Les médecins mettent en garde contre les effets néfastes des éclairages LED

Impossible d’imaginer Paris ou New York sans leurs éclairages permanents qui leur ont valu respectivement les surnoms de villes des lumières et la ville qui ne dort jamais. Cependant, dans le souci du respect environnemental et l’économie de l’énergie, ces villes et bien d’autres à travers le monde utilisent des lampes plus économiques et écologiques, mais qui ne sont certainement pas sans risques pour la santé. Explications.

Economiques et à durée de vie très longue, les lampes à diode électroluminescente (LED) sont très prisées pour l’usage domestique mais aussi pour l’éclairage public. Elles ont en effet remplacé petit à petit les ampoules à incandescence qui sont devenues interdites en Europe.

Les LED présentent de nombreux avantages par rapports aux ampoules traditionnelles mais aussi aux ampoules de la même génération comme les lampes fluo-compactes et les halogènes. En effet, les LED consomment beaucoup moins d’électricité (et donc d’énergie), durent plus longtemps et disposent d’un très bon rendement, ce qui les positionne parmi les produits éco énergétiques les plus prometteurs.

Dans les rues, particulièrement, les LED offrent un meilleur éclairage et une vision plus claire. Cependant, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES), ainsi que l’American Medical Association (AMA) mettent en garde contre les dangers associés à l’éclairage LED.

Les LED, quels risques pour la santé ?

Les LED utilisés comme substituts des ampoules traditionnelles dans de nombreuses villes pour économiser de l’argent et de l’énergie, sont en effet dangereuses pour les yeux en raison de leur forte luminance. En effet, les LED peuvent avoir un effet toxique sur les yeux, causer un inconfort et un éblouissement, parce qu’elles contiennent beaucoup de lumière bleue, qui cause un stress toxique pour la rétine.

Les LED peuvent être particulièrement dangereuses pour les personnes sensibles à la lumière et surtout les enfants parce que leur cristallin est en développement et ne peut filtrer la lumière de manière efficace.

Selon l’AMA, l’éclairage des rues pendant la nuit ne doit pas dépasser une température de couleur de 3000 kelvins. Pour rappel, la température de couleur indique la teinte de la lumière blanche qui peut être soit chaude (jaune, orange ou rouge) ou froide (bleu). Plus celle-ci est élevée, plus elle contient de lumière bleue.

Pour faire plus clair : une bougie produit de la lumière à environ 1800 kelvins, alors qu’une ampoule à incandescence en produit à 2400 kelvins, soit des couleurs blanches chaudes. Par contre, les LED utilisés pour l’éclairage des rues peuvent produire plus de 4000 kelvins et donc émettent beaucoup de lumière bleue, nuisible aux yeux.

D’ailleurs, de nombreuses personnes se sont plaintes de l’intensité de ces éclairages, comme c’est le cas dans la ville de Davis en Californie, où la majorité de la population a exigé qu’elles soient remplacées. Certes, les rues sont mieux éclairées avec les LED, qu’avec les lampes traditionnelles, mais la santé des yeux doit passer avant tout !

Par ailleurs, l’AMA a aussi souligné un autre problème causé par les LED. Il s’agit de la pollution lumineuse qui peut impacter le rythme circadien. En effet, l’exposition aux LED peut inhiber la sécrétion de la mélatonine 5 fois plus que les lampes à vapeur de sodium à la lumière jeune-orange, qui sont très utilisées pour l’éclairage public. Rappelons que la mélatonine, une hormone aussi connue sous le nom de l’hormone du sommeil, est sécrétée par la glande pinéale, pendant la nuit. Sa production est stimulée quand il fait sombre.

La diminution de la production de la mélatonine peut entrainer une perturbation du rythme circadien, conduisant ainsi à des troubles du sommeil.

Et ce n’est pas tout, l’éclairage LED peut aussi impacter les animaux et perturber par exemple la migration des oiseaux.

Quelle solutions pour réduire les dangers liés à l’éclairage LED ?

Face aux risques d’inconfort et d’éblouissement que peut causer l’éclairage LED, l’AMA recommande l’utilisation des lampes avec une émission très faible de lumière bleue (pas plus de 3000 kelvins). Elle souligne aussi l’importance de protéger les installations des lampes LED, pour minimiser leurs effets.

L’ANSES, quant à elle, recommande d’éviter d’utiliser ce type d’éclairage dans les espaces fréquentés par les enfants ainsi que dans leurs jouets.

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