Nous ne devrions pas forcer nos enfants à fréquenter les membres toxiques de la famille

Difficile à détecter, la violence psychologique peut s’attaquer à l’intégrité d’une personne et lui faire perdre toute estime d’elle-même. Malheureusement, certaines personnes sont toxiques et ont tendance à exercer cette stratégie malsaine sans avoir conscience de son impact. En outre, cette maltraitance psychologique peut détruire la construction interne d’un enfant. Selon Psychology Today, cette forme de violence peut causer des dommages conséquents et durables. Découvrez les raisons pour lesquelles vous ne devez pas laisser vos enfants côtoyer des personnes toxiques. 

Selon une étude réalisée l’Association Américaine de Psychologie, les violences psychologiques subies durant l’enfance ont un impact aussi pernicieux que les agressions sexuelles ou physiques. En effet, les enfants qui font face à cette forme de violence sont sujets à divers troubles psychiques. Ainsi, ils peuvent souffrir d’une faible estime de soi, d’une anxiété généralisée, d’une dépression, ou encore d’un stress post-traumatique.

Une forme de maltraitance peu visible

Souvent, l’apparence d’une famille où règne une violence psychologique peut être trompeuse. En effet, les membres toxiques peuvent afficher un comportement tout à fait normal en société. Ils tentent d’afficher une attitude stable devant les autres et n’exercent une maltraitance psychologique que lorsqu’ils sont cloîtrés dans leur maison. Ainsi, les enfants qui en sont victimes restent dans l’ombre de leur souffrance.

Selon la Fondation Action Enfance, les violences psychologiques se manifestent comme des actes récurrents comprenant des menaces, un isolement social, une intimidation, une formulation d’exigences déraisonnables, une tendance à terroriser ou à exposer l’autre au danger.

Comment reconnaître les signes des violences psychologiques ?

Pour savoir si votre enfant souffre ou a souffert de cette maltraitance silencieuse, Maria Bogdanos, coach certifiée en santé émotionnelle, indique les signes qui doivent alerter les parents :

1.  Il subit des jugements, des critiques, des humiliations ou une négativité

L’enfant se fait constamment rabaisser par un membre de la famille qui peut utiliser le sarcasme dans ses propos ou se moquer de lui explicitement. En outre, il subit des jugements négatifs lorsqu’il exprime ses émotions ou ses opinions.

2.  Il se fait rabaisser et contrôler

Le membre de la famille utilise une forme de manipulation pour contrôler les faits et gestes de l’enfant. Il n’est jamais encouragé ou félicité pour ses bonnes actions. À contrario, il est très souvent sujet à la désapprobation du proche, qui n’hésite pas à appuyer sur ses lacunes tout en minimisant ses réussites.

3.  Il subit des reproches sans fondements

Le membre de la famille peut reprocher à l’enfant ses propres problèmes. En effet, il aura tendance à répandre des ondes très négatives qui feront naître une forte culpabilité chez l’enfant. En outre, le proche n’exprimera jamais ses excuses et continuera à blâmer l’enfant pour des erreurs fictives.

4. Il ne reçoit ni affection ni empathie

Le membre de la famille ne démontrera aucune compassion face à l’enfant. En effet, sa colère ou ses larmes seront ignorées. De plus, ses questions ne donneront lieu à aucune réponse et ce dernier ne recevra jamais d’affection de la part de ce proche.

5. Il est souvent mis à l’écart et ignoré dans ses demandes

Bien entendu, l’enfant se sentira terriblement mal en compagnie de cette personne. Il aura l’impression de commettre constamment des erreurs qui poussent l’individu à le blâmer. Par ailleurs, ses demandes ne seront jamais satisfaites puisque la personne en question aura tendance à décider à sa place. L’enfant se sentira sous l’emprise de son agresseur et ne prendra conscience que des émotions pénibles qui en découleront.

L’agresseur, une victime ?

Selon la coach, le membre de la famille qui exerce cette emprise psychologique sur l’enfant pourrait lui-même avoir été victime des mêmes mécanismes en étant petit. Ainsi, il projetterait malgré lui les blessures qu’il a subi dans son enfance. Par ailleurs, une étude indique que les expériences vécues dans la petite enfance ont un impact sur le psychique de l’adulte mais aussi sur la santé physique. En effet, les résultats montrent que la maltraitance infantile favorise les troubles cognitifs et le stress.

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