont souvent inexactes. Et pour cause, l’entourage qui découvre cette situation a tendance à maquiller la scène.Par ailleurs, d’autres pratiques peuvent déboucher sur des conséquences irréversibles. C’est le cas de la masturbation avec un aspirateur, qui peut provoquer des traumatismes graves. Selon une étude américaine, « les blessures dues à cette forme d’autostimulation ne sont pas inhabituelles. Les traumatismes du pénis significatifs comprennent des blessures graves ainsi qu’une perte du gland du pénis ». Ainsi, il semblerait que les risques encourus par la masturbation soient en réalité liés aux pratiques dangereuses qui lui sont associées. 

Quid l’asphyxie érotique ?

L’asphyxie érotique est une pratique qui date du XVIIème siècle, dans le but d’intensifier le plaisir. Les hommes sont plus à même de recourir à ce jeu sexuel que les femmes. Cette pratique consiste à priver son cerveau d’oxygène pour ressentir un vertige, une impression de suffoquer et de frôler la mort. Chez les adeptes de ce jeu, le risque est vécu comme un moyen d’augmenter l’excitation sexuelle et d’être en état de transe pendant l’orgasme.

La masturbation : une pratique encore taboue

Le plaisir solitaire continue à faire l’objet d’un tabou dans la société. Le Dr Mireille Bonierbale, sexologue interrogée par nos confères du Figaro révèle que « C’est un mot difficile. En consultation de sexologie, je ne pose jamais directement la question (…) »Selon l’experte, il est nécessaire de remettre « la masturbation à sa juste place ». Pour elle, il s’agit simplement d’un acte intime permettant à une personne de s’offrir du plaisir. Selon l’experte, cette pratique ne doit pas constituer un sujet de discorde au sein d’un couple. De nombreuses femmes ont tendance à penser que si l’homme s’adonne à la masturbation, c’est qu’il n’est pas satisfait sur le plan sexuel. « Il faut dédramatiser, leur permettre ces moments en solitaire, et faire entendre aux femmes comment différencier excitation en solo et désir du plaisir partagé à deux », insiste la sexologue.

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