Les girafes viennent d’entrer dans la liste des animaux en voie d’extinction

Les girafes viennent d’entrer dans la liste des animaux en voie d’extinction


C’est une triste nouvelle. La girafe vient d’entrer dans la liste des animaux en voie d’extinction. Deux sous-espèces sont gravement menacées

C’est une triste nouvelle. Les girafes sont officiellement entrées dans la liste des animaux en voie d’extinction. Deux espèces sont classifiées en tant qu’animaux « en danger critique ». L’icône de l’Afrique connue pour être la plus grande entre dans la tristement célèbre et grandissante liste des espèces menacées. C’est le funeste bilan de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

La girafe de Kordofan et de Nubie sont les plus touchées. Ces espèces sont maintenant entrées dans la zone « en danger critique » de l’UICN. La girafe réticulée, provenant de la corne d’Afrique, est placée dans la section « menacée ». D’autres espèces ont été évaluées en tant que « vulnérables » ou « en voie de vulnérabilité ».

Il y a neuf sous-espèces de girafes. Parmi elles, sept ont été classées par l’UICN, cinq ont été classées pour la première fois. Seules sont épargnées la girafe d’Angola, de Namibie et du Zimbabwe. Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, la girafe aurait perdu 40% de son effectif ces trente dernières années. L’organisation de référence pour le classement des espèces a quantifié 97 500 girafes contre 155 000 en 1985. En cause, le braconnage et la perte de son habitat naturel.

Une extinction silencieuse

Le docteur Julian Fennessy, co-président de l’organisation et directeur de la Fondation de Conservation de la girafe déclare : «  Pendant que la girafe est communément observée dans les safaris, les médias, les zoos, les gens- ainsi que les observateurs- sont inconscients qu’elles sont menacées d’une extinction silencieuse. » Et d’ajouter : «  La population des girafes du Sud de l’Afrique n’est pas menacée, l’animal le plus grand du monde subit un réel danger dans l’Est, le Centre et l’Ouest de l’Afrique ». 

Braconnage et perte d’habitat

A l’origine de la disparition de la population des girafes, le braconnage et la perte de leur habitat naturel. Selon l’UICN, l’agriculture, l’exploitation minière ainsi que les poussées d’instabilité civile et sociale sont en cause. La girafe de Kordofan et de Nubie sont maintenant parmi les grands mammifères les plus menacés dans le monde.

Solutions pour la préservation de l’espèce

Quelques espèces considérées comme vulnérables ont vu leur sort s’améliorer. C’est le cas de la girafe de Rotschild et celle d’Afrique de l’Ouest qui ont ainsi réussi à voir le danger s’amenuiser grâce à l’action commune des organisations de conservation et des gouvernements africains. Arthur Muneza, le coordinateur est-africain de la Fondation de la conservation de la girafe a déclaré :

« C’est un succès de conservation animale et cela prouve la valeur des efforts combinés entre gouvernements et organisations. Nous sentons que nos mesures proactives sauvent la girafe dans certains territoires avant qu’il ne soit trop tard. Il est maintenant temps d’augmenter nos efforts, notamment pour les espèces classifiées « en danger critique » et « en danger »».

Des drônes pour conserver la girafe

Les girafes sont essentielles à notre écosystème. Herbagères, elles sont très importantes pour la gestion des incendies et encouragent la repousse d’arbres et de plantes. Pour contrecarrer cette éventuelle tragédie, la Bristol Zoological Society  a participé à l’achat de pièges photographiques afin de pouvoir identifier les comportements des espèces et de pouvoir identifier si elles vivent en groupe. L’un des membres de la fondation explique : « Nous utilisons des drones pour voir comment les girafes se déplacent dans la région. Ils sont utilisés pour surveiller la faune, mais également par les éco-gardes qui patrouillent dans la zone pour tenter de dissuader les activités illégales, alors à une distance plus sûre, ils peuvent utiliser ces drones pour identifier les braconniers ou les éleveurs de bétails illégaux qui pourraient se trouver dans le parc. »