Les signes qui montrent que vos reins ne fonctionnent pas bien

Certains problèmes de reins peuvent être la confirmation des premiers signes d’une maladie rénale chronique (IRC). Ce peut être des lésions rénales qui peuvent s’aggraver avec le temps et aboutir à une insuffisance rénale. Il est donc important d’effectuer une détection et un traitement précoces de ces symptômes pour aider à prévenir l’IRC.

En dehors du risque d’insuffisance rénale, d’autres problèmes rénaux peuvent entraîner une MRC (maladie rénale chronique) s’ils ne sont pas traités. Une détection précoce de ces symptômes vous permettra de prévenir des complications plus graves.

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Signes que vos reins ne sont pas en bonne santé – Source : Biene Star 180

L’insuffisance rénale. Qu’est-ce que c’est ?

On parle d’insuffisance rénale quand la fonction des reins est altérée. Une maladie qui se distingue par deux types : l’insuffisance rénale chronique (IRC) qui évolue avec le temps et l’insuffisance rénale aiguë qui peut être traitée. Comme l’indique la Professeur Marie-Noëlle Peraldi, néphrologue à l’hôpital Saint-Louis de Paris, c’est l’IRC qui « pose réellement problème en termes de santé publique ». L’incidence de cette pathologie évolue et crée une complication pouvant mener à une « forte morbidité ».

L’insuffisance rénale chronique est caractérisée par une dysfonction des reins pendant une durée de 3 mois (au minimum). Elle se distingue également par un débit de filtration glomérulaire (DFG) qui est inférieur à 60 ml/min. C’est grâce à cet indicateur que le docteur peut jauger le niveau de progression de l’IRC : Débutante, modérée, sévère ou terminale.

L’Insuffisance rénale aiguë se distingue de l’IRC par son caractère réversible. Elle peut être due à des facteurs accidentels tels que : La prise de médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens, une déshydratation sévère ou un état de choc.

Les symptômes d’une maladie rénale

Les maladies rénales s’installant silencieusement et lentement, il convient de les repérer précocement et de les prévenir. Voici les signaux d’alerte pouvant indiquer qu’une pathologie rénale chronique est en train de se mettre en place.

Vous vous sentez souvent fatigué : La fatigue pourrait découler d’un fonctionnement anormal du rein, ce qui peut mener à une accumulation de toxines dans le sang. Par conséquent, cela se répercute sur votre énergie et crée par la suite une sensation de fatigue excessive. Celle-ci peut également être le résultat d’une anémie (causée par une insuffisance rénale chronique) résultant d’une production réduite de globules rouges comme indiqué par le Fresenius Kidney Care.

Le gonflement des mains, des pieds et des jambes : Un gonflement peut être constaté au niveau de vos membres inférieurs quand les reins n’assurent pas leur fonction d’élimination de l’excès de liquide de sodium de votre organisme. On parle alors d’œdème.

Des démangeaisons : Une maladie rénale peut causer un déséquilibre des minéraux et des nutriments dans votre sang. C’est ce qui peut occasionner la sécheresse de la peau ainsi que des démangeaisons. Des taux sanguins élevés en phosphore sont souvent la cause de celles-ci.

Des douleurs localisées au bas du dos : Quand vous vous étirez ou que vous bougez, vous ressentez des douleurs au niveau de vos reins qui peuvent durer et s’aggraver avec le temps. Il peut s’agir d’un problème rénal qui occasionne cette douleur localisée au bas du dos.

Un essoufflement : Si vos reins n’évacuent pas une bonne quantité de liquide, celui-ci peut s’accumuler au niveau de vos poumons. Par conséquent, cela pourrait provoquer l’essoufflement.

Des poches autour des yeux : Des lésions rénales peuvent faire fuiter des protéines dans votre urine. En conséquence, cela peut provoquer la formation de poches sous les yeux qui représentent un signe précoce de problème rénal.

Une diminution de l’appétit : Une maladie rénale peut entraîner une fatigue et même une sensation de satiété à cause de l’accumulation de toxines due à une IRC.

Vous ressentez le besoin d’uriner plus souvent que d’habitude : cela arrive quand les filtres des reins ne fonctionnent pas correctement. Mais ce peut également être le signe d’une infection urinaire.

