“Sans cohésion mondiale, le pire nous attend”, répond le directeur général de l’OMS face aux accusations le 20 avril

Depuis la propagation du coronavirus, les différents gouvernements ont pris des mesures radicales afin de limiter les risques de transmission et de contamination. En pleine campagne présidentielle, Donald Trump accusé par les démocrates d’avoir échoué dans la gestion de la crise n’a pas manqué de transposer la faute sur l’OMS. Ouest-France rapporte que son directeur a réagi en défendant fermement sa position et en appelant à plus de cohésion au niveau mondial. Pour ce dernier, “l’unité nationale et la solidarité mondiale” sont essentielles pour éviter le pire. Correctif apporté à cet article le 18 mai 2020.

« Sans l’unité nationale et la solidarité mondiale, je puis vous l’assurer : le pire nous attend. Alors prévenons cette tragédie. », c’est la réponse de Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS aux critiques auxquelles a récemment fait face l’organisation onusienne. Pointé du doigt pour avoir tardé à prévenir la communauté internationale de la dangerosité du virus afin de ne pas mettre à mal la position de Pékin, le Dr Tedros n’a pas tardé à réagir.

« Il n’y a pas de secret »

Depuis quelques jours, l’OMS fait face à un afflux de critiques. Des images de son directeur général les yeux bandés par un drapeau chinois et d’autres où il est tenu en laisse par le président de l’empire du milieu ont largement été partagées sur les réseaux sociaux. Une pétition qui réclame la démission du Dr Tedros a recueilli plus de 800 000 signatures, peut-on lire sur le Monde. Et la pression est montée d’un cran lorsque Donald Trump, dans un Tweet publié le 7 avril, a accusé l’agence spécialisée de s’être « complètement plantée ».

Alors qu’on lui reproche de ne pas avoir réagi à temps pour préserver Pékin, l’Organisation mondiale de la santé assure avoir tiré la sonnette d’alarme « dès le premier jour ». En réponse aux allégations du président Américain, Tedros Adhanom Ghebreyesus affirme n’avoir « rien caché aux Etats-Unis ». Puis d’insister sur le fait qu’il n’y « a pas de secret » au sein de l’agence. « S’il l’on conserve des informations secrètes ou confidentielles, c’est dangereux. Il n’y a pas de secret à l’OMS », s’est défendu celui qui est à la tête de l’Organisation mondiale de la santé depuis 2017.

Un appel à la solidarité mondiale

En réaction à la décision de Washington de suspendre le financement américain de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus assure que la « politique est susceptible d’alimenter la pandémie ». Il en appelle à la solidarité mondiale et rappelle que nous sommes loin d’être venus à bout du virus qui a pour l’heure fait plus de 170 000 morts. « Sans l’unité nationale et la solidarité mondiale, je puis vous l’assurer : le pire nous attend. Alors prévenons cette tragédie » martèle M. Tedros.

Un déconfinement progressif

Alors que de nombreux pays dressent les contours d’un potentiel déconfinement, l’OMS en appelle à la prudence comme le relaye l’Opinion. En l’absence de vaccin, qui ne pourra pas être disponible avant 2021, selon les estimations du premier ministre, il est important de se tenir à des mesures strictes. Parmi elles, le respect des distanciations sociales, le port de masques, les tests sérologiques et le confinement des personnes testées positives à l’infection.

Sans cela, le monde pourrait connaître une « résurgence mortelle », alarme le directeur de l’Organisation mondiale de la santé. « Le reflux de la pandémie pourrait être aussi mortel que sa propagation s’il n’est pas géré convenablement », alerte le Dr Tedros. Si un allègement des mesures de confinement est nécessaire pour la reprise économique, il est important que l’assouplissement des restrictions se fasse progressivement.

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