Les parents préfèrent l’aîné de leurs enfants d’après une étude

Les parents préfèrent l’aîné de leurs enfants d’après une étude


Les parents préfèrent l’aîné de leurs enfants d’après une étude

Beaucoup de parents se sentent coupables de ne pas aimer leurs enfants de façon égale. Néanmoins, ce sentiment de culpabilité est totalement injustifié. En effet, nul n’est sans savoir que l'amour est une connexion d'âme entre deux individus et qu’il n'y a pas deux amours identiques. C'est une émotion instinctive qui ne peut jamais être quantifiée.

Les parents préfèrent leur enfant aîné. C’est la science qui le dit ! 

Une étude a été menée en 2005 à l’Université de Californie par Katherine Conger, qui a visité près de 400 groupes de parents et leurs enfants trois fois en trois ans. Elle leur a posé des questions et a enregistré sur une bande vidéo leurs interactions. Etonnamment, il a été conclu que "65% des mères et 70% des pères manifestaient une préférence pour un enfant, généralement le plus âgé.

En outre,  elle a demandé aux enfants s’ils pensaient que leurs parents les traitaient différemment, et si cela affectait leur estime de soi. Elle a appris, à sa grande surprise,  que les enfants plus jeunes étaient plus susceptibles d’avoir une faible estime de soi en raison du favoritisme de leurs parents. Ce qui laisse suggérer que ce sont communément les aînés, qui reçoivent un traitement spécial de la part des parents.

 « Notre hypothèse de travail était que les perceptions de traitement différentiel seraient plus importantes chez les enfants plus âgés, en raison de leur âge et de leur taille, ». A-t-elle déclaré.

Il est tout à fait normal d’aimer vos enfants différemment… Mais attention au favoritisme !

Une fois que vous avez abandonné l’obsession de l’égalité et que vous avez réalisé cette loi simple de la nature humaine, vous pouvez accepter ces différences pour ce qu’elles sont, sans vous culpabiliser. Cependant, il y a une grande différence entre l’amour et le favoritisme. Ne pas aimer vos enfants de façon identique est une chose, mais c’en est une autre si vous avez un favori.

C’est en échouant à établir cette distinction, que les parents causent des divisions, des jalousies et des malentendus entre frères et sœurs qui peuvent durer parfois toute la vie.

En outre, il arrive souvent que l’enfant le moins favorisé développe des sentiments d’infériorité qui peuvent affecter sa confiance en soi, ses performances et ses interactions sociales de plusieurs manières.

Ainsi, le fait de  créer des conditions de concurrence équitables atténue bon nombre de ces pièges. Et le travail commence avant même que vous sachiez quel enfant est votre favori. Le travail commence à partir du moment où le deuxième bébé est encore dans l’utérus.

Voici comment vous pouvez éviter le favoritisme entre vos enfants ainsi que les conflits fraternels : 

  • Les bébés reçoivent beaucoup de cadeaux de la part des amis et des proches de la famille. Souvent, le frère ainé ou la sœur ainée se sent ignoré et exclu, parce que les enfants assimilent les cadeaux à l’amour. Demandez aux membres de votre famille proche d’apporter quelque chose pour lui/elle, ou achetez un cadeau que vous pourrez lui offrir.
  • Laissez votre enfant ainé vous aider à vous occuper du bébé et donnez-lui tout le respect d’un gardien. Se sentir important et indispensable dans la vie du nouveau-né est le premier pas vers un lien d’amour et de camaraderie entre les deux frères ou sœurs.
  • Laissez le plus grand enfant réconforter le plus jeune quand il pleure ou  il se fâche. Encore une fois, cette activité favorise des sentiments forts et protecteurs chez l’enfant plus âgé, qui deviendront réciproques avec le temps.
  • Au fur et à mesure que les enfants grandissent, encouragez les activités auxquelles ils peuvent participer en équipe. Par exemple, un jeu de société ou un concours sur le terrain entre les parents et les enfants. 

Ne comparez jamais vos enfants. Comprenez qu’ils sont uniques à leur manière et que chacun possède ses propres forces.