Le Coronavirus est officiellement confirmé comme pandémie : voici les conséquences

Selon le Figaro, l’angoisse qui avait été générée en 2009 à cause de la grippe H1N1 avait valu à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) plusieurs critiques. Cette fois-ci, avec le coronavirus, l’institut de santé publique affiliée à l’ONU a tempéré avant de le catégoriser comme pandémie. Nos confrères de France24 et du Monde rapportent les propos de son directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus lors d’une conférence de presse qui considère le Covid-19 comme “une pandémie avec des niveaux alarmants de propagation et d'inaction".

L’OMS a évité pendant longtemps l’affolement des populations mondiales en refusant de considérer le nouveau virus du Covid-19 comme une pandémie. Malgré les caractéristiques pandémiques de cette infection qui se propage à toute vitesse, l’annonce n’est tombée que lors d’une conférence de presse tenue à Genève le mercredi 11 Mars. Tedros Adhanom Ghebreyesus déplore la situation causée par le coronavirus faisant état de sa gravité et de sa vitesse de transmission.

Epidémie/Pandémie : une catégorisation à définir 

Malgré la multitude des définitions non consensuelles du mot, selon l’OMS, requalifier en “pandémie”, une maladie autrefois jugée comme une épidémie signifie que toutes les régions du monde sont désormais touchées.

Cette définition pose problème à cause des divergences entre les organisations de la santé, mais également parce qu’une épidémie ne peut être qualifiée de pandémie malgré sa propagation sur différentes zones du monde.

Jusqu’à la semaine en cours, Dr Tedros Adhanom avait estimé qu’il était encore tôt pour se lancer dans une telle catégorisation pour le coronavirus. Nos confrères du Huffington Post expliquent ce retard par les mesures prises par le premier pays touché, la Chine, à l’apparition du virus. Celles-ci semblaient porteuses d’espoir et capables de contenir la propagation de la maladie.

Lors de la conférence de presse, le directeur général de l’OMS insiste sur le caractère semblable et inchangé du virus afin d’éviter l’affolement : « Le mot fait peur mais une pandémie n’est qu’une épidémie qui se diffuse sur tous les continents. Elle n’est pas plus virulente ou plus grave parce qu’on l’appelle “pandémie” ».

Un bilan alarmant à l’origine de cette appellation

Le directeur de l’OMS explique les motivations poussant l’organisation à parler de pandémie : plus de 118.000 cas dont 4200 décès dans plus de 110 pays. “Nous nous attendons à voir le nombre de cas de morts et de pays infectés augmenter ”, a ajouté le spécialiste.

Un tel bilan devrait être selon lui, un cri d’alarme pour tous ces pays afin d’agir et de lutter contre cette maladie la contenir. Il déclare : “Nous devons être plus agressifs”, et ajoute que l’appellation “ne modifie en rien les actions de l’OMS, pas plus qu’elle ne change ce que les pays devraient faire”.

Une pandémie maîtrisable 

Le Monde souligne les propos du directeur général au sujet du danger du coronavirus, qualifié de “crise”, pointant du doigt l’Iran et l’Italie, en difficulté. Michael Ryan, directeur exécutif des programmes pour les urgences de l’OMS déclarent que les deux pays sont en première ligne, surtout l’Iran qui est en pleine “pénurie d’appareils d’assistance respiratoire, d’oxygène.”.

Néanmoins, Tedros Adhanom Ghebreyesus insiste sur le fait que plusieurs pays ont démontré une efficacité quant à la prévention du coronavirus, et qu’il suffit de prendre des mesures radicales : « plusieurs pays ont montré que le virus peut être supprimé et contrôlé » indique-t-il.

Quelles stratégies face à la pandémie ?

La lutte contre la propagation du virus est déjà l’affaire des autorités publiques, des médias, et des professionnels de la santé, qui n’hésitent pas à faire de la prévention. Appeler les pays à devenir “plus agressifs” face au virus suppose que différentes actions risquent d’être engagées sans que des mesures concrètement nouvelles n’aient vu le jour,  si ce n’est la mise en quarantaine de certaines régions.

Par ailleurs, Le Figaro évoque la possibilité de nouveaux accords mondiaux pour faire face aux dégâts sociaux et économiques causés par la pandémie.

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