L’hypertension artérielle : La tension artérielle peut augmenter suite à une accumulation excessive de sodium et de liquide quand les reins ne fonctionnent pas correctement. D’ailleurs, la maladie rénale risque de s’aggraver avec le temps car l’hypertension artérielle peut altérer les vaisseaux sanguins des reins. En outre, certains aliments favorisent la survenue de l’hypertension artérielle.

Des crampes musculaires : Des niveaux démesurés de calcium, de phosphore et de vitamine D (un faible taux de calcium ou un niveau élevé en phosphore par exemple) peuvent favoriser la survenue de crampes musculaires. On parle alors de déséquilibres électrolytiques.

Votre urine contient du sang et/ou de la mousse : Nous sommes tous dotés de protéines dans le sang. Des reins en bonne santé filtrent les déchets et les fluides de votre sang et y gardent les nutriments nécessaires (notamment, les protéines). En revanche, lorsque les filtres de vos reins sont altérés, il peut y avoir une présence d’albumine (une protéine) ou de sang dans l’urine.

Une difficulté à dormir : Il peut être difficile de trouver le sommeil quand les fonctions des reins sont altérées. D’autre part, il existe une corrélation entre l’insuffisance rénale chronique et l’obésité comme souligné par la Natural Kidney Foundation.

Diagnostic des problèmes rénaux

Il est possible pour le praticien d’estimer l’activité rénale par le biais d’un dosage de créatinine dans le sang qui est un marqueur d’origine musculaire comme indiqué par Santé Magazine. À ce test, s’ajoute le calcul du débit de filtration glomérulaire (DFG) qui représente une donnée importante dans la détermination de la pathologie rénale. Comme évoqué précédemment, un DFG inférieur à 60 ml/min pendant une durée de trois mois au minimum témoigne d’une IRC. Le médecin pourrait également être amené à vérifier si vous avez des protéines, de sang ou d’albumine grâce à une analyse d’urine.

L’importance d’une prise en charge précoce

Afin d’éviter ou du moins retarder des traitements lourds tels que la dialyse ou la greffe, il est important de prendre en charge au plus tôt la maladie qui se profile. Le traitement aura pour objet de ralentir la progression de la maladie vers son stade terminal.

Il s’agira de traitements qui conviennent aux hypertendus comme aux diabétiques. Ainsi, les experts insistent sur l’importance d’un dosage annuel de créatinine et de micro-albuminurie pour les premiers et un dosage de créatinine et de protéinurie pour les seconds. D’ailleurs, le dosage de créatinine devrait être effectué par toute personne ayant plus de 60 ans comme le conseille Alain Trouillet, président de l’association France Rein. Il est également important de s’éloigner d’un certain nombre d’habitudes susceptibles d’endommager vos reins.

Le traitement

Bien qu’il soit possible que la guérison n’ait pas lieu en cas d’IRC, une surveillance régulière des patients est essentielle. Pour traiter cette insuffisance, il s’agira tout d’abord de déterminer sa cause puis de proposer le traitement approprié à la personne.

Selon la néphrologue, Marie-Noëlle Peraldi, si le stade de la maladie est particulièrement avancé, un recours à la dialyse sera nécessaire. Ce traitement aura pour but de purifier le sang sur une longue période. En outre, une greffe des reins pourrait être envisagée dans certains cas. Plus précisément et comme l’indique la spécialiste, quand la maladie atteint cette phase, ce sont trois options qui sont proposées : L’hémodialyse, la dialyse péritonéale et la transplantation rénale.

L’hémodialyse qu’on appelle couramment dialyse, est la méthode la plus utilisée pour purifier le sang et chasser les déchets de l’organisme. La dialyse péritonéale se distingue de l’hémodialyse. En effet, un cathéter permet de remplir et de vider le ventre et l’épuration du sang se fait par le biais d’une membrane naturelle appelée le péritoine. Enfin, la transplantation rénale, bien qu’étant une solution radicale, demeure le meilleur traitement contre l’insuffisance rénale chronique comme le précise la néphrologue. En effet, son taux de succès à un an s’élève à 95%.

